• Accueil
  • À propos
  • Contact
  • Le martini spécial Steph
  • DashThis

Business, Web et autres trucs rigolos

Le blogue à Steph



Steph de kossé?

Salut! Moi c'est Steph, un gars professionnellement libre. Plongé dans les interwebs depuis 1991, j'aime bien mettre une dose de business dans mon bol de projets Web. » En savoir plus.

Mon entreprise



Suivre Steph






View Stéphane Guérin's profile on LinkedIn


Archives

  • February 2012
  • January 2012
  • December 2011
  • November 2011
  • October 2011
  • September 2011
  • August 2011
  • July 2011
  • June 2011
  • May 2011
  • April 2011
  • March 2011

Le vieux stock

  • 2012
  • 2011
  • 2010
  • 2009
  • 2008
  • 2007
  • 2006

Rechercher

151,488 spam comments
blocked by
Akismet


Hébergement et serveurs dédiés

Dur dur la vie chez Facebook

Avec plus de 500 M$ en financement, on pourrait croire que la vie est belle chez Facebook, non? A tout le moins, la vie ne doit pas être trop difficile. Et bien non. Il semblerait que ce n’est pas cheapo de nourrir un monstre comme Facebook. Monstre oui, avec ses 161 M de visiteurs uniques et ses 61 MM de pages vues par mois.

2-3 serveurs, 2-3 employés et on y est?

Non, pas vraiment. En fait, Facebook est un gouffre à pognon sans fin. Parmi les coûts d’opérations relevés par Techcrunch, notons ceux-ci (par mois):

- Électricité : 1 M$
- Bande passante : 500 000$
- Loyer et centres de données 1.25 M$
- Masse salariale des 700+ employés : 10 M$

Total par mois : 12.75 M$ (150 M$ par année)

Plus! Plus ces dépenses ponctuelles assez banales :

- 50 000 serveurs à acheter : 100 M$
- Dépenses sur le capital : 100 M$

On a donc au beau minimum 350 M$ par année, seulement pour faire fonctionner la shop. Des bagatelles quoi. On voit rapidement que 500 M$ de financement parait bien maigre par rapport aux coûts.

Et les revenus là dedans?

eMarketer a estimé les revenus à 265 M$. Pas mal oui, mais on est à plusieurs millions de la rentabilité. Le problème, c’est que les revenus ne croissent pas aussi (ou plus!) vite que les coûts. En effet, avec l’internationalisation de Facebook (Europe, Afrique, Asie), les coûts ont grimpé en flèche alors que les revenus pour ces marchés sont nuls.

Si bien que maintenant, seulement 1 visiteur sur 4 provient des USA. La bande passante étrangère est plus dispendieuse que celle locale. Donc ces visiteurs coûtent plus cher et rapportent que dalle. Ça ne prend pas un MBA pour voir une couille dans la soupe ici. En comparaison, MySpace a un marché majoritairement américains et ses revenus tourneront autour de 1 MM$ en 2008.

Alors quoi pour le futur?

Résumons : Une grosse partie du 500 M$ en financement est déjà parti en fumée ou sur le point de l’être. Les coûts sont astronomiques et les revenus ne suivent pas le rythme. Je ne suis pas devin, mais ça sent la soupe chaude. Peut être que le type des finances de Facebook aussi. En effet, il voyagerait à Dubaï pour rencontrer quelques riches types bourrés de pétro-dollars.

Mon avis?

Le problème est le même depuis le début : Aucun modèle d’affaires sensé! Des dépenses douteuses (700+ employés? 50 000 serveurs?) et des revenus médiocres. En comparaison, Markus Frind, le type derrière Plenty Of Fish, gère des millions de pages vues, génère des millions en revenus et emploie… quatre personnes!

