L’art d’être heureux et de s’en câli**er

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Je me suis rendu compte que mon dernier blog post datait du 30 mars. C’est loin hein?

Après 1300 billets et 11 ans à bloguer (j’ai commencé à 2006, fou raide!), j’ai comme perdu la motivation.

C’est permanent? Temporaire? Fouille moi!

Pas que je n’aime pas raconter des histoires, au contraire. J’adore écrire et partager. J’aime aussi quand une personne me dit que mon blogue l’a aidé, qu’il est un fan ou qu’il me lit depuis longtemps.

Par contre, j’ai aujourd’hui plus le goût d’être under the radar comme on dit en français.

Si on a des fans, on a aussi des détracteurs. Avant j’avais le goût de mettre de l’énergie à défendre mon point de vue ou de débattre. Aujourd’hui? Je m’en turbo sacre.

Prenons la politique par exemple. Je suis très intéressé par le débat public et j’aimerais que la société soit plus prospère, plus éduquée et plus en santé. Mais à force de m’y intéresser, je me rend compte que ça s’en va, au pire, dans le mauvais sens, au mieux, nulle part.

Dans l’actualité récente, il y a le trop d’attention donné à Québec Solitaire et son communiste de service, GND. Ce n’est pas tant QS et son programme insensé qui m’inquiète, ce sont ceux dotés d’un droit de vote qui sont attirés par ce genre d’idées. Comme le disait Winston Churchill, “The best argument against democracy is a five-minute conversation with the average voter“.

Ou encore notre selfie boy national qui donne 10M$ à un terroriste sans trop d’explication?

Que dire de Trump. A toutes les fois qu’il ouvre la bouche j’ai l’impression qu’on se rapproche d’une 3e guerre mondiale. Les deux premières ont commencé de façon insignifiantes en parlant de nationalisme et de protectionnisme. Personne avait vu venir le bordel. Jamais deux sans trois?

Je pourrais apporter du mien et tenter de changer ça. Mais à quel prix en énergie et en temps?

Respect à ceux qui font le saut en politique.

Considérant que le citoyen moyen n’a jamais lu et compris un programme politique avant de voter, dur de ne pas être cynique.

Le pire, c’est que le politique à une influence minime sur la société. Par exemple, quand un gouvernement dit qu’il a créé 50 000 emplois, il nous bourre de marde. Ce ne sont pas les politiciens qui créent les emplois. Ce sont les entrepreneurs. Si le politicien veut aider à créer de l’emploi, qu’il se tasse du chemin et cesse d’embêter l’entrepreneur.

Fuck it.

Dans le cercle des entrepreneurs, ce n’est pas mieux. Beaucoup trop de m’as-tu-vu et de gens qui tètent les subventions. Plein de gens qui fakent le succès et qui parlent au “nous” alors qu’ils sont seuls ou encore des gens qui se vantent de la grosseur de leur boîte, mais qui sont moins bons quand vient le temps de faire du profit et créer de la richesse.

D’autres qui vont se dire tes “amis”, mais qui n’hésiteront pas à courtiser tes clients et employés pour les recruter. Ok, c’est du business et en affaires il n’y a pas d’amis. Ça met les choses en perspectives.

Bref, un tas de monde que j’ai tenté de connaître qu’aujourd’hui je dis la même chose que la politique: Fuck it.

Honnêtement, les trucs de réseautage avec des gens aux sourires douteux et leur montre simili-rolex, ce n’est pas pour moi. Quand je veux rencontrer quelqu’un, je l’invite à dîner. Simple de même.

En bout de ligne, la question qui me revient tout le temps en tête c’est “pourquoi?”.

  • Pourquoi je consacrerais du temps à quelque chose qui ne m’intéresse pas.
  • Pourquoi je donnerais une minute à écouter telle personne.
  • Pourquoi je mettrais des efforts dans quelque chose que je ne contrôle pas.
  • Pourquoi je me soucierais de ce que tu penses.
  • Pourquoi je serais ami avec telle personne sur Facebook alors que je ne lui parlerais pas si je la croisais au dépanneur.
  • Pourquoi je continuerais de lire les absurdités que Trump, GND ou n’importe quel autre politicien dit chaque jour.
  • Pourquoi je mettrais une chemise quand je vais chez Porsche au lieu de mon t-shirt préféré et mes gougounes?

Et donc, pourquoi je continue de bloguer? A quoi ça sert?

Mon temps est précieux, j’essaie de le mettre là où ça me rapporte le plus. Et ça, c’est dans ma famille, dans ma santé et dans ma business.

