L’entrepreneurship selon les p’tites gardiennes
Elles ne s’en rendent pas compte, mais les p’tites gardiennes de 11-15 ans qui s’occupe de la marmaille pendant que papa et maman vont faire la fête sont de véritables entrepreneures.
L’opportunité
Pourquoi gardent-elles des mômes? Parce qu’elles savent qu’en échange de leur temps, elles recevront une compensation monétaire. Elles savent aussi que dans un quartier jeune, la ressource première (les mômes) est abondante.
L’offre de service
Elles préparent leur offre en pensant aux disponibilités, aux contraintes et aux demandes particulières. Elles s’assurent de pouvoir répondre au besoin des parents.
La négociation
On paie 3$ ou 5$ de l’heure? Elles apprennent à demander pour obtenir ce qu’elles veulent. Beaucoup d’adultes n’osent pas demander par peur de se faire dire non.
La mise en marché
Elles vont faire du porte à porte pour annoncer leur service. Elles collent des affiches sur les poteaux. Les plus braves font leur développement des affaires en personne, les autres laissent une carte dans la boîte aux lettres.
La qualité du service
Elles sont conscientes que la clientèle est fidèle quand les parents sont satisfaits. Offrir un service impec, courtois, poli et amusant pour les enfants est nécessaire.
Le rayonnement
Le gardiennage d’enfant est un service très viral. Toutes les mères parlent de leur gardienne aux autres mères. Les meilleures sont référées au voisinage alors que les moins bonnes ont leur carnet de commande vide.
La concurrence
Elles savent que si leur service n’est pas à la hauteur des attentes, une autre prendra leur place. La concurrence est vive. On peut même voir de l’intimidation entre gardiennes.
Bref, plutôt que de jouer aux poupées ou de flâner dans le parc, elles décident de se responsabiliser et de monnayer leur temps. Elles ne s’en rendent pas compte, mais ça les servira pour ce qui les attend dans quelques années.
Categorie: Entrepreneurship 6 comments »



avec les nouvelles normes de la CSN, d’ici peu elle serons syndiqué, donc ça sera pu 3$ ou 5$, mais bien 40$.
@olivier Mets leur pas des idées comme ça dans tête!
C’est ben souvent la maman qui pousse leur petite fille a garder. Mais une fois lancé la petite fille, comme tu dis, sont de vrai entrepreneure.
J’en profite pour dire que je déplore tes commentaires éditoriales sur le syndicalisme. Le syndicalisme c’est nécessaire. Et je ne pense pas pour autant que toutes les entreprises devraient se syndiquer. C’est comme le recyclage, l’égalité entre les hommes et les femmes, la lutte contre le décrochage scolaire, etc. Il faut toujours en faire la promotion car sinon cela tombe dans l’oubli et on risque de retourner à l’age de pierre.
Mais bon, je change de sujet. On s’en reparlera dans un billet exclusif sur la question.
Bon billet Steph,
un point ou je suis pas d’accord… ou bien ma blonde est pas normale : on parle de notre super gardienne à ceux qui n’en ont pas besoin mais PAS aux autres mères dans le quartier. On a benk trop peur qu’elle soit souvent prise ailleur!
@Albert En effet, ça prend un juste milieu. Trop, c’est comme pas assez.
@Luc Là tu vois, c’est que l’offre de qualité ne répond pas à la demande!
Les occasions sont nombreuses pour donner des leçons d’entrepreneuriat à nos enfants : gardiennage, vente de chocolat ou tout autre campagne de financement, tonte de pelouse, projet de voyage scolaire, etc. L’idée c’est peut-être de leur faire prendre conscience qu’ils sont en business afin d’augmenter leur confiance en leurs capacités entrepreneuriales.