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Le taux de rebond est votre ami

Published January 25th, 2010

Le taux de rebonds est le mouton noir de la statistique Web. Souvent incompris, il est régulièrement victime de préjugés. Il se fait même tabasser par ses grands cousins, le nombre de visiteurs uniques et le nombre de visites. Pourtant, le taux de rebond gagne à être connu.

Qu’est-ce qu’un rebond?

La définition simple du rebond est un visiteur qui ne voit qu’une page au cours de sa visite. Autrement dit, il quitte par où il est arrivé. Ce rebond ne tient pas compte du temps passé sur la page.

Qu’est-ce que le taux de rebond?

Le taux de rebond est le nombre de rebond divisé par le nombre total de visites. Par exemple, si sur la page d’accueil, un visiteur sur deux quitte immédiatement alors nous dirons que le taux de rebonds est de 50%.

Est-ce grave docteur?

En soi, le taux de rebond n’est qu’une statistique, un nombre tout simplement. Sans contexte, ça ne veut rien dire. Avec le contexte, il peut-être bon ou mauvais. Comme le sel. Sur les frites, c’est bon, dans les fruit loops, un peu moins.

Le contexte, toujours le contexte!

C’est là qu’un analyste Web aidera. Il analysera le taux de rebond dans son contexte et dira si c’est bon ou non. Pour un site d’aide en ligne, il est préférable d’avoir un taux de rebond élevé. En effet, le visiteur cherche sur Google, arrive, consomme et quitte. Droit au but! Sur un site de vente en ligne où le processus d’achat comporte 5 étapes, un taux de rebond faible est préférable.

Quelques causes d’un mauvais taux de rebond

-    Beaucoup de liens externes. Des pubs ou des liens externes en évidence sont des incitatifs à quitter rapidement.
-    Du contenu mal foutu. Perso, quand je cherche sur Google, si je ne perçois pas ce que je cherche en moins d’une seconde, c’est « back » automatique.
-    Le programmeur est responsable du design. Soyons honnête : un programmeur ne devrait pas avoir le droit de même penser à faire du design. Qu’il programme et qu’il laisse la job de design aux grandes personnes.

Bref, le taux de rebond est une mesure utile quand on la prend dans son contexte. Au final, avant de congédier tout l’équipe Web lorsqu’on voit un taux de rebond de 90%, il est recommandé de consulter un analyste Web compétent (et je ne parle pas de Bozo le stratège Web).

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12 commentaires

  1. brem - 25 Jan 2010 #

    Tous les programmeurs ne sont pas bons en design d’interface usager. De même, ceux qui designent les interfaces usagers ne savent pas toujours les contraintes du support de programmation utilisé.

    C’est pas pour rien que les boîtes sérieuses investissent des sommes colossales pour corriger le tir des interfaces mal foutues. Le problème que je constate, c’est qu’on se contente souvent d’un premier jet d’interface. Ça fait la job, alors on y touche pas. On essaie pas d’améliorer. On passe pas à la 2ème itération… améliorer ça coûte trop cher.

  2. Steph - 25 Jan 2010 #

    En effet, à l’inverse, on ne ferait pas programmer un designer. Je suis moi-même un programmeur et je vis bien avec le fait qu’on m’interdise de concevoir une interface! lol

    Voir ceci qui illustre bien mon propos:
    http://www.guuui.com/images/20020923.gif

  3. brem - 25 Jan 2010 #

    Sauf qu’il y a moyen de trouver un programmeur qui sait la différence entre un combo-box, un listbox, un datepicker, etc. et qui sait quand utiliser lequel…

    Pour le reste, la disposition des contrôles, c’est une question d’ergonomie et d’efficacité! :)

    Bien regrouper les données, être concis (moins de 6-7 contrôles GUI en même temps)… ça s’apprend!

  4. Louis_Dea - 25 Jan 2010 #

    Merci de m’avoir éclairé sur le taux de rebond… j’étais pas mal dans le néant concernant cette statistique.

    Aux replyers du billet: J’ai la solution à vos problème ! Trouver un bon intégrateur avec de l’expérience ! Un intégrateur commence souvent sa carrière car il connait un peu tout les médias… Mais au fur et à mesure que sa carrière avance, il se spécialise soit en design ou en programmation.

    Souvent, il peut devenir un excellent chargé de projet puisqu’il connait ce qu’implique (en quantité d’heures et de problèmes qui peuvent être engendrés dans le processus de création) une bonne programmation ainsi qu’un bon concept et design.

  5. PhilGo20 - 25 Jan 2010 #

    Le meilleur travail que j’ai vu vient lorsque les UX designers travaillent étroitement avec les développeurs : un groupe apportant les idées de UX et leur justification d’usabilité, l’autre groupe expliquant les limites et les possibilités de leur framework. Et is le développment de code se fait de façon agile, il devfait en être de même pour l’UI.

    Un programmeur avec plusieurs années d’expérience devrait (je crois) avoir un minimum de notion d’UX…

    Faut pas confondre UX design, front-end development and graphic design of the UI… C’est parfois 3 personnes.

    @Steph: Pour le taux de rebond, t’as un truc pour segmenter les taux de rebond avec visite courte ( sous X sec) et visite longue.

    T’as essayé Disqus ?

