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Professionnels du web : les « experts » se multiplient et/ou ne savent rien de particulier

 

Dans le merveilleux monde du web, les « experts » se multiplient et/ou ne savent rien de particulier. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est mon professeur de marketing dans une discussion sur le blogue de Yannick Manuri à propos des abus de confiance ou les tarifs très élevés.

Je suis totalement en accord avec cette petite phrase qui en dit long. Pour quelqu’un connecté dans le milieu, je vois plein de gens, des bons et des moins bons qui se disent experts. Expert en SEO, expert en architecture web, expert en développement, expert en commerce électronique, expert en çi, expert en ça. Grosso-modo, expert du web.

Qu’est-ce qu’un expert du web?

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un expert? Un expert, c’est quelqu’un qui possède un haut niveau de connaissances ou d’habiletés dans un domaine précis. Notre expertise est généralement fonction de notre expérience. Ça va de soi, on n’est pas un expert en finances parce qu’on a fait un budget. On est expert parce qu’on a plusieurs réalisations concrètes et pertinentes à notre actif. Pour le web, c’est la même chose.

Le manque de structure

À mon avis, que n’importe qui s’improvise expert, à tort ou à raison, vient du fait que ce domaine est relativement nouveau et non structuré. Par exemple, qui doute des compétences de quelqu’un qui a légalement le titre de médecin, pharmacien, avocat ou ingénieur? Personne parce qu’on sait que pour avoir un tel titre, il y a une formation et une acquisition de connaissances clairement déterminées.

Mais pour les gens du web? On retrouve des experts aux profils très différents. Des gens d’administration, des livreurs de pizza, des informaticiens, des gens du tourisme, des gens de communication, des philosophes, des artistes, etc. Il y a des diplômes professionnels, collégiaux, universitaires ou gradués. N’importe qui peut s’auto-proclammer expert du web en fait.

Ça s’en va où tout ça?

Résultat? Les clients font affaires avec n’importe qui avec des bons résultats pour les chanceux et des moins bons pour les autres. C’est difficile de différencier les bons experts des mauvais experts. Imaginez s’il y avait autant de pseudos experts en médecine ou en ingénierie?

Tout ça me touche personnellement depuis des années alors que je suis en compétition avec Bob, le livreur de pizza, qui a des tarifs 5 ou 10 fois moins élevés. Aux yeux du client, ce type est aussi informaticien que moi parce qu’il a un ordinateur et un courriel. Peu importe les diplômes ou l’expérience, l’autre type est meilleur marché. On connaît la suite : Bob a le mandat, le conçoit et le développe tout croche et finalement, le client paie 10 fois plus pour un produit qui fonctionne peu ou pas du tout.

Il reste encore du chemin à faire avant que ce domaine se professionnalise et que l’on puisse assurer une qualité. Je vois ça comme les médecins, avocats et ingénieurs avec chacun leur champs d’expertise (ingénieur en bâtiment, médecin cardiologue, avocat en droit criminel, etc). Plus ça va, plus les systèmes informatiques, sur le web en particulier, deviennent critiques où une petite faille peut avoir d’énormes conséquences. Il faudra alors que ça soit de « vrais » experts qui s’occupent de l’architecture, du développement, de la sécurité, du marketing, etc.

Qu’en pensez-vous? Y a-t-il trop « d’experts » du web? Comment assurer un haut niveau de qualité et diminuer le nombre d’amateurs?

**
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Categorie: Articles - Réflexions, Web général 17 comments »



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17 commentaires to “Professionnels du web : les « experts » se multiplient et/ou ne savent rien de particulier”

  1. Samuel says:
    10 Dec 2007 at 5:36 pm

    Je veux pas être platte, mais si t’es pas capable de faire valoir tes expertises versus celles d’un Bob, il y a un problème. Soit que c’est ton approche, soit que de toutes manières tu ne voudrais pas le client qui prend Bob comme expert. C’est peut-être un peu des deux.

