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Des intégrateurs Google Apps et autres SaaS pour PME?

Classé dans bonnes idées. Écrit le Monday, 8 March 2010 par Steph
Mar 08

En discutant avec mon père sur un de ses mandats, il me demande si je connais des entreprises qui conseillent et implémentent des solutions SaaS (Software as a Service) pour entreprises. Nofolo conseille ses clients, mais ce n’est pas notre core business disons. Je connais quelques pseudo stratèges Web qui travaillent à leur compte dans leur sous-sol, mais aucune entreprise digne de ce nom établie dans ce créneau.

L’opportunité

Combien y a-t-il de PME avec des systèmes informatiques vieillissants, qui utilisent une série de logiciels désuets (Excel 97, Word 2003, Outlook, etc) et qui sont désorganisés? Beaucoup. Vraiment beaucoup. Ils ont des besoins en gestion de projets, en communication, en collaboration, ERP, CRM et même comptables. Entre autres.

SaaS pour simplifier les choses

Pour des gens comme nous, c’est un no-brainer : Presque tout se trouve sur le Web, pas besoin d’acheter 73 logiciels. On utilise Google Apps, Basecamp, Drop.io, etc. On sauve sur les coûts, la maintenance, le support et le meilleur, c’est qu’on a accès à nos trucs de n’importe quel bidule branché sur le Web. De partout sur la planète.

Le besoin

Le problème, c’est qu’il n’y a pas, ou peu, de firmes crédibles pouvant conseiller les PME dans ce domaine, implémenter les solutions et former les utilisateurs. Du moins, aucune ne me vient à l’esprit. Plein de gens se diront spécialistes de tout et de rien, mais je n’ai pas vu de firme où leur positionnement est « Nous sommes intégrateurs d’outils Web pour les PME ».

En connaissez-vous? Qui se spécialise dans ce créneau au Québec?

**
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14 Commentaires

  1. Martin le 8 March 2010

    C’est ce qu’Ovologic dit qu’il fait.

  2. Steph le 8 March 2010

    Ben oui gadon! Je connais bien Nicolas et je ne savais même pas qu’il faisait ça. Je le croyais plus architecte en impartition.

  3. Claude LaFrenière le 8 March 2010

    Contactez M. Nicolas Roberge d’Ovologic

    Site Web: http://www.ovologic.com/
    Twitter:@NicolasRoberge

    :-)

  4. Nicolas Roberge le 8 March 2010

    C’est effectivement ça le créneau d’Ovologic. J’ai fait essentiellement une carrière de mandats d’architecte-intégrateur. Toutefois, je concède que mon entreprise n’a pas l’envergure que tu souhaiterais. Je travaille avec un client à la fois avec les moyens que j’ai. J’y crois beaucoup et j’y travaille.

    J’ai décidé il y a quelques fois de favoriser l’offre de SaaS dans mes solutions intégrées, car je crois énormément à ce modèle d’affaires. Les clients hors TI ne doivent plus assumer les risques reliés à l’hébergement et la maintenance d’applications informatiques. Ce n’est pas leur “core business”.

    Aussi, ces applications sont disponibles “right now” dès notre abonnement et ont souvent des API très poussées et très bien documentées. Ceci permet de réduire les risques au maximum dans le développement des passerelles d’échange d’information ou de workflow.

  5. Steph le 8 March 2010

    @Nicolas Maintenant que je le sais, je n’hésiterai pas è te référer! ;)

  6. RPoulin le 8 March 2010

    Je travaille auprès des PME depuis près de 15 ans; j’y rajeuni, construit, ou intègre des logiciels de comptabilité, planning et logistique. Je ne connais pas non plus de firmes crédibles, avec du personnel, capables de prendre en main et d’équiper ou réorienter les PME avec des SaaS et surtout de le faire avec des systèmes québécois, dans une langue comprise par les PME et adapté pour les besoins d’ici. Et surtout, n’allez pas proposer un package ou CLOUD dont l’origine se trouve quelque part aux USA ou en Inde, ça n’intéresse personne (du moins pour le moment).

    D’autre part, les PME québécoises forment elles un marché potentiel intéressant pour les SaaS? Pour la plupart j’en doute. Pour ma part je n’en connais aucune. Chacune aime bien encore brasser ses petites ou moyennes affaires informatiques en vase clos. La simple proposition de répartir les données comptables (ou autres données névralgiques) sur un support externe qui n’est pas spécifiquement le leur est mal accepté. C’est en grande partie compréhensible, la plupart du temps il se trouve une personne capable de diriger l’informatique au sein de ces entreprises et la préférence est pour l’expertise interne avec l’appui si nécessaire d’un consultant externe. Un pattern qui va peut-être changer mais pas dans l’immédiat - en fait aucun logiciel SaaS de gestion n’est aussi capable qu’un bon logiciel desktop.

  7. Etienne Denis le 8 March 2010

    @ RPoulin Vous dites “La simple proposition de répartir les données comptables (ou autres données névralgiques) sur un support externe qui n’est pas spécifiquement le leur est mal accepté.” Le problème que nous rencontrons chez 90 degrés est plus l’intégration des données: comment s’assurer que les systèmes s’échangent l’information sur la comptabilité, les ventes, les relations, les documents externes des projets, les documents internes des projets, les feuilles de temps, les todos, etc.

    Quelqu’un a une solution?

