iMinR, c’est quoi au juste?
Décidément, je suis trop « geek » pour être un bon vendeur. Ou peut-être que je manque simplement de talent en design web? Ça se peut, je suis un développeur et un architecte de base données après tout!
Plusieurs personnes m’ont félicité pour mon projet d’analytique web iMinR… mais tout en me demandant ce que ça a de différent? Gênant un peu quand l’on pense que tout est clair!
Il y a 3 choses à retenir à par rapport à iMinR:
1- C’est de la mesure d’audience et de l’analyse de trafic web, mais à la différence des outils statistiques conventionnels, iMinR donne l’information désirée et non une panoplie de rapports plus ou moins pertinents.
2- Il y a l’aspect forage de données qui permet au client de « creuser » dans les données de son trafic pour faire sortir les connaissances. Par exemple, il peut être utile pour un vendeur de chocolat en Belgique de savoir quelles sont les pages vues par les visiteurs Belges qui ont cherché « chocolat » dans Google. Et bien, avec iMinR, on peut créer un rapport personnalisé très simplement pour extraire ce genre d’information.
3- Autre particularité: les variables personnelles. C’est bien beau le type de navigateur et la résolution d’écran, mais qu’est-ce que les visiteurs ont mis dans leur panier d’achat avant d’abandonner? Quelles chansons ils ont écoutés? Combien de commentaires laissent-ils sur un blogue par visite? Avec iMinR, on peut étudier des aspects uniques et particuliers à un site web.
J’ai créé cet outil pour mes propres besoins et je ne pourrais plus m’en passer maintenant que je sais tout ce que je veux savoir sur mon trafic web en quelques clics. Il est bien sûr évident que je sache m’en servir efficacement. Si vous avez des questions, si stupide peut-elle sembler, n’hésitez pas à me la poser. Ça me fera un immense plaisir de partager un morceau de ma passion!
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Soit. Donc ton outil n’est pas un outil d’étude d’audience, mais un outil de forage de données (en France, on préfère les anglicismes “datamining” ou “data mining”, si jamais tu cherches à conquérir ce marché…
), alors il te faut clairement miser à fond là dessus.
Tes futurs clients ont déjà un outil d’analyse d’audience ? Super ! C’est qu’ils s’intéressent au comportement de leurs visiteurs. Du coup, ils te disent qu’ils n’ont pas besoin de ta solution ? Ah, mais si ! Justement ! Avec ta solution, ils vont connaître aisément le comportement exact de leurs clients potentiels dans leurs boutiques en ligne ! Bref, ils ne vont pas simplement savoir qui vient, mais ce pourquoi il vient et ce pourquoi il n’achète pas.
Enfin, même en cultivant la différence, il te sera difficile, je le crains, te convaincre les gens, car la concurrence est très rude…
Qui a dit que faire du business était facile?
Je sais aussi que les Français utilisent un tas d’anglicismes. Ça devient difficile de fois pour un canadien de faire un texte en bon français qui doit être comprenable par un français! Vous n’avez pas d’office de la langue française, ça parait! Chez nous, cet organisme traduit les mots anglais… comme email est courriel ou encore spam qui est pollupostage… Même moi je m’y perds!
En fait, Steph, il existe bien un organisme en France qui régie la langue française en France. Il s’agit de l’Académie française, fondée en 1635. Entre autres choses, elle élabore le Dictionnaire de l’Académie française, qui définit le bon usage de la langue. Cependant, “les Immortels” (les 40 membres qui la composent) avancent doucement. Il y a quelques années, j’avais entendu dans une émission qu’ils en étaient rendus à la lettre “N” (je crains, depuis la création…)
Un ancien Ministre de l’Education, M. Toubon, a imposé que les salariés français puissent écrire leurs documents en français. De ce fait, un salarié peut refuser de mener une réunion en anglais, ou bien de lire des documentations techniques dans une langue étrangère, demandant leur traduction préalable… Autre point guidant la langue : des circulaires ministérielles imposent souvent aux fonctionnaires français (soit 5 millions de salariés, mine de rien), l’emploi de certains mots français à la place de leurs équivalents anglais.
Cependant, l’usage courant prime, et je n’ai pas l’impression que les Québécois utilisent moins de mots anglais que les Français dans le langage de tous les jours…
En informatique, c’est bien la première fois, sur ce blog, que j’ai découvert l’usage de l’expression “forage de données” pour “datamining”. Cependant, c’est une expression tout à fais francophone et qui — pour une fois ? — ne fait rien perdre au sens de l’expression !
Enfin… tout ceci pour en revenir à l’essentiel : bon courage pour iMinR ! Et n’oublie pas qu’aussi formidable la technologie soit, un bon marketing est indispensable à son succès !