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Comment mange-t-on un éléphant?

Combien de gens sont effrayés par toutes sortes de projets? Ça peut être professionnel, une entreprise, un projet personnel comme construire une maison, etc. Vous savez, ils aimeraient réaliser quelque chose, mais à l’instant même où ils ont l’idée, ils voient les centaines d’embûches qui vont survenir. C’est le découragement puis le retour à la réalité. Le rêve n’aura duré que quelques secondes. Quelques minutes dans les meilleurs cas. 

Peut-être est-ce parce que je suis un optimiste. Peut-être est-ce parce que j’ai appris à atteindre des objectifs à l’époque que j’étais un jeune footballeur. Ou je ne suis qu’un rêveur insouciant? Peu importe, j’aime voir grand et réaliser des choses ne me fait pas peur. La différence avec les autres? Je sais comment manger un éléphant!

Mais où il s’en va avec son éléphant lui? C’est une de mes phrases clés pour diminuer les problèmes, les miens comme ceux des autres, à un niveau ridicule. Mon pote a peur de se planter? Je vois trop grand avec ma nouvelle idée? Un autre aimerait faire tel truc, mais s’en croit incapable? Défi trop gros? Plein de problèmes en vue? Alors il ne suffit que de demander « comment mange-t-on un éléphant? ». Par petites bouchés voyons!

Voilà, du coup, il n’y a plus de problème et tout est devenu possible. On a quelque chose de très gros, l’éléphant, et un objectif, le manger. Comment y arrive-t-on? En le mangeant par petites bouchées! C’est tellement simple…

N’essayez pas de manger un quartier d’éléphant d’un coup. Ça ne passera pas. Par contre, une fourchette à la fois, c’est fou comment ça avance et comment on apprécie ce délicieux éléphant.

Pour les projets et les rêves, c’est la même chose. Bien qu’on doive garder en tête que l’objectif est une montagne à gravir, il faut commencer par emprunter le sentier avant de penser au glacier qui est au haut du sommet.

Une autre phrase qui illustre bien ceci est « on traversera la rivière quand on y sera rendu ». À quoi bon se tracasser avec un tas d’affaires qui pourraient arriver dans le futur alors que nous devrions régler les problèmes présents? Puis, une fois qu’on décide de se rendre à la rivière avant de s’en faire, on s’aperçoit que c’est plus simple qu’on pense. La rivière n’est peut-être pas si grosse qu’on le pensait.

Bref, que ce soit un éléphant, une montagne ou une rivière, il faut garder l’objectif en tête, mais de faire une stratégie et la découper en petites tâches simples. En réalisant ses petites tâches, on accumule les petits succès. On se sent bons et motivés à continuer. Il n’y  pas déjà quelqu’un qui a dit que le bonheur est dans les petites choses?

**
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Categorie: Articles - Réflexions 13 comments »



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13 commentaires to “Comment mange-t-on un éléphant?”

  1. Émile says:
    22 May 2007 at 9:43 am

    Tu te fais philosophe ce matin. C’pas désagréable.

  2. Steph says:
    22 May 2007 at 9:47 am

    Un p’tit « pep talk » pour bien commencer la semaine, ça fait du bien! :D

  3. Michael says:
    22 May 2007 at 9:55 am

    J’aime bien la métaphore, mais j’espère que tu as un gros frigo parce qu’après quelques jours, l’éléphant aura un petit goût désagréable… ;)

    Pour ma part, je travaille au quotidien avec 3 sortes d’objectifs:
    • Long terme : ceux-là sont affichés sur le mur de mon bureau, pour que je n’oublie jamais que tout ce que je fais au quotidien doit tendre vers ça. Parfois, quand je doute, je les relis et me demande “est-ce que ce projet/client/opportunité s’inscrit dans l’atteinte de ces objectifs à long terme?” En général, ça m’aide à garder le cap mais à ne pas m’encombrer au quotidien d’embûches trop complexes et nombreuses pour avancer.

    • Court terme : ceux-là sont généralement TRÈS concrets et souvent reliés aux finances. Ça ne sert à rien de penser à long terme quand on a pas le cash flow pour durer 3 mois. Les objectifs stratégiques et les grandes idées pour changer le monde sont réalisés, comme tu le dis, une petite bouchée à la fois. Faut avoir les moyens de se payer ces petites bouchées une à une…

    • Livrables : quand on fait de la consultation, on n’a pas le choix. Les objectifs reliés aux services qu’on rend au client sont omniprésents. Il faut cependant éviter le piège de les faire passer avant les objectifs à long terme. Il faut savoir faire la différence entre “urgent” et “important”.

  4. Olivier says:
    22 May 2007 at 11:26 am

    Merci steph.
    Penser à ajouter à ma liste de clichés, en dessous de “au Quebec il fait si froid que les gens vivent sous terre” et “les canadiens sont tous des bûcherons”:
    “Les québécois mangent des éléphants”.

    PS : La baleine est plus grosse, et est comestible.

    Oliv

  5. footrix47 says:
    22 May 2007 at 12:21 pm

    C’est marrant, j’étais exactement sur ce thème aujourd’hui. Faut savoir que j’ai commencé le livre “L’art de se lancer” de Mister Kawasaki et lui non plus n’y va pas par quatre chemin : Action ! pour les détails on verra plus tard.

    Alors aujourd’hui, Action !, il faut que j’écrive tout le brief de mon site internet pour le designer et le développeur… sinon par quoi on commence ? par la queue ou par la trompe ?

  6. lollu says:
    22 May 2007 at 5:00 pm

    Et c’est comme ca que le Fordisme est apparu il me semble non ? Decouper des grosses taches en plusieurs petites facilement realisables.

    :)

  7. Steph says:
    22 May 2007 at 10:37 pm

    « Les québécois mangent des éléphants »… héhéhé

    Une bonne poutine à l’éléphant, tu essaieras quand tu viendras au Québec!

  8. Olivier says:
    23 May 2007 at 4:51 am

    J’en ai tellement entendu parler de la poutine.
    C’est hot.
    j’ai hâte.

  9. Yareking says:
    23 May 2007 at 9:19 am

    Avec une fouchette ….
    Sinon ; Il faut faire des efforts sinon tu le mangera jamais ton éléphant!

  10. Arnaud says:
    23 May 2007 at 10:03 am

    il est tout à fait possible de manger un éléphant mais il ne faut pas avoir les yeux plus gros que le ventre

  11. Nicolas_Sosnowiez says:
    23 May 2007 at 11:04 am

    Le découpage est le meilleur moyen de manger un éléphant, dans la société où je travaille quand des projets s’avèrent trop couteux en temps et en homme (donc en argent) nous optons donc pour le découpage. On redécoupe le projet pour le replanifier, il n’y a pas de projet trop grands, c’est surtout une question de la gestion du projet et d’avoir la force d’admettre quand on ne peut pas faire une chose en une seule fois et c’est là en générale où les gens se plantent. La force de l’aboutissement d’un projet c’est de savoir grandir et non de voir trop grand :)

  12. Elephant Gris says:
    9 Apr 2008 at 11:50 am

    excellente philosophie…
    la seule chose qui me gène c’est que l’exemple soit pris avec un éléphant, une baleine aurait aussi fait l’affaire… !

  13. arrangeurs says:
    10 Jul 2008 at 6:49 am

    Très intéresssant votre billet ;) ! Je le dis au passage, j’adorel e design de votr blog ;) bonne continuation !


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