Et la pénétration là dedans?
Published November 7th, 2007
Â
Je me rappelle au début des années 2000, le web était surtout une question de grandeur. On parlait de marché illimité, sans frontière, de milliards de clients potentiels, d’occasions infinies, etc. En d’autres mots, c’est un modèle horizontal, très large. Think Global qu’ils disaient.
Et si l’inverse fonctionnait aussi? C’est-à -dire très localisé, vertical, en essayant de pénétrer un petit marché en profondeur plutôt qu’en surface? Plusieurs se sont cassés les dents en voyant trop grand. Think local qu’ils auraient dû se dire.
En fait, ça fonctionne déjà et je n’invente rien ici. Prenons l’exemple de petits portails régionaux qui semblent ridicules vis-à -vis les grands portails nationaux et mondiaux. Pourtant, plusieurs arrivent à tirer des revenus et profits très intéressants qui, toutes proportions gardées, n’ont rien à envier aux plus gros.
Même chose pour des services web comme la livraison de pizza. La pizzeria peut offrir un service à valeur ajoutée avec le web et le mobile, mais ça ne lui sert à rien d’offrir sa pizza à Tokyo pour des raisons évidentes de livraison.
Small is the new big?
En décidant de lancer une entreprise, question marché on a deux choix à cibler :
- Worldwide, donc planétaire. On vise la loi des nombres qui dit que si on prend 1% du marché, on est plus que riche. On fait le site en plusieurs langues et on y va à fond la caisse sur toute la planète.
- Local, comme un marché physique dans un rayon de 50, 100 ou 300 km ou encore un marché virtuel de niche. Au lieu de viser 1% du marché large, on vise ici 20, 30 50 ou même 80% d’un petit marché.
Perso, j’aime bien cette approche plus personnalisée. C’est plus traditionnel et on ne se sert pas des avantages du web pour atteindre un marché énorme, mais on n’a pas les coûts qui viennent avec tels que le support, les infrastructures, la logistique et la mise en marché dans plusieurs cultures.
Bref, c’est un peu la question à savoir si c’est mieux d’être roi chez soi ou bien clown dans un royaume. On peut aussi décider d’être roi dans le royaume, mais ici, il y a peu d’appelés et encore moins d’élus!


Arnaud - 7 Nov 2007 #
On n’est pas obligé de penser en distance physique. On peut viser les 80% de part de marché d’un marché de niche comme le YouTube des vidéos aériennes par exemple.
Il suffit d’avoir un marché bien défini.
Steph - 7 Nov 2007 #
Oui, tu as raison. Ça revient au même, mais j’aurais dû nuancer marché local physique et marché de niche.
Denis Canuel - 7 Nov 2007 #
Pourquoi pas les deux?? C’est l’approche que j’ai pour mon projet de nouvelles sociales..! Qu’est-ce qui t’empêche d’être global tout en permettant une approche locale de sorte à ce que l’usager ne sache pas qu’il est dans une grosse machine? Il me semble que c’est un concept facile et je ne comprends pas pourquoi la plupart des sites ne l’utilisent pas… Je pense qu’un bon exemple est McDonalds, ils vendent partout mais chaque menu est légèrement différent d’un pays à un autre.
Steph - 7 Nov 2007 #
En effet, en lisant ton commentaire j’ai pensé McDo avant que de le lire! Mais quel entreprise à ce modèle sur le web? Yahoo! et ses portails régionnaux?
Denis Canuel - 7 Nov 2007 #
Steph,
Plusieurs, mais je pense que Kijiji fait un excellent travail. Tellement que je croyais que c’était une entreprise Québécoise au début
Arkan - 7 Nov 2007 #
Je pense également que les marchés plus locaux ont de l’avenir et qu’il y a de quoi faire. Je pense même que certains services en visant trop mondialement ont loupés leurs objectifs.
Sur mon second blog (qui va traiter des moteurs de recherches de part le monde) c’est une thématique que je vais aborder d’ailleurs. D’un côté les métamoteurs (cible large, aggrégation de plusieurs déjà gros moteurs) et de l’autre des “mini-moteurs” centré uniquement sur 1 ville ou 1 région (ça commence à se faire pas mal en Inde par exemple).
Il faut situer l’optique de la société. Pour reprendre les pizzas par exemple, tu a d’un côté les pizzerias qui n’ont en effet pas d’énorme intérêt à se focaliser sur le reste du monde , mais à côté tu a Buitoni qui lui cherche le marché du monde entier en adaptant p-e un peu ses recettes en fonction. Les 2 vendent les même choses mais ne visent pas le même marché.
Arkan (je m’excuse si j’ai choqué des adorateurs de pizza l’exemple… heu n’est qu’un exemple quoi :p)
Mélanny - 7 Nov 2007 #
Salut Steph,
Ce n’est pas la premiere fois que viens sur ton blog mais c’est la première fois que je laisse un commentaire. Alors voilà , je pense que peut importe le marché visé, qu’il soit planétaire, local ou personnel, moi je me dis que tant que tu es satisfait de la part de marché que tu as c’est ca l’important. Dans mon cas, je suis une nouvelle entrepreneure qui vise un marché local mais avec des services professionnel. Se qui arrive souvant, c’est que si tu étant trop la masse de ta clientèle, tu risque plus souvent qu’autrement de perdre le liens direct avec ton client… c’est mon opinion et je la respecte…
Félicitation pour ton blog et je repasse c’est sur…
Steph - 7 Nov 2007 #
En plus d’être satisfait, il faut pouvoir bien le servir sans que ça coûte trop cher!
J’ai vu que tu étais de Québec? Tu passeras faire un tour au prochain Yulbiz-Québec!
metakagoule - 8 Nov 2007 #
Ben oui, les borgnes sont des rois au royaume des aveugles. Il est certain qu’il vaut mieux être premier sur un secteur “niche”… qu’inexistant sur un portail généraliste.
Etienne Denis - 10 Nov 2007 #
Avoir l’idée du siècle n’est habituellement pas suffisant. Je crois que c’est beaucoup une question de ressources : vouloir battre McDonald sur son propre terrain coûterait très très cher, en plus de nécessiter une capacité organisationnelle hors du commun.
Local ou global? Niché ou étendu? D’expérience personnelle, je vous dirais qu’on peut très bien gagner sa vie et être content d’entrer au bureau le lundi matin (ce qui, pour moi, est encore plus important) même avec une entreprise à la fois nichée et locale.
Et puis, on parle ici d’internet : même avec une offre nichée et locale, nous avons comme clients directs de très grosses multinationales de la côte ouest américaine.
Martine - 21 Jan 2008 #
Ouf! Ça fait du bien!