Comment évaluer la performance d’un site web?
La question peut sembler triviale, mais y répondre ne l’est pas. Pourquoi? Parce que dans un contexte d’entreprise, bon nombre ne savent pas quoi mesurer. Et ça, c’est quand ils veulent mesurer quelque chose.
Tout d’abord, faut-il mesurer la performance d’un site web? Bien évidement pour certains, d’autres n’en sont pas si sûrs. Après tout, Internet est un outil magique et la simple présence d’un site web est suffisante pour amener gloire et richesse. N’est-ce pas?
Prenons l’exemple d’une boutique d’articles pour bébé. Ça ne prend pas un doctorat en marketing pour s’apercevoir que l’étalage de la nouvelle collection générera plus de ventes s’il est à la vue des clients dès qu’ils entrent.
Par contre, sur un site web, les visiteurs vont et viennent sans remplir l’objectif du site web. Cette même boutique d’articles pour bébé vend peu d’articles de la nouvelle collection sur le web. Pourquoi? Parce qu’il faut naviguer ou faire une recherche pour les trouver.
Est-ce performant? Non.
Est-ce important? Oui.
Comment le savoir sans évaluer la performance? Attendre que quelqu’un nous informe.
On peut également être proactif et décider d’évaluer la performance. Ce n’est pas dangereux.
Il faut donc définir les objectifs que le site doit remplir. Ensuite, donner une mesure de performance et un délai.
Par exemple, l’objectif de mon site doit vendre des pièces de vélo. Je le considère performant si 10% des visiteurs achètent dans les 3 mois. Ou bien si les ventes hebdomadaires sont de 1000$.
Un autre exemple, l’objectif de mon site est de réduire le nombre d’appels au soutien technique. Je le considère performant s’il y a deux fois plus de demandes de soutien par Internet que par téléphone.
Ou encore, l’objectif de mon site est de vendre mes services. Je le considère performant si 20% des nouveaux visiteurs mensuels me contactent.
Une fois que l’on sait ce qu’on veut mesurer, il ne reste qu’à récolter des données, les analyser (avec iMinR par exemple!) puis décider des ajustements en conséquence. Simple non?
C’est exactement la même chose que de déplacer un étalage dans une boutique ou de mettre la bière à côté des couches chez Walmart le samedi (les messieurs se faisant ordonner par mesdames d’acheter des couches achetait également la bière qui était tout près de l’étalage).
Autrement dit, si les espaces commerciaux sont optimisés au millimètre près pour maximiser le profit, pourquoi ne le ferait-on pas pour les sites web?
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Pour un site e-commerce ou pour un site service au client la mesure peut être “aisement” quantifiable, mais pour un site vitrine où l’objectif premier est de gagner de la notoriété, ou pour un site informatif où là il s’agit de faire passer des idées ? Bref si souvent il est facile de quantifier, il est rarement aisé de qualifier.
Si on y réfléchit, on peut sûrement trouver des mesures. Le temps passé en ligne? Le nombre de commentaires soumis? Est-ce qu’ils référent la page à leurs amis?
Tout le problème de l’évaluation traditionnelle quoi. Le tout est de définir des critères objectifs et surtout mesurables …
Ça semble si simple… Mais ce n’est pas la norme, ça c’est certain. Les gestionnaires, surtout les plus âgés, voient internet comme un dépliant de public-sac. Comment leur faire voir que ça mérite une attention particuluoère?
En leur montrant des résultats en contrats obtenues, en nouveaux clients acquis ou encore en couverture médiatique gratuite ?
L’article est intéressant et repositionne des constats… qui peuvent faire sourire
et d’oublier un temps les outils informatiques
qui ne seront d’une aide qu’une fois qu’on aura lister ses KPI.
Dès lors que l’on est dans un contexte hors commerce en ligne, certaines entreprises ont beaucoup de mal à répondre à la question de base : Quel est l’objectif de mon site Web ?
On note aussi que certaines veulent mesurer la performance de leurs sites Web, mais sont incapables de savoir QUOI mesurer… souvent elles veulent mesurer car leurs concurrents mesurent… Pour évaluer QUOI mesurer il suffit de prendre le temps de se reposer les bonnes questions (comme l’indique l’auteur) en s’asseyant autour d’une table avec pour seuls outils un stylo et un bloc note