Ironman et entreprenariat

Le pote Chris a complété avec succès son premier Ironman hier. Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est qu’un Ironman, c’est une épreuve d’endurance où l’on fait 3.8 km de natation, 180 km de vélo et pour finir, un marathon de 42 km. Tout ça l’un à la suite de l’autre. Pour donner une idée, Chris a terminé en 12h29 et le gagnant en 8h39.
Du coup, ça permet de faire plusieurs rapprochements à faire entre réussir un Ironman et réussir en affaires :
La vision à long terme
Pour réussir quelque chose de difficile, pas le choix de regarder très loin devant. Ceux qui ne pensent qu’au court terme sont généralement déçus. Comme je dis souvent, il faut être en forme pour courir un marathon et non courir un marathon pour être en forme.
La persévérance
Réussir, c’est difficile. Point. Et si c’est difficile, ça veut dire que ça ne sera pas facile. C’est con à dire, mais c’est ça pareil. Autrement dit, il faut accepter que notre moral va manger de sales coups jusqu’au bout! Chris s’entraine à 5h le matin, le midi et le soir. Tout ça pendant plus d’un an. Réussir demande des sacrifices.
Le courage
Dire qu’on va le faire, c’est facile. Le faire pour vrai, comme lâcher son emploi pour être à son compte ou s’enligner sur la ligne départ pour une épreuve de 12 heures, ça demande une sérieuse paire de couilles en acier. Bon succès à ceux qui ont travaillé. Bonne chance aux autres!
Le soutien de l’entourage
Réussir sans le soutien de son entourage, c’est impossible. La famille doit être à l’aise avec notre absence prolongée, les longues heures d’entrainement ou de travail.
Le dépassement de soi
Pourquoi s’embarquer dans de telles aventures quand on pourrait rester confortablement dans un emploi stable et sécuritaire ou faire des p’tites balades à vélo pépère sur la piste cyclable? Sortir de sa zone de confort devient une sorte de drogue.
La discipline
Impossible de réussir sur le long terme sans un gramme de discipline. C’est trop facile de sauter un entrainement ou de ne pas faire les téléphones nécessaires pour vendre. Dire non aux soirées de potes pour travailler ou s’entrainer demande une volonté de plomb.
Bref, il y a certainement d’autres rapprochements qui peuvent être fait entre le sport et les affaires. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que les athlètes deviennent souvent des conférenciers sur la réussite en affaires. Dans tous les cas, ce n’est qu’une mince portion des gens qui réussiront. Avez-vous ce qu’il faut pour réussir?
Categorie: Articles - Réflexions, Entrepreneurship 11 comments »



Finalement, et pour généraliser, on peut dire que tout changement d’habitude exige une mentalité de fer.
Se lancer en affaire n’est pas un “comportement naturel”, tout comme faire un ironman, ou tenir en apnée pendant 15 minutes, etc…
On peut aussi ajouter à cette liste les diètes strictes, l’arrêt de la clope et/ou de la drogue pour ceux qui ont eu le malheur d’y goûter, etc…
C’est bien de le rappeler, car ces petits rien (“aller j’m'en remet une petite assiette”, “ce soir je matte la TV ou je sors avec des potes”, “ce matin je fais grasse mat”) sont finalement bien difficiles à surmonter si l’objectif qu’on s’est fixé ne devient pas la top priorité.
Je lis ton blog via google reader et je suis venu directement sur le blog pour voir les commentaires. Mais ce orange en fond est vraiment horrible! Pourquoi avoir changé? C’est vraiment inconfortable…
J’aimerai ça que ma business soit aussi bonne pour mes cuisses et mes fesses qu’un Ironman….mais c’est plutôt le contraire!
En fait, je pense que ça prend juste de la passion avec un grand P….c’est de la que viennent les couilles je pense.
Chapeau au pote Chris….
Super billet Stephane !
Tous tes points sont exactes (vision long terme, persévérence, etc…)
Bonne continuité dans tes billets, j’adore les lire.