    Ça me rappelle au bacc, j’avais deux bon amis, dont un très brillant. C’est lui qui nous expliquait toujours tout. À l’examen, c’est toujours le “moins brillant” qui avait des meilleures notes, ce qui frustrait l’autre. Mais je me disais dans ma tête, “si c’est vrai que tu comprends tout, comment ce fait-il que tu n’aies pas tout bon?!”

    C’est un peu la même chose pour ton problème. Si c’est vrai que tu es un expert au milieu d’un mer d’amateurs, logiquement, tu ne devrais pas avoir de difficulté à faire valoir ça. T’adresses-tu aux bons clients? Comment mets-tu en valeur ta crédibilité, ton expertise? Est-ce que tu fais trop de choses, ce qui t’empêche d’envoyer un message clair à ceux qui te regardent aller qui dit “voici, c’est ça que je fais, c’est ce que je peux vous apporter.”

    Si je peux me permettre un avis bien personnel et constructif, je pense que ma dernière question est une piste de solution. Avant de diversifier, à mon avis il faut creuser, creuser et creuser un sujet donné pour réellement être un expert. C’est de cette façon qu’on se forge une identité d’expert. Je ne prétend pas le faire moi-même. Mais les profs que je côtoient à l’université et qui sont reconnus comme des experts dans leur domaine ont tous pris cette approche: hyper-spécialisation afin d’apporter des contributions dignes de mention, puis diversification.

  2. stephne gauvin says:
    10 Dec 2007 at 6:04 pm

    pas vraiment d’accord avec Samuel. Le problème est du côté des acheteurs.

    Stéphane (Guérin) écrit clairement que “le livreur de pizza” n’a PAS de bons résultats. Le problème est que l’acheteur n’est pas capable (ou ne veut pas se donner la peine de) faire la différence avant. Ce qui fait de l’industrie un terrais propice à la prolifération de charlatans. Ce qui augmente la proportion de charlatans dans l’industrie. Ce qui augmente les chances de discréditer l’industrie.

    Un défi majeur est la très grande difficulté de générer de la vraie expertise dans le domaine ultra-dynamique qu’est le web. L’université Laval a été l’une des premières (avec Carnegie Mellon) à offrir un MBA sur le eBusiness. L’expérience est mitigée. Aujourd’hui le programme ne se distingue plus vraiment du MBA en Technologies de l’information. Pour des raisons qu’il ne serait pas vraiment utile d’exposer ici. Ceci dit jetez un oeil ici:

    Berners-Lee propose de développer un curriculum Web Science, à cheval entre l’ingénierie et la sociologie.

    Vraiment intéressant.

    Et je dirais aux acheteurs de services web – un individu qui détient un MBA eBusiness, ou un Masters WebScience n’est pas forcément un expert. Mais ce n’est très probablement pas non plus un charlatan.

  3. Steph says:
    10 Dec 2007 at 7:00 pm

    @Sam Évidemment, j’ai de la misère à bien communiquer et c’est connu. Je blogue d’ailleurs pour essayer d’être plus clair! ;) Ce que je voulais dire avec Bob, c’était plus un exemple pour illustrer combien de personnes sont en compétition avec le neveu du boss qui a 9 ans. « Pourquoi je paierais 15 K$ pour pour mon site web si mon neveu me le fait en échange d’un repas au McDo? ». Après tout, une page web c’est une page web!

    Puis tu as raison, je ne veux pas d’un client qui cherche un service bas de gamme et bon marché. Par contre, ce genre de client existe parce que n’importe qui peut offrir n’importe quoi. Pourtant, ils sont d’accord quand on leur demande pourquoi ils n’optent pas pour un avocat à 30$ de l’heure pour les représenter au lieu d’un à 200$. ;)

    Pour le reste, c’est assez dur d’être spécialiste dans un domaine que je n’ai pas envie de me dire expert dans tout. J’ai une bonne vision d’ensemble des affaires électroniques qui me permet de bien conseiller par contre. C’est probablement une spécialité en soi.