  8. rpoulin le 8 March 2010

    Bonjour, pour bien me faire comprendre je veux juste préciser: à savoir que la seule proposition faite à une PME de sortir ses données névralgiques de l’interne pour les placer sur un support externe CLOUD quelconque n’est pas très vendable. Maintenant, pour ce qui est de l’intégration complète des activités d’une PME, le problème n’est pas nouveau et ne sera pas résolu par les SaaS qui n’apportent rien de nouveau dans ce domaine. Je connais plusieurs hopitaux privés américains qui ont réussi à intégrer toutes leur activités informatiques avec un bon SGBD et des applications desktops portables capables de communiquer entre elles (xml, rest, providers etc.). La solution est donc partout possible (sans SaaS ou avec), suffit d’avoir une bonne planification et d’y mettre le temps voulu pour l’intégration. Y a pas de solutions vites faites ou tout en main acceptable. Et contrairement à Steph j’entrevois encore un bel avenir pour les applications desktops si elles sont portables et communicantes, et c’est vrai tout particulièrement pour les PME.

  9. Etienne Denis le 8 March 2010

    @rpoulin 100% d’accord. Placer ses données dans le cloud et les rendre potables et communicantes sont deux problématiques différentes. Ce que je voulais dire: il y a des chefs d’entreprise comme moi pour qui un saut dans le coud ne fait pas peur, mais qui veut le faire en permettant aux systèmes de se parler.

  10. Nicolas Roberge le 8 March 2010

    L’hésitation des chefs d’entreprise à confier à un tiers l’opération de ses TI a beaucoup de ressemblance avec la méfiance de nos grands-parents versus le système bancaire. On a peut-être peur de confier nos transactions comptables à un tiers, mais en 2010 on ne semble pas avoir de soucis de confier notre équité aux institutions financières.

    Il reste du chemin à parcourir. Les fournisseurs de solutions doivent absolument augmenter leur notoriété. Ils doivent aussi adhérer à différents mécanismes de cote de confiance qui existe (fiducies, côtes de fiabilité, audits de sécurité, etc.). On est au début, mais le modèle de distribution à distance a énormément de sens pour les entreprises qui ne sont pas en TI.

  11. rpoulin le 8 March 2010

    On a confié nos avoirs à une institution bancaire (ou un tiers quelconque) bien avant l’arrivée du ‘CLOUD’ ou du WEB - c’était la pratique avant le terme. Comme plusieurs, je pense qu’en dehors de considérations purement marketing, cette entité CLOUD est un non événement. Il y a environ 10 ans, plusieurs entrevoyaient la fin des applications desktops à cause de l’arrivée du modèle JAVA. Quelle est la part du marché JAVA aujourd’hui? (en tout cas à peu près nulle dans les PME), et des applications desktop ou web lentes autrement.

    Il faut aussi réaliser qu’encore aujourd’hui, la bande passante est cher et limitée. Le modèle SaaS est impraticable ou trop coûteux pour p-e le 3/4 de la planète et ça le restera longtemps. Localement, dans une PME, on ne voit que peu d’avantages aux modèles SaaS. Personnellement je n’en trouve aucun. Il y a cependant un attrait pour la clientèle et pour les employés en dehors du bureau. Pour la clientèle il y a le WEB. POur les employés hors bureau, les petites applications d’appoint SaaS peuvent être intéressantes, tout comme l’est le logiciel portable communiquant sur internet (qui est aussi un modèle de distribution à distance).

    Ce que je vois permettant aux application distribuées de se parler est le serveur tiers (web / data brooker) par où transigent toutes les requêtes, et entreposé localement ou à distance. Cela peut permettre à la fois aux applications SaaS et desktop portables de communiquer ensemble.

  12. Albert le 8 March 2010

    @steph Tu as un papa toi?

    Je pense que qu’il n’y a pas que les PME qui devrait faire cela mais les petites municipalité aussi qui sont à l’âge de pierre du point de vu informatique. C’est pénible de voir l’argent des contribuable qui sont englouti dans des systemes informatique désuets.

  13. Richard Gauthier le 11 March 2010

    Oui, recourir au SaaS dans les TTE et les PME, voire chez les solos, est un no-brainer chez plusieurs. Pourtant, pour l’avoir constaté à de nombreuses reprises avec des organisations de diverses tailles et provenances, le principal écueil est moins la confiance que la perte de contrôle avec le sentiment déstabilisant que cela provoque.

    Quand on sait que les entrepreneurs (et les directeurs de TI) sont des control freaks… :->>

    Sérieux, le principal enjeu est des plus étonnants : mettre en place une constellation de services web pour répondre aux fonctions de communications de l’entreprise ou d’un projet (contenus, CRM, gestion de projets, partage de photos, vidéos, notes, etc.) sans oublier les services de gestion (mesure, connecteurs à la Twitterfeed, par ex.) entraîne des effets méconnus et sous-évalués par les trippeux de web 2.0 et du tout-web.

    Même s’ils sont séduits par les avantages des SaaS et acceptent de les utiliser, les gens doivent apprendre des règles de fonctionnement dans chaque cas (la courbe d’apprentissage n’est pas évidente à négocier), suivre les évolutions de chaque service, tenir un registre avec 75 zillions de mots de passe.

    Comprendre le service, bien l’adapter au besoin, l’utiliser seul ou avec d’autres services, en assurer la pérennité, dans certains cas, mesurer leur pertinence, c’est une job à temps plein.

    Et les entreprises en général ne sont pas prêtes à reconnaître la valeur des compétences et des qualifications requises pour mener à bien la mise en place et l’utilisation des SaaS. Euh, non, soyons plus précis : elles reconnaissent pleinement cette valeur une fois qu’on leur explique/vulgarise, mais elles préfèrent le status quo qui coûte moins cher… à court terme.

  14. Olivier - Mon Intranet le 18 March 2010

    Il faut laisser le temps au temps… je pense que dans quelques années, il n’y aura plus de débat et le SaaS aura été très largement adopté car il sera devenu bien plus fiable et gérable que les solutions “in house”.



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