Le gros bon sens du modèle d’affaires
À lire des trucs semblables, je me demande vraiment à quoi certains pensent…
Tout d’abord, Paul Graham mentionne qu’avant de trop penser au modèle d’affaires, il faut penser au produit. Il faut créer un truc dont le monde a besoin et voudront bien utiliser! Pourtant, il se fait critiquer lorsqu’il dit ça…
Alors l’œuf ou la poule? Le besoin ou le modèle d’affaires? Cette question n’est pas aussi compliquée que la première. Heureusement! Pourquoi se casser la tête à développer un modèle d’affaires ingénieux si notre produit n’a aucun succès, ou pire, aucun utilisateur?
Le gros bon sens, ou GBS pour les intimes, voudrait qu’il faille premièrement trouver une idée intéressante. Ensuite, en polissant l’idée jusqu’à l’amener au développement, les idées de modèle d’affaires devraient faire surface en même temps.
Et pensons-y un peu : Combien y a-t-il de modèles d’affaires principaux? 3-4-5? Ça revient toujours au même… Vous metterez de la publicité, vous vendrez des services à valeur ajoutée, un abonnement, des frais de transaction, etc, etc.
Même si vous n’avez aucune idée du modèle d’affaires à appliquer, si votre idée crée un intérêt, il sera possible plus tard de tirer profit de ce succès. À l’inverse, si votre modèle d’affaires, aussi élaboré soit-il, s’applique à une idée qui n’intéresse personne, c’est une pure perte de temps.
Morale de l’histoire : Ça vous prend un truc dont le monde voudra. Et avant de le lancer, prenez la peine de réfléchir 5 minutes à comment vous générerez des revenus avec cette idée. Ça n’a pas besoin d’être plus compliqué que ça.
Ça vaut tout de même la peine d’y réfléchir. Un problème à essayer de rendre payant un site gratuit est la résistance des utilisateurs. Quand ils savent d’avance à quoi s’en tenir, le choc est moins brutal. D’ailleurs, j’en parle ici.
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En fait, j’ai l’impression qu’il n’y a pas une, mais plusieurs méthodes d’approche. Toutes se valent, mais ne sont pas vues par le même public.
Ainsi, un investisseur dans une entreprise regardera non pas le produit (qui, finalement, est éphémère et amené à être remplacé par un autre), mais le marché auquel l’entreprise s’attaque avant toute chose. Le produit, lui, sera juste un moyen de conquérir ce marché.
Quant au modèle économique, je suis d’accord qu’il n’y en a pas des masses, mais il faut tout de même savoir comment on envisage de commercialiser son produit. En effet, prenons par exemple les services de blogging : il y en a de toutes les sortes. Quel est le meilleur de ces produits ? Entre nous, on s’en moque ! En revanche, certains utilisateurs préféreront payer le produit, d’autres préféreront le gratuit avec publicité apparente, certains le gratuit sans publicité apparente. (Oui, ces trois modèles existent…) La communication autour de ce produit change en fonction du modèle économique.
Bref, il faut tenter de garder toutes ces considérations en tête, afin de ne pas être dépassé au moment du lancement et du développement du produit. D’ailleurs, le produit, entre nous… on s’en moque, non ?