  6. Steph - 25 Jan 2010 #

    @Phil De base, ça ne se fait pas puisque le temps d’une visite est calculé comme la différence entre les dates de visite de deux pages. Mais en traficottant un peu, on peut le savoir. Percute est fait pour ça ;)

    Disqus, le truc de commentaire? Oui, j’ai déjà zyeuté, mais pas utilisé plus qu’il faut.

  7. AFFLUENCES - 26 Jan 2010 #

    Bon billet Stéphane. C’est très vrai que le contexte est plus que significatif pour le taux de rebond. L’objectif de communication d’un site Web est souvent oublié tant du côté du client que de l’agence Web. En fait avec un taux de rebond de 90% pour un site commercial la question que l’on doit se poser c’est : Est-ce que je passe le producteur Web à la “kalachnikov” ou j’embauche un référenceur efficace pour corriger le tir :-) ?

  8. PhilGo20 - 26 Jan 2010 #

    @Affluences:

    Je vois assez mal ce qu’un meilleur référencement changera au taux de rebond. Un meilleur nombre de visites, mais à moins d’attirer un type de visiteur complètement différent, le taux de rebond devrait rester assez similaire.

  9. Dorianne Deshaies - 26 Jan 2010 #

    J’ai toujours trouvé louche le réflexe: taux de rebond élevé = mauvaise page.

    Un exemple personnel: usr mon site, le taux de rebond des gens qui viennent à partir de mon profil Twitter est de 50%. Ce taux tombe à 10% pour les gens qui arrivent de mon profil AgentSolo. Simple: les gens sur Twitter ne cherchent pas mes services nécessairement, dans AgentSolo oui.

    Contexte, contexte…

  10. La réflexion autour du rebond est intéressante, mais je trouve que vous êtes un peut dur avec les programmeurs :)…

    Les designers ne sont pas plus « grands » ou plus « petits » que les programmeurs, chacun est « grand » dans son métier, et l’un ne peut pas vivre sans l’autre (du moins pour ce qui est des applications web).

    C’est justement là que les professionnels du web – Chefs de projets, directeur d’agences … ou le nom que vous voulez – peuvent faire la différence.

    Une « équipe » de projet web doit intégrer les corps de métiers nécessaires à la mise en œuvre d’un projet web : un intégrateur, un programmeur, un ergonome / désigner / spécialiste en UI (ou si on veut regrouper tout ça sous le même nom j’utiliserais le terme de « spécialiste en sciences cognitives»), un flasheur (au besoin), un chargé de contenu / correcteur (dans le cas de projets à fort contenu textuel), un spécialiste SEO / SEM, et un spécialiste sécurité (externe de préférence). Je dis « UN » mais suivant la taille du projet, il peut y avoir plusieurs (peut être que j’ai oublier d’autres corps de métiers !).

    Un bon chef de projet a la capacité de faire travailler tout ce petit monde en parfaite harmonie car il connaît les capacités et les limites de chacun des métiers et sais ou doit s’arrêter l’un et ou doit commencer l’autre.

    Je pense que le gros problème aujourd’hui c’est que pas mal de « Web Agency » improvisent lorsqu’il s’agit de mettre sur les rails un vrai projet avec une équipe pluridisciplinaire, des fois à défaut de compétences mais la plupart du temps par souci d’économie (ou de maximisation de profit).

    Aussi un « designer » doit savoir ce qui est adapté ou pas pour de la programmation et/ou l’intégration et quand je dis « ce qui est adapté » ça ne veut pas dire ce qui est « facile » mais tout simplement ce qui est du meilleur rapport Qualité/Temps.

    Réciproquement un programmeur/intégrateur doit se tenir au courant sur les règles de base des IHM et des tendances du web. Ainsi il aura dans sa « boite à outils » des techniques et/ou composants qui lui permettent de répondre « rapidement » au besoin fonctionnels définis par l’ergonome/designer

    @ PhilGo20 : « Faut pas confondre UX design, front-end development and graphic design …. » tout à fait d’accord, dans mon commentaire, je ne fais pas trop la distinction entre les 3 mais c’est trois choses complémentaires mais complètement différentes.

    Ouppps … mon com commence à devenir un peut long … (et sans rapport avec le sujet du post initial) je m’arrête là car le sujet même s’il est fort intéressant requiert une discussion à part …

  11. Francis Vallieres - 26 Jan 2010 #

    @affluences @philgo20
    Effectivement c’est pas un meilleur référencement qui va améliorer le taux de rebond de façon drastique mais bien en améliorant le site pour qu’il réponde aux besoins des visiteurs. C’est le concept du site ou encore son public site qui doit être changé.

    Et attention avec les taux de rebond, il faut tout de même un échantillon important pour définir une tendance solide. Tout analyste web qui se respecte devrait connaître quelques règles de mathématiques pour comprendre le taux de confiance statistique.

  12. rveur23 - 9 Feb 2010 #

    « Qu’il programme et qu’il laisse la job de design aux grandes personnes. »

    Je trouve cette phrase pleine de mépris. « Qu’il laisse la job de designs aux designers », ok, mais “au grandes personnes”, ca ridiculise le travail de programmation… l’un ne va pas s’en l’autre… mais bien souvent, le design est dépendant de la programmation, et non l’inverse…

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