    Stéphane (Gauvin) a bien compris pour la pizza. Souvent, ces clients reviennent nous voir après de mauvaises (et coûteuses) expériences. Sauf que là, ils sont échaudés et non plus confiance en personne. Je l’ai vécu quelques fois et je pense que tout le monde serait plus heureux si on sautait l’étape des charlatans.

  4. Samuel says:
    10 Dec 2007 at 7:11 pm

    On peut s’en laver les mains et dire que c’est la faute aux acheteurs… mais quand il y a un problème, c’est toujours la faute aux deux partis tant qu’à moi. Et comme on ne peut travailler que sur nous-même, c’est l’approche que je préfère, plutôt que de dire que les acheteurs n’y comprennent rien. C’est normal qu’ils ne comprennent pas ce que vous faites, vous êtes à la fine pointe de la technologie! Mais les gens d’affaires avisés sauront reconnaître votre crédibilité par vos réalisations, vos références, votre charisme, etc. C’est ce qu’ils font pour pleins d’autres sous-traitants ou partenaires. Le web n’est pas le seul domaine ultra-dynamique.

    Je ne comprend pas le fondement de l’affirmation “plus il y aura de charlatans, plus il en aura”. Je pense plutôt que la prolifération de charlatans est un cycle qui se résorbera de lui-même et non l’inverse.

    L’idée d’une science du web est en effet intéressante dans le contexte actuel. Ça ferait certainement un programme intéressant. Vous travaillez là-dessus à Laval?!

  5. Steph says:
    10 Dec 2007 at 7:30 pm

    Bien sûr que la faute revient aussi au vendeur. Et plusieurs ne se font pas arnaquer non plus. Ils voient plus loin que le prix. Heureusement!

    Mon point était vraiment plus sur la structure, l’organisation de la profession. Peut-être qu’il n’y a pas matière à profession, mais quand les gens investissent des milliers et/ou des millions, que des systèmes deviennent critiques avec des données personnelles en jeu, il y a lieu qu’un vrai professionnel s’y attarde.

    Bref, autant qu’un ingénieur doit signer les plans d’un pont (même si le contremaître sait comment), qu’un médecin doit signer l’analyse d’une radiographie (même si le technicien a vu le problème), je pense qu’il devrait y avoir un informaticien qualifié pour beaucoup de projets web.

  6. Samuel says:
    10 Dec 2007 at 7:45 pm

    OK, on s’entend!

  7. S.Hamel says:
    10 Dec 2007 at 9:19 pm

    En partant, si quelqu’un se présente à moi en me disant qu’il est expert, je sais qu’il ne l’es pas! On ne se proclame jamais expert, c’est une attribution que les autres nous donne!

    Il y a l’expertise qui s’acquiert avec l’expérience. Par exemple, un cheminement de carrière pertinent et des réalisation solides. Ceci dis, il y a quelqu’un qui m’a approché en me disant “le Web Analytics c’est cool, j’ai découvert le Web il y a 1 an et j’voudrais faire comme toi”… Rien contre le gars, mais il y a quelque chose qui m’échappe dans son argument!

    Il y a aussi l’expertise qui est reconnu par les diplômes (entre autre le eBusiness MBA), l’implication et les réalisations.