Bref, je ne dis pas que Facebook va fermer prochainement, mais son évaluation à 15 MM$ ne tiendra pas la route et devra revoir sa structure. Puis une discussion avec Markus Frind ne leur ferait pas de tort…

**
T'aimes ce billet? Dis-le à tes potes!
Tweet

Recevoir les mises à jour:
Par RSS  Par Twitter Suivre @StephaneGuerin
ou par email

Categorie: Articles - Réflexions, Web 2.0 7 comments »



Articles sur le même sujet:

  • No related posts

7 commentaires to “Dur dur la vie chez Facebook”

  1. Yarek says:
    4 Nov 2008 at 11:09 am

    Wow jamais jaurais imaginer que fb était aussi dans le “caca” que cela. avoir le plus gros site web pêtre mais sans revenu adéqua sa ira pas loing..

  2. Marc Poulin says:
    5 Nov 2008 at 8:42 am

    En affaires, si les revenus ne dépassent pas les coûts, tu meurts. Ça peut prendre un certain temps mais c’est inévitable. La bulle techno qui a explosé en 2000 en a été la brutale démonstration.

    En allant sur la page d’accueil de Facebook ce matin, je n’ai pas vu une seule annonce. Il faut aller dans les autres pages pour en voir et elles sont peu nombreuses. Comment font-ils leur argent? Ils sont pourtant bien placés pour mettre de la publicité ciblée. Ils ont les goûts des membres à leur disponibilité. Je ne comprends pas.

  3. François La Roche says:
    5 Nov 2008 at 8:58 am

    … “voir une couille dans la soupe”… je dois me rappeler de celle-là!
    ;-)

  4. Stéphan says:
    5 Nov 2008 at 2:46 pm

    Je croyais que l’expression était plus “Y’a une couille dans l’potage” mais bon… L’image reste la même… :D

    Pour ce qui est de Facebook, ont dirait que le chemin qu’avait pris Capazoo est similaire dans ce cas-ci mis à part le fait que Facebook a maintenant une notoriété très solide.
    C’est le parfait exemple d’une machine qu’on ne fait que nourrir bêtement sans planifier à long terme la viabilité du produit.

  5. Chris Pouliot says:
    5 Nov 2008 at 7:35 pm

    Ils ont des revenus de 265 M$ C’est quand même pas à négliger. Il y a sûrement moyen de couper dans le gras. 700 employés, 1M$ en énergie, loyer, etc…

    Ils sont assis sur une mine d’or avec toute l’information qu’il reçoivent avec nos profils et nos habitudes de navigation et même de consommation (avec certains app). Pour monétiser davantage, ce n’est pas les idées qui me manquent juste à y réfléchir 5 minutes.

    Le monstre est peut-être dur à faire vivre pour le moment. Mais c’est balançable. C’est habituellement à ce moment que le board de direction prend une tournure plus «affaires». Du moins avec des VC moindrement allumés c’est ce qui devrait arriver.

    Dans le genre perdre des millions avant de faire 1$ de profit, il y a Amazon qui perdu quelques centaines de millions dans les premières années.

  6. Infoslibres says:
    7 Nov 2008 at 5:10 am

    Il est vrai que ce style de site n’a pas pensé à un modèle économique fiable et surtout moins dépendant de la publicité.

    A mon avis, il ne va pas fermer mais les données personnelles risquent d’être vendues. Et de plus en plus de publicité sera présentes.

  7. smartel says:
    10 Nov 2008 at 7:07 pm

    Le succès hyper rapide de FB coûte actuellement très cher alors qu’ils sont encore en mode exploration de leurs possibilités d’affaires.

    Être victime de son succès, on en a un bel exemple ici.

    Soyez rassurés, le potentiel est énorme. Chris en a glissé un mot, leur data et l’écoute du comportement des internautes, à eux seuls, valent des centaines de millions. Ils devront prendre les bonnes décisions, le succès long terme n’est pas assuré, mais il est à portée de main.

    Zéro inquiétude!


Commenter



↑ Back to top

     



© 2012 Theme Blass by 1000ff | Powered by WordPress