Ça fait déjà un bout que je pense que le m-commerce (commerce mobile) est la prochaine étape du développement du web. Qui dit « next big thing » dit « c’est le temps de placer ses pions pour faire un max de blé ».
Maintenant, il semble de plus en plus probable que Google entre dans la partie. Et si Google entre dans la partie, c’est sûrement une question de gros sous. Son modèle? Offrir les branchements cellulaires gratos, financé par la pub. Du vrai Google comme on le connaît.
Attention, il ne s’agit pas du modèle d’abonnement gratuit financé par la pub comme nous avons connu en 2000. Non, Google fait les choses mieux que ça en intégrant son expertise de recherche et de ciblage pour donner les bonnes pubs aux bonnes personnes. Autrement dit, pas question d’envoyer des pubs aléatoires ennuyantes, mais bien de nous envoyer de l’information pertinente qui nous intéressera.
Des branchments gratuits avec Google derrière le projet. De quoi faire peur à n’importe quel opérateur qui nous facture des frais abominables. Tant mieux pour nous.
Je pense que c’est le bon temps pour développer des trucs pour le m-commerce. Pourquoi? Parce que tout est à faire et que c’est indiqué gros dans le ciel que dans 3-4-5 ans, le téléphone sera une porte d’accès au web aussi commune que notre ordinateur. Mobilité et proximité. Deux mots qui s’accordent bien avec occasions d’affaires.
Vous avez des idées, même qui semblent stupides? Pourquoi ne pas les réaliser? Qui sait ce qui peut arriver. Les meilleurs projets partent d’idées toutes simples. De toute façon, il m’apparaît plus sensé de lancer des idées stupides avant la vague plutôt qu’une fois que le train passé.
Alors oublions les réseaux sociaux et autres trucs web 2.0 à la mode. Le bateau est parti depuis longtemps et seuls ceux désirant vraiment perdre de l’argent et du temps se lancent encore dans de tels projets.
Tiens, et si je faisais un réseau social pour wanna-be-web-2.0-entrepreneur? Non. Je vais plutôt faire un service mobile qui nous indiquera par SMS lorsque nous serons à proximité de quelqu’un qui a une idée web 2.0 pour pouvoir en rire. Génial, non?
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Le cellulaire en Amérique du nord est TRÈS en retard. Il existe déjà plusieurs plateformes sociales dont Dodgeball qui a été acheté par Google mais qui a mystérieusement / étrangement été laissé pour mort.
Moi je dirais plutòt d’aller voir ce qui est déjà disponible (et ce qui “pogne”) au Japon et vous allez déjà avoir de très bonnes idées de ce qui sera populaire dans 3-5 ans…
De mon constat personnel (j’ai habité la bas un an) plusieurs foyers n’ont même pas d’ordinateur, et pourquoi en avoir un quand le cellulaire fait tout ce que tu veux et même plus?
ouais, même par rapport à l’Europe nous sommes en retard.
Je ne savais pas pour les ordinateurs… C’est tout dire!
Ça fait longtemps que j’entends parler du marché mobile, mais honnêtement je n’ai jamais vu et je ne connais pas de modèle d’affaire intéressant qui puisse être lucratif sur cette plateforme. Si j’ai toutes les misères du monde à surfer le Web sur mon BlackBerry, je n’imagine même pas devoir me taper de la publicité. Ça doit être encore pire sur un téléphone sans fil. Outre les sonneries et les jeux, j’ai bien hâte de voir ce qui sera imaginé pour faire de l’argent. D’ici je suis très septique, ça fait déjà 3 ans que j’entends parler que le marché mobile est the next big thing, mais toujours rien de concret.
François, Au Japon, ton cellulaire peut être ton billet de train ou de concert. Le contrôleur va scanner ton cellulaire comme il scannerait un billet. Il peut même payer des trucs dans les machines distributrices si tu n’as pas d’argent (en Europe aussi je ne me trompe). Tout cela est fait avec une micro-charge refilé à l’utilisateur et au commerçant. Il y a BEAUCOUP d’argent à faire mais souvent indirectement. Les gens peuvent aussi scanner des barcodes avec leur cellulaire pour downloader des videos, des URL, etc. (voir: nytimes.com/2007/04/01/bu...artner=rssnyt&emc=rss)
Bref, on est à l’âge de pierre et on paie cher pour cela!
