
Savez-vous pourquoi les vrais experts du Web ne sont pas consultants? Parce qu’ils sont trop occupés à faire fructifier leurs connaissances qu’ils n’ont ni le temps ni envie de faire de la consultation.
À l’autre bout, il y a ces consultants qui ne font que de la consultation parce qu’ils ne seraient pas assez bon pour vivre de leur connaissances. Ceux-là sont des imposteurs. En effet, pourquoi se fier à quelqu’un qui n’a jamais mis ses théories et connaissances à l’essai?
Une anecdote du CLD
Un jour, alors que j’étais jeune et naïf, je vais au CLD pour avoir du financement. Le gars de l’autre côté du bureau me regarde de haut avec sa cravate cheapo et me parle d’un ton condescendant. « Ton projet marchera pas » qu’il me dit. Ha oui? Si t’es si fin-finaud que ça mon pote, pourquoi t’es pas dehors en train de faire des millions plutôt que d’être dans un bureau crappy avec un veston acheté à rabais? Je n’ai pas eu de financement au final.
Dire des buzz words c’est bien. Les comprendre, c’est mieux.
Ce consultant, comme bien d’autres, faisant semblant de savoir ce dont je parlais. Mais aux alentours de 2000, ça faisait 10 ans que j’avais un email et 5 ans que je faisais des pages Web. Lui? Il venait de s’inscrire sur Hotmail et achetait le guide papier des meilleurs sites Web… Le gars était bien bon pour coacher des wannabe entrepreneurs qui veulent lancer une boulangerie ou un dépanneur, mais pour un projet Web, il connaissait que dalle. Zéro.
On peut travailler ensemble. Ok. Mais vient pas juger mon projet si tu n’es pas capable d’épeler « Web » sans faire 3 fautes. Surtout que le type est tout frais sorti de l’école et que c’est sa première job. Ce n’est pas Warren Buffet qui me fait la morale, c’est « Chose là » sans crédibilité.
Et sur le Web?
De nos jours, ce genre de cas est tout aussi fréquent. Sur le Web, j’en connais des dizaines d’exemples. Un consultant frappe à votre porte? Demandez-lui son CV et ses réalisations. S’il affirme pouvoir nous aider à être meilleurs sur le Web, c’est qu’il a sans doute appliqué ses connaissances pour lui-même avant, right? Un vrai p’tit whiz aura passé des centaines d’heures à tester diverses tactiques de marketing, de SEO, de programmation, etc, pour voir comment la bête fonctionne. Un imposteur aura lu un livre et s’improvisera consultant.
Bref, on voit souvent d’ex-militaires et policiers devenir consultants pour des firmes de sécurité. Avec raison. Ces types savent comment ça marche. Iriez-vous engager un consultant en sécurité qui a 22 ans, qui n’a jamais voyagé, qui n’a aucune expérience concrète, mais qui a vu tous les films d’Arnold ou de Rambo? C’est pareil pour le Web.
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Est écoeurante la pic.
+1000 mon pote. J’ai connu ces situations ou tu t’adresse à un type qui en connait 200 fois moins et qui se permet de te faire des remarques “constructives” (plutot déconstructives ici ^^) et te décourage.
Des bureaucrates comme çà , tout frais sorti de l’école, y en a plein, trop même..
A bientôt sur Twitter (et oui je suis tes tweets :p) je viens juste de chopper celui de 15h17 !
tu parle de “spécialistes” en médias sociales qui n’ont qu’un ccompte facebook / twitter ?
ou de ceux qui disent faire du web, mais que leur site web est en table et statique, et quand tu check les infos de la page, la dernière mise-à -jour date de 2003?
Ou des spécialistes Web qui te disent que le monde veulent maintenant scrollé et que si ta page fait pas 20 pieds de longs, t’es pas à la mode ?
ou de ceux qui disent qu’un site sur cellulaire, c’est juste une mode…
Merci ! enfin !!
j’ai l’impression qu’en ce moment, la mode est a bloguer sur twitter comme bloguer sur les blog pouvait etre a la mode quelques annees auparavent !!
Et, ceux qui font cela se considerent alors comme experts sans aucune experience operationnelle, aucun contact avec l’entreprise, et le business a realiser derriere…
encore merci !
Merci pour cet article.
Le dernier paragraphe résume parfaitement la situation actuelle
Il y a un décalage incompréhensible entre les fonctionnaires qui attribuent des subventions et les entrepreneurs qui ENTREPRENNENT !
Sécurité vs audace
Analyse vs instinct
Calcul vs passion
C’est deux monde complètement différents !! Comment peuvent-ils nous aider ?!?!?