Les personnes que j’admire le plus sont celles qui ont l’air de rien vite de même. Leurs noms nous dit pas grand chose généralement. Ils ne font pas de remous. Ils sont inactifs sur Facebook, s’ils sont inscrits tout court. Ils ne sont pas des voisins gonflables.

Ils font leur p’tite affaire.

Mais ils sont de redoutables entrepreneurs. Ils savent compter et respectent l’argent ainsi que les efforts que ça prend pour en accumuler. Ils ont les poches pleines et pourraient prendre leur retraite 5 fois. Ils voyagent où ils veulent, quand ils veulent, avec qui ils veulent. Ils se gâtent quand ils en ont envie avec la gâterie dont ils ont envie. Sans exagération, mais sans se priver ni se gêner non plus.

Aussi, ils sont souvent des personnes très axée sur la famille. Ils passent du temps avec les flots, les soupers en famille sont la norme, les vacances familiales sont non négociables, ils s’impliquent dans les activités et clubs sportifs de leurs flots, ils passent du temps avec leur femme, etc.

Facebook? Avoir 1000 amis? Pas full non.

J’arrive d’un voyage de 3 semaines en Italie en famille. Les flots ont trippé sur le voyage. Nous aussi. Du temps de qualité en famille qui vaut chaque sou mis là dedans. Ça vaut tout l’or du monde pour moi ça.

Pendant que j’appréciais l’air de la toscane, que j’avais les pieds dans l’eau claire et chaude de la méditérranée ou que je visitais un cimetière militaire où sont enterrés ceux qui sont morts pour que j’aie la vie que j’ai, je pensais à toutes les choses superficielles qui m’entourent.

Putain qu’il y a du stock insignifiant! C’est facilement du 100 pour 1.

Alors disons qu’on peut diviser les choses dans 2 buckets: Ce à quoi je donne 100% de mon temps, énergie et attention et le reste, ce que je me câlisse totalement.

Évidemment, le premier bucket est très très petit comparé au deuxième qui déborde de choses dont je me câlisse.

C’est peut-être drastique, mais je me suis toujours senti confortable là dedans. A quelque part, je crois que c’est la recette du bonheur: Fais plus de ce que tu aimes, moins de ce que tu n’aimes pas, occupe toi de ceux qui te sont chers et câlisse toi du reste.

Alors bloguer? Ces temps-ci, je suis moins dedans. On est en mode recrutement. Il manque quelques joueurs pour compléter notre dream team chez DashThis. Ça occupe beaucoup de mon temps: Trouver du monde c’est une chose, trouver le bon monde, c’est une autre game.

Je suis moins actif sur Facebook aussi. J’ai fait beaucoup de ménage et dégraissé en masse. Il me reste 223 amis. De la famille, des amis proches et éloignés. Mais il reste encore des gens dont je ne me soucis pas du tout. Disons qu’ils sont sur la liste d’attente.

Peut-être qu’ils seront utiles dans le futur? Linkedin est le réseau pour ça.

En somme, je pense que je peux retrancher une bonne cinquantaine “d’amis” encore.

Le plus drôle, c’est que ma femme et moi avons fait un groupe fermé sur Facebook pour partager nos photos et histoires de notre voyage. Ce sont ceux avec qui on tenait à partager cette aventure et qu’on savait que ça les intéresserait.

Il y a 35 membres dans ce groupe… Ça en dit long, non?

Sur Facebook il y a 3 types de personnes.

Ceux qui sont contents que tu publies une photo de tes enfants ou un statut personnel.

Ceux qui sont au courant de rien parce qu’ils n’y vont pas.

Ceux qui sont au mieux indifférents ou, au pire, te jugent pour la photo ou le statut ci-haut mentionné.

Les premiers sont habituellement dans notre cercle proche.

Les deuxièmes peut-être aussi, mais ils se câlissent juste de Facebook.

Les troisièmes font visiblement parti du bucket des choses que je me câlisse et vont éventuellement passer dans un prochain ménage.

Plus des premiers, moins des troisièmes.

Je regarde ma nièce avec ses zillions d’amis. Putain que ça doit être dur à gérer toutes ces relations virtuelles!

Dans les relations personnelles, qualité avant quantité. Du moins, avec l’âge, c’est ça.

Less is more.

Bref, j’ai une famille dont je suis fier, que je veux voir et gâter plus, j’ai une poignée d’amis proches de qualité et j’ai une business profitable, qui m’amuse énormément, avec une belle croissance, une super gang d’employés.

Le reste? M’en câlisse.

 

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