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Salut! Moi c'est Steph, un gars professionnellement libre. Plongé dans les interwebs depuis 1991, j'aime bien mettre une dose de business dans mon bol de projets Web. » En savoir plus.

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Hébergement et serveurs dédiés

Le « user generated content » commence par soi même

Le « user generated content »  (UGC) ou en français, le contenu généré par les utilisateurs, est plutôt la mode ces temps-ci. Des sites comme Digg et Youtube valent des fortunes grâce à ce modèle. Et les versions similaires poussent comme des champignons. On aimerait tous avoir son site UGC qui roule par lui-même. Vous savez, rester assis en regardant les chèques de Google entrer à la fin du mois!

C’est le genre de recette qui ne fonctionne pas dans le monde réel. Alors de ce côté, Internet amène de belles opportunités. Aussi bien en profiter lorsque ça passe. Malheureusement, beaucoup essaient, mais peu réussissent.

Tout d’abord, ce modèle est probablement aussi vieux que le web lui-même. Pourquoi mon site de rencontres 4adate valait une fortune en 1999? Sûrement pas parce que j’ai programmé des pages ASP avec une base de données! Non, parce que le monde attire le monde et qu’il y avait beaucoup de monde. Ainsi, j’ai fourni une plateforme aux internautes et eux, l’ont rempli de bon contenu.

Bien avant ça, Yahoo! avec son répertoire de sites web. Qui soumettaient les sites web? Les utilisateurs bien sûr! Bref, les exemples ne manquent pas.

Ce que je trouve toujours aussi bête après toutes ces années est de voir que plusieurs croient que c’est une recette magique. Ainsi, on n’a qu’à faire une plateforme quelconque pour un service quelconque afin que les utilisateurs affluent et nous remplissent les poches de chèques Google. C’était peut-être vrai en 1998. Ce ne l’est certainement plus aujourd’hui.

Avec toute la concurrence qu’il y a sur Internet, lancer un site web, UGC ou pas, demande des efforts et du temps. En premier lieu, le fondateur lui-même devrait s’impliquer à 100% et ce, à chaque jour.

Comme on le voit avec Digg où ce n’est qu’un maigre 100 personnes qui fournissent 50% du contenu, il est préférable de s’impliquer soi même et de donner le goût aux autres de s’impliquer également. Sinon, qui est assez dupe pour remplir les poches d’un autre sans que celui-ci ne veuille lever le petit doigt?

Le UGC a plusieurs avantages, le principal étant de faire travailler la force collective pour soi-même. En plus, généralement, c’est de la main d’oeuvre gratuite! Mais il a aussi l’inconvénient d’exiger une masse critique d’utilisateurs. Sans celle-ci, il n’y a rien à faire. Le site sera toujours boiteux.

Bref, avant de se lancer dans un site de UGC, demandez-vous pourquoi vous le faites. Si c’est pour attendre les chèques de Google en ne faisant rien, je vous annonce que ça ne marchera pas! Sinon, il y a d’autres moyens de faire croître un site sans le UGC comme se trouver des collaborateurs. Ça vaut peut-être la peine d’y réfléchir.

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Categorie: Web général One comment »



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1 commentaire to “Le « user generated content » commence par soi même”

  1. Vincent Gibara says:
    28 Nov 2006 at 8:17 pm

    Je dois dire que personellement, j’ai eu plusieurs expériences impliquant les utilisateurs et ce n’est effectivement pas toujours facile. Je tente, depuis plusieurs mois, de développer un nouveau site web, Ciné-horaire.ca. Ce dernier fonctionne bien, mais l’apport des internautes est minime pour le moment. Les internautes ont la possibilité d’ajouter des commentaires sur à peu près tout sur le site web, mais rare sont ceux qui le font. Évidemment, je ne me fis pas sur l’internaute moyen afin de fournir du contenu au site, puisque ce n’est pas là l’objectif initial du site web, d’autant plus que le contenu est quand même pointu… Actualités cinéma, fiches de films, bandes-annonces, etc. C’est pas mal de gestion de notre côté et on a des collaborateurs pour le contenu, sinon comment intéresser les gens ? Ça nécessite un peu de crédibilité. Un autre site toutefois se base uniquement ou presque sur la collaboration des internautes, Odio.ca. Il s’agit d’un répertoire de podcast francophones (plus particulièrement québécois). Lui est très petit pour le moment et mon implication dans le projet est limitée, donc le site survit, mais ne monte pas en flèche…


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