En effet, ces pseudo experts pullulent car lavoir un compte twitter et un site web clinquant ne leur donne pas d’expérience concrète. Dire aux autre quoi faire après avoir lu un livre et des sites américains c’est bien. Se mettre les mains dedans et faire avancer des projets qui, à première vue, apparaissent simples mais qui représentent tous leur lot d’embuches c’est encore mieux. C’est enrichissant. C’est ce qui fait avancer. Et, au rythme où avancent les choses dans le monde du web, j’ai plutôt tendance à faire confiance à ceux qui ont les mains dedans et non à ceux qui lancent leur page facebook et leur blogue en même temps qu’ils lancent un livre qui vise à aider les entreprises à devenir 2.0….
Mais peut-être que ces personnes font tout simplement un don de soi? Que l’argent ne compte pas pour eux et qu’ils ne veulent tout simplement que partager pour aider leur prochain.
Quoi, vous ne me croyez pas?
Vous avez bien raison…haha!
Ça me fait penser aux millions de sites qui existent et qui expliquent comment être RICHE sur le web avec la recette miracle…. ZZZZZzzzzz ennuyant!
Ou les autres sites d’expertes en référencement ou en marketing qui n’ont qu’une page référencée sur Google.
Les je sais tout sont légions, mais ceux qui “font” ont les voient moins, car trop occupé, ils sont en mouvement et ne stagne pas.
Comme dirait Maïtre Machin : Savoir n’est pas Être.
Salut, moi je dirais que l’atout numéro un du web est que l’on peut commencer un projet avec peu de moyen, comme par exemple un blog de niche. C’est sur j’ai l’impression que finalement le web n’est pas un eldorado mais l’expression de ce que l’économie réelle comporte comme lot de mauvaise idée, de mauvaise gestion d’entreprise etc. Finalement, le web a aussi ces troublions qui disent tout connaitre mais c’est comme un docteur qui vous osculte, il faut plusieurs avis. Donc je vois pas pourquoi un ENTREPRENAUTE va confier son projet dans les pattes d’une seule personne et ce, quelque soit son niveau de compétence car il n’y a pas de vérité toute faite sur comment mettre à profit l’immense réseau qu’est le web. Chacun sa merde… Et celui qui trouve la formule la fait vivre, et c’est pas dit qu’un copieur-cloneur arrive au même résultat….
Complètement incohérent comme point de vue. Les experts du Web ne sont pas consultants parce qu’ils sont trop occupés à faire fructifier leurs connaissances? Vraiment?
J’ai été employé plusieurs années et je suis maintenant à mon compte parce que je préfère ce style de vie. Il y a beaucoup plus d’incitatifs à se garder à jour comme consultant parce que les employeurs sont généralement plus exigeants envers leurs consultants et les attentes sont plus élevées.
Et quel rapport avec le CLD? Le type était consultant?
Des imposteurs et des incompétents, il y en a dans toutes les professions. Et ce sont parfois des employés, des patrons, des freelance et oui… aussi des consultants! Mais je crois pas qu’il y ait de généralité à faire ici…
Pierre Olivier: Les VRAI expert sont trop occupés à faire du “moolah” avec leur connaissances que d’offrir leur temps aux autres à salaire moindre.
Et ceux qui sont VRAIMENT bons et connus chargent des honoraires astronomiques qui vont justifier leur temps.
Quand tu as une business qui marche, c’est mauditement plus payant de t’occuper de tes affaires que d’aller donner ton temps aux autres.
Ce syndrome (qui est de la même source que celui du beau-frère) se retrouve partout. Évidemment, l’engouement en panique des entreprises à vouloir performer sur le web est un incitatif à ce que ces pseudo experts soient attirés par ce potentiel alléchant.
Il y en a de ce genre même dans le monde de la vente. Mon dernier billet était d’ailleurs une réponse à un commentaire d’un de ces consultants en vente qui était, pour tout vrai professionnel, aberrant!
Mais tu touches le bon point quand tu te demandes ce que le gars fait derrière son bureau au lieu d’aller faire son argent tout seul.
L’expertise et l’expérience du terrain sont les meilleures garanties de succès tant pour le spécialiste que pour son client. Le défi pour les “vrais” est de bien vendre cette expertise et surtout de quelle façon celle-ci peut se traduire en réels bénéfices pour votre client.
Ceci dit, je suis d’accord avec Pierre-Olivier: tous les consultants ne sont pas des imposteurs…
Qui a dit que tous les consultants sont des imposteurs? Je dis qu’un consultant qui ne s’est jamais mis les mains “dedans” ne vaut pas grand chose. Mon père est consultant en organisation du travail. Mais il a été gestionnaire pendant 35 ans. J’imagine qu’il sait de quoi il parle, non?
J’ai beau lire la théorie sur la mécanique des autos, je crois que le gars qui va démonter un moteur et le remonter 2-3 fois sera toujours meilleur que moi pour reparer une auto.
