Tiens tiens, c’est pas moi qui le dit, mais bien Bill Gates! En parlant à des journalistes en Belgique la semaine dernière, il a mentionné:
« There are a hundred YouTube sites out there… It’s very complicated in terms of what are the business models for these sites. »
« We’re back kind of in Internet- bubble era in terms of people thinking: ‘O.K., traffic. We want traffic. We want traffic. There are still some areas where it is unclear what’s going to come out of that. »
Entre autres, beaucoup trop de startup se fient sur le modèle « get scaled, get acquired ». Autrement dit, devient populaire et fais toi acheter. Même si tu ne fais pas un rond.
Je n’arrive toujourd pas à comprendre comment on peut se lancer en affaires sur le web en ne sachant même pas comment on peut rentabiliser un site? Qui aurait l’idée d’ouvrir un restaurant ou un hôtel sans savoir s’il pourra générer des revenus?
Bien sûr, quand on attire le trafic, on attire les acheteurs… pour l’instant. Personnellement, je préfère trouver des moyens de faire de l’argent plutôt que d’attendre un éventuel acheteur.
Le plus drôle dans cette histoire, c’est que la majorité des personnes qui font de l’argent sur Internet sont des inconnus et non pas de sites web au goût du jour. Et pourtant, trop ont le rêve peu probable de lancer le prochain buzz et de faire des millions…
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Il n’est pas possible d’accéder à la suite de l’article “Le gros bon sens du modèle d’affaires”, à cause de l’apostrophe amélioré.
Oups! Merci!
Je pensais exactement la même chose mais cet article de TechCrunch m’a fait réfléchir :
” Of course you have to have a business model eventually. But experience so far suggests that figuring out how to make money from something popular is a lot easier than making something popular. ”
L’article complet :
techcrunch.com/2006/09/02...ul-graham-of-ycombinator/
Bon, TechCrunch n’est pas nécessairement ce qu’il y a de plus objectif à propos du Web 2.0 mais les arguments sont intéressants.
Personnellement, je trouve que le problème majeur en affaires sur Internet est le suivant :
- Tout le monde fait la même chose en même temps.
Actuellement, c’est la vidéo, le “social networking”, “social bookmarking”, les blogues, les “tags”, les machins collaboratifs, etc. Le fameux Web 2.0, finalement.
Je me dis que faire la même chose que tout le monde, ce n’est pas ce qu’on peut appeler une opportunité d’affaires!
En 1997 c’était les encans et sites de vente en ligne, quelques années plus tard les sites en Flash qui faisaient vivre une “expérience”, le modèle “push” vs “pull”, ensuite les CMS, etc.
Est-ce qu’on n’est pas en train de faire la même chose avec le Web 2.0?
En effet et c’est un pas mal les idées que je reprends ici: stephguerin.com/archives/...sens_du_modele_daffaires/
Et je suis tout a fait d’accord pour le problème que tu soulèves. D’après moi, ça vient du fait que c’est facile se lancer en « affaires » sur le web. Les barrières à l’entrées sont minimes… Combien ça coûte faire un site soi même? Pas cher…
Et comme c’est facile, du moment que quelqu’un a une bonne idée, il se la fait copier en peu de temps. À moins qu’elle soit difficile à réaliser. Je me vois mal concurrencer Taleo en quelques semaines, seul à partir de mon sous-sol… Pour un digg, n’importe qui peut en faire un semblable en moins d’un mois!
Bill a bien raison, mais était-ce dans son modèle d’affaire le fait que Windows Vista en version finale se retrouver sur le net 2 mois avant son lancement officiel ?