    Mais dans le fond… “so what” si il y a du monde qui débute, avec toute la bonne volonté qu’ils ont, et des entreprises qui pensent sauver en engageant Roger le beau-frère? La tarte est assez grosse et il ne faut pas oublier les 5 P du marketing:
    - c’est quoi ton produit? (ton offre de service), généraliste en affaires électroniques? On est plus à l’aire du Webmaster qui sait tout et fait tout! Tu vise faire de la stratégie? Lâche le développement, ou vice-versa. Sinon tu ramassera des entreprises qui pensent justement trouver le tout-en-un dans la même personne. Moi c’est strictement l’analytique web (bon, ok, et un trip de développement dans mes temps morts! qui sont rares!)
    - comment tu te positionne dans le marché face aux ti-clins? Je ne sais pas pour toi, mais moi j’ai choisi volontairement de ne pas m’attaquer de front à l’aspect marketing/SEO de l’analytique, mais plutôt à l’optimisation des processus. Justement parce qu’il y a trop de ti-clins en marketing/SEO!
    - ton terrain de jeu, c’est la région de Québec, le Québec, la Canada, l’Amérique, le monde? Ton terrain semble être la région de Québec. Sachant que le Québec fourmille de PME qui n’ont pas de très gros moyens, tu te frotte inévitablement au ti-clins. Moi j’ai choisi le monde, et tant mieux s’il y a des entreprises au Québec qui ont besoin de mes services.
    - le prix… ha… le prix… 50$/hr? 75$ 100$ 150$ 200$ PME, probablement 50 à 75$ max. Je me garde une petite gêne pour mon taux ;)
    - promotion… ton blogue est surement un bon véhicule, Yulbiz Québec, iMinr, Tout le monde en blogue, Manches courtes… cibol! T’es tellement actif qu’il doit bien y avoir du monde pour te voir comme un expert! Moi le premier! Pour moi, mon blogue, mon implication dans la Web Analytics Association, les rencontres Web Analytics, être conférencier… pis j’ai toujours pas de cartes d’affaires!

    Amicalement,
    Stéphane Hamel

  8. stephane gauvin says:
    10 Dec 2007 at 10:18 pm

    juste pour clarifier un truc sur l’expertise.

    Par définition, quand on embauche un expert (ex: avocat, médecin, comptable, architecte, ingénieur) le client n’est pas capable de déterminer la compétence juste en parlant avec le prestataire d’expertise. C’est pour cette raison qu’on a créé l’ordre des professions. Pour qu’une organisation externe certifie l’expertise. Pas parfait mais mieux que rien.

    Et quand je parlais de cercle vicieux — je veux dire que dans une industrie où il est pas facile d’identifier les fraudeurs, ben c’est justement que les fraudeurs vont être tentés d’aller. Et quand la proportion de fraudeurs est élevée, les acheteurs délaissent l’industrie.

  9. luc prévost says:
    11 Dec 2007 at 7:02 am

    L’expertise est une réputation qui se mesure aux résultats.
    On connait la réputation de quelqu’un.
    On ne peut la reconnaitre qu’après l’action de l’expert.
    Et encore. Un bon résultat ne signifie pas qu’on aurait pu faire mieux.
    Un mauvais résultat n’explique pas tout également…

    Dans un domaine aussi débridé que le web, les “hedge funds”, voici un article sur la valeur des diplômes.

    dealbook.blogs.nytimes.co...quity-alter-mba-decision/

    Pourquoi pas un wiki sur la façon d’acheter de l’expertise ?
    En quelques semaines, nous pourrions tous être plus “expert” en la matière.

    luc

  10. Stéphane Gauvin says:
    11 Dec 2007 at 9:20 am

    j’aime bien l’idée de wikis sur l’expertise. Si Steph veut lancer le truc, je collaborerai volontiers. Oui, comment embaucher un expert serait intéressant. Mais il serait possible d’élargir pour construire l’expertise comme tel.

  11. Steph says:
    11 Dec 2007 at 9:23 am

    Bonne idée en effet. Mais si je lance un tel truc, Stéphane Hamel va trouver que j’en fait vraiment trop ;)

    Sinon, une question qui me vient en tête serait de comment rentabiliser cet effort. Par des mandats indirects?

  12. Sylvain Carle says:
    11 Dec 2007 at 9:58 am

    Pas pour faire une plogue (ok, ok, c’est une plogue!) mais le wiki créé par l’alliance internet (groupe de travail de l’alliance numérique – wiki.allianceinternet.ca) a été suggéré (par votre pas si humble serviteur) exactement pour ça, ainsi que la “charte des bonnes pratiques” en construction sur ledit wiki.

    C’est un “work-in-progress” dans le vrai sens du terme, mais le lieu, les outils et la volonté est là. L’idée d’une liste de discussion par courriel aussi d’ailleurs. Dites-moi ce que vous en pensez!