@Steph Alors il vaudrait mieux réécrire les deux premières phrases de ton introduction…
Y’a les consultants-imposteurs et puis y’a aussi les simili-experts. On s’en est déjà parlé d’ailleurs, Steph
Tu vois le genre d’expert Twitter qui fait 6 fautes d’orthographe en 140 caractères. Ou pire, j’en ai vu un dernièrement qui voulait vraiment faire le pro devant son boss et il avait tweeté une fois, y’a 6 mois…Le “hic” n’est pas juste le consultant mais aussi le “client” ou le public qui écoute et se questionne pas sur les fondements de l’expertise de l’individu. Dans ce cas-ci, si le boss avait googlé le nom de son employé, il aurait vu que le gars avait juste lu sur le sujet, sans rien de plus.
Ah oui, moi aussi j’adore la photo!!!
Effectivement, les deux premières phrases donnent le ton, disons.
Et ça donne le goût de demander à Steph : “Dis donc, tu sais comment tu réussis à payer 3000$ de salaire par jour à ta gang? En gardant tes clients ben ben contents. Et penses-tu vraiment que les clients ne sont pas exigeants envers nous?” (Et le pire c’est que finalement on profère effectivement les clients exigeants.)
Ce n’est pas tous les gens qui ont le goût de monter leur propre entreprise.
Ou pour présenter l’autre côté de ce point de vue : pour certains, le succès de leur entreprise est justement d’aider des clients exigeants performer sur le web. Ce n’est quand même pas si pire, non?
Même si j’aime beaucoup vous lire, je trouve souvent que vous y allez fort dans le choix de vos mots et dans le ton condescendent que vous employez. J’abonde dans le sens de Pierre-Olivier, on ne peut pas mettre tout l’monde dans le même panier, et je ne vois en effet aucun lien avec le gars du CLD. Beaucoup d’employés vont finir par stagner, alors que les consultants sont la plupart du temps appelé à se perfectionner pour rester dans le coup. Je travaille pour une boîte de services-conseils en TI, et laissez-moi vous dire qu’il est beaucoup plus fréquent de rencontrer des personnes extraordinaires, qui ont choisi de travailler à leur compte à cause de toute la liberté (dans bien des sphères) que ça leur procure, que des incompétents. Ceux-là finissent d’ailleurs la plupart du temps comme employé!
Et puis, on peut très bien être un expert et faire fructifier les idées des autres, sans avoir nous même l’idée de départ, non?
Je pense qu’ici, Stéphane faisait référence à un certain type d’expert et consultant (tout comme moi d’ailleurs). Il est clair qu’il ne faut pas tout mettre dans le même panier.
Je connais des gens hyper qualifiés qui sont très généreux de leur savoir, des connaissances qu’ils maîtrisent et rendent disponibles.
@Pierre-Olivier et Lyne Je parle principalement des gens de Web, mais ça s’applique à tous les domaines. Mon exemple en sécurité dans la conclusion résume bien ça. Les gens qui sont vraiment bons sont souvent à leur compte. Moi qui suit un employeur, j’ai bien de la difficulté à trouver et recruter des gens compétents. Ceux que je connais et qui m’intéressent sont à leur compte et ne changeraient pas pour une job. Bien sûr, un expert en physique nucléaire qui veut lancer son entreprise aura des barrières à l’entrée nettement plus grandes que le spécialiste SEO! Et c’est justement les barrières à l’entrée pratiquement inexistantes qui fait qu’on voir autant d’imposteurs sur le Web.
Évidemment, je pèse des fois forts sur le crayon, mais si j’étais d’un beau ton tout gris pâle, est-ce que vous me liriez? Je crois au « Bloguer pour faire réagir »! Et c’est plaisant de lire tous vos commentaires
@Denis Je ne sais pas si je saisi bien ton commentaire, mais en effet, ce n’est pas donner à tous de se lancer à son compte, compétent ou non. Mais le compétent partira avec une bonne longueur d’avance sur son collègue qui ne l’est pas ben ben. Avec des clients exigeants (et on sait tous les deux comment ils sont experts là dedans), aussi bien de savoir de quoi on parle.
Bref, mon point est que sur le Web, j’en croise beaucoup de charlatans qui se disent « consultant », « stratège », « conseiller », « expert-conseil », etc, mais qui n’ont pas de réalisation concrète pour le prouver. Vous je ne sais pas, mais moi je n’aurais pas trop envie d’être le premier client d’un nouvel entrepreneur en construction qui n’a jamais construit de maison. Mais d’être le premier client de celui qui a fait ses classes pendant 15 ans avec un autre entrepreneur? Oui.
p.s. Pour le gars du CLD, c’est un point marquant dans mon cheminement professionnel. C’est à partir de ce moment que j’ai décidé de laisser tomber la recherche de financement et d’aide au démarrage d’entreprise pour me débrouiller tout seul. Et depuis 10 ans, ça me va plutôt bien!