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Perdre son job n’est pas mortel

Published March 30th, 2009

Perdre son job n’est pas mortel. Dérangeant oui. Mortel non. Des gens de mon entourage vivent avec des mises à pied ou des horaires diminués depuis quelque temps. Principalement dans le secteur manufacturier et industriel quoiqu’aucun secteur n’est à l’abri. Une question qui revient est « Qu’est-ce que je vais faire si je perds mon job? ».

La foutue zone de confort

Je ne suis pas psychologue. Cependant, je sais que l’homme est une bestiole qui aime le confort, la sécurité et la stabilité. La fameuse zone de confort. Déranger ses habitudes place cette bête en état de stress. Puis, il y a deux façons de réagir. Celle où tout notre monde s’écroule et celle où on voit ça comme une opportunité.

La fin du monde

Soyons honnête. Passé le dérangement initial, la plupart des nouveaux chômeurs se seront repris en main, auront trouvé un nouveau job ou auront de nouveaux plans. Perdre son emploi n’est pas la fin du monde. D’accord, il n’y a rien d’amusant sur le coup, mais on fini par s’habituer et se rend compte que la vie continue. D’ailleurs, pour vous c’est un emploi. Pour le boss, c’est peut-être l’effort d’une vie qui est en jeu. Tout est relatif.

Opportunité?

En effet, certaines personnes prennent une mise à pied avec un grain de sel. Ils ont perdu un emploi, pas leur enfant! C’est le moment où jamais de faire cette réflexion sur notre carrière, prendre du recul. Certains réorientent leur carrière dans un autre domaine, d’autres retournent à l’école avec des programmes pour chômeurs. Une poignée vont prendre des vacances pour profiter de l’Assurance-Emploi qu’ils paient depuis des années.

Bref, c’est peut-être mon tempérament d’entrepreneur qui me rend plus à l’aise face à l’insécurité et l’instabilité, mais je suis convaincu que personne ne meurt d’une mise à pied. Puis, malgré les mauvaises émotions que ça amène, je pense qu’un an après ce dérangement, la majorité des gens sont plus heureux qu’ils l’étaient avant leur mise à pied. L’homme est une bibitte insécure oui, mais l’homme a cette grande force qui lui permet de s’adapter pour retrouver sa zone de confort.

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9 commentaires

  1. brem - 30 Mar 2009 #

    C’est platte, mais c’est comme le reste, à force de se faire mettre à pied, on s’habitue…

    Mais ce n’est jamais plaisant quand on se fait retirer notre petit confort. C’est comme si qqun un matin pendant que tu dors décidait d’enlever les draps du lit… Ça froisse… plus moyen de se rendormir, c’est froid.

    Ceux qui sont les plus malheureux ce sont les travailleurs utlra spécialisés. Ceux là ont plus de difficulté à se replacer dans le même domaine et vivent ça comme un échec cuisant. En tant que programmeur, mes options sont plus grandes, ça me permet de me replacer relativement rapidement. Sauf que ça n’est pas toujours un job intéressant. Mais pour retomber sur ses pattes, c’est correct.

  2. Jean-Marc Langevin - 30 Mar 2009 #

    Je suis assez d’accord avec toi que perdre son travail ce n’est pas la fin du monde, c’est souvent même une opportunité de trouver mieux.

    Mais il reste que ce n’est pas tout le monde qui ont un degré élevé de resiliance ou une haute estime et confiance en eux-même. Je leur suggère donc : fonctionnaires … :)

  3. Je suis plutôt d’accord dans l’ensemble.

    Toutefois, si la période sans emploi se prolonge, la zone d’inconfort commence quand même a devenir assez dur a vivre, et il y a de grands moments de remise en question … ce qui n’est pas fun du tout!

  4. Quand t’es en zone précarisée, que c’était la seule boite qui tournait des 100kms alentour, que t’as des crédits sur le dos pour ta maison, ta bagnole, des gosses à nourrir … t’es quand même mal dans ton slip. Surtout que le ‘confort’, tu l’avais déjà pas avant car tu étais payé au SMIC.
    Pire tu es cinquantenaire, là t’es dans la mouise, pour de bon.
    Alors oui, on peut rebondir, certains y arrivent, mais combien vont faire “splash” et restés collés au sol ?

  5. Steph - 30 Mar 2009 #

    @Phil D’accord, mais c’Est un scénario apocalyptique que tu nous décris! Généralement, la vie est moins difficile. Enfin, j’ose croire!

  6. Imbru - 30 Mar 2009 #

    Je suis totalement d’accord avec ton billet. Je suis bientôt au chômage, mais je vois ça comme une opportunité à voir d’autres horizons que je n’aurai peut être pas découvert en restant dans ma boîte.

  7. monami - 30 Mar 2009 #

    Perdre son job n’est pas la fin du monde et pour avoir passer par là je peux vous dire que perdre son enfant non plus. Mais quelle douleur…
    Perdre sa job à 20 ans c’est presque rigolo. Perdre sa job à 20 ans avec enfants à charge et quelques comptes en retard; on rit déjà moins. Vous êtes plein d’enthousiasme Stéphane et votre blog est agréable à visiter. Je m’y suis abonné pour ne rien manquer.
    À la prochaine, Monami,le gros chat expérimenté.

  8. Perdre son job n’est pas la fin du monde, mais quand on a des traites à échéances régulières c’est tout de suite plus difficile.

    De plus, perdre son job c’est perdre un peu de sa dignité. Tout n’est pas qu’économique, il y’a aussi beaucoup de psychologique là dedans.
    Se sentir inutile, jeté, vidé, etc… C’est très difficile pour tout le monde, et d’autant plus que le temps passé dans l’entreprise a été long.

  9. LEADSExplorer - 2 Apr 2009 #

    On a toujours peur pour être licencié.
    A vingt ans t’es plein d’espoir et on casse le rêve.
    A trente ans les jeunes mariées se demandent comment continuer.
    A quarante ans les enfants consomment tellement.
    A cinquante ans tu ne crois plus à redémarrer.

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