Renée
Belle analyse, j’aurais bien ajouté aussi un petit chapitre sur le “grain de folie” nécessaire pour entreprendre. En tout cas en France, à cause du statut de patron qui est toujours aussi mal vu ainsi que pour toutes les tracasseries administratives. Mais c’est plus facile chez toi peut-être Steph ?
Sinon, j’ose dire que si on est une femme, c’”est encore une épreuve supplémentaire. Parce que pour réussir, une femme doit “ressembler à une jeune fille, se comporter comme une dame, penser comme un homme et travailler comme un cheval”. Et courir comme un Ironman donc ? Ca commence à faire beaucoup non ?
En tout cas, on a parlé de toi sur notre blog http://www.elaee.com.
A très bientôt de te lire !
Excellent article, les points sont excellents. Je ne me vois vraiment pas faire un IronMan, j’ai de la difficulté a marcher pour aller au dépaneur du coin
Mais ça n’affecte pas ma qualité d’entrepreneur…
Merci Steph pour ton billet. Vision à long terme, Courage, Persévérance, Dépassement, Discipline et Soutien… je n’aurais pas été capable de résumé aussi facilement. J’ai sacrifié beaucoup de temps, d’effort, d’energie et surtout beaucoup de 5 à 7 avec les potes pour préparer cet Ironman.
Ton rapprochement avec les affaires est excellent. Un Ironman, c’est un mode de vie, être entrepreneur tout aussi.
Prochaine étape: quelques mois de congé (surtout de ratrapage avec la business) et on remet ça!
@Serge: Merci
@Claire: Vous ne voulez surtout pas courir comme un ironman, croyez moi ça fait trop mal dans les derniers km! Il ne suffit qu’en réalité que d’avoir un rêve et d’y croire. Au diable ce que les autres pensent. Probablement que pas beaucoup de mes amis et de ma famille croyait en mes chances de réussir et encore moins que je devienne l’Ironman le plus rapide de ma famille.
Bon succès!
Bel article ! C’est toujours bien de comparer business et sports.
¨Tout le monde veut réussir, cependant il y a très peu de gens qui veulent se préparer pour la réussite¨.
J’adore ce billet!
L’analogie est très pertinente et amène réflexion… de sérieuses réflexions.
Bravo Steph
Benoît
Un Ironman, ouf, moi qui est fier de faire mon premier 5km “enregistré” ce samedi. Mon objectif est de le faire en bas de 25 min. Beaucoup de pratique pour moi.
Bloguer c’est plus facile
Christian
Intéressante analogie entre le sport et les affaires. J’aime bien. Il y a plusieurs mois, j’avais travaillé un texte, jamais publié, qui faisait une démarche semblable, mais plutôt avec les raids d’aventure (“adventure racing” — http://en.wikipedia.org/wiki/Adventure_racing). Faudrait que je retrouve ça, mais en gros, j’ajouterais à ta liste, dans le cas des raids:
- la nécessité de bien fonctionner en équipe, même (surtout) quand ça va mal, et de parfois s’adapter à l’équipier qui est le plus lent (parce qu’à l’étape suivante, c’est peut-être lui qui va éviter une erreur d’orientation couteuse en temps);
- le fait que le chemin n’est pas tracé et connu d’avance, qu’il faut le trouver soit même, qu’il n’y a pas juste un chemin possible, qu’on peut parfois gagner du temps si on dépense plus d’énergie (passer par dessus la montagne ou la contourner), etc.
- il faut maîtriser plusieurs disciplines pour être performant, et on a beau être excellent à la course, si on ne sait pas utiliser la boussole, on risque de ne jamais se rendre à destination.
L’argument de la maîtrise de plusieurs disciplines s’applique évidemment aussi à l’ironman.
Bon, comme toute analogie, ça a ses limites, mais je pense que ça tient la route… (pis ça me donne le goût de refaire un raid!).