Ma réaction au m-commerce, à froid :
J’ai l’impression que les amateurs d’affaires sur Internet essaient tous de trouver quelle sera la “next big thing” sur le Web et d’être le premier à se lancer dans la patente en question, empochant ainsi un gros magot. Le “m-commerce” est supposé être, depuis presque 10 ans, la prochaine grosse affaire mais encore aujourd’hui, au Québec, un téléphone sert principalement à téléphoner et à envoyer des SMS. Très peu d’entreprises vivent d’un modèle d’affaires centré sur le cellulaire (à part les compagnies de cellulaires).
Même chose pour le Web 2.0 (blogues, wiki, wiki-blogues collaboratifs diffusés en RSS et autres trucs à la mode). Parmi tout l’argent que les entreprise font globalement grâce au Web, quel pourcentage provient de trucs Web 2.0? Sûrement pas beaucoup.
S’amuser à prévoir où s’en va l’Internet peut être divertissant mais généralement, tout le monde est dans le champ. Qui avait prévu que YouTube serait LA grosse affaire de 2006? Et Facebook pour 2007? Et encore là , comment les entreprises en général peuvent-elles vraiment profiter de ces outils? Pourquoi ne pas plutôt aller vers des valeurs sûres?
Voici la façon, selon moi, de faire beaucoup d’argent sur Internet :
Lâcher le Web 2.0 et conseiller des entreprises traditionnelles dans leurs stratégies Web. Site plus ergonomique centré sur des objectifs que l’on mesure, marketing email, référencement organique et payant. Des trucs ben plates, mais des trucs qui ont fait leurs preuves et qui sont hyper payants comparativement au marketing traditionnel.
Les sites Web des entreprises sont tellement poches et tellement peu mesurés qu’un conseiller capable de les aider par des moyens simples et rationnels très Web 1.0 peut faire un paquet de fric.
Essayez ça, pour voir…
Sinon, bonne journée!
Mathieu
Pour ça, je suis entièrement d’accord. C’est d’ailleurs dans ce créneau que la plupart du monde vive et non dans les projets spéculatifs. Mais c’est moins glamour et oublions notre photo sur Techcrunch!
En appuis avec ce qu’apporte Denis Canuel, je crois que le mobile prendra un essort important avec la venue, et surtout l’accessibilité, d’un produit comme le GPhone appuyé par une plateforme transactionnelle comme le Google’s SMS payment.
http://blogoscoped.com/archive/2007-09-04-n78.html
Ce qui fait que ce genre de techno tarde à arriver ici, c’est sans aucun doute parce que nous sommes plus frileux sur la consommation en ligne qui représente un pré-requis pour le m-commerce.
Mathieu, avec cette attitude, Facebook, Youtube, voir même Google ne serait jamais venus au monde.
C’est pas pour tous, mais faut surtout pas condamner ceux qui osent: plusieurs se plantent, mais on en retire beaucoup avec le temps.
Le mobile se développe ici en Amérique, lentement mais surement. Et Dieu merci.
Tout cela ne veut pas dire que le commerce et les façons de faire traditionnelles vont disparaître. Mais il y a certains précurseurs qui vont empocher, éventuellement.
C’est comme dire que la télé va disparaître en raison de l’explosion du Web. C’est totalement faux. Mais elle va changer, évoluer. S’Adapter aux changements créés par une vague de business developers.
L’arrivée de l’extension de nom de domaine .mobi (http://mtld.mobi) et la progression de l’Internet mobile annonce bien que c’est bientôt l’heure du commerce mobile. Par contre ce n’est pas “the next big thing” mais simplement un changement de support pour consulter l’Internet. Nous avons tous un portable et c’est tout naturellement que les gens veulent pouvoir vérifier leurs emails et accéder à l’Internet dessus. It is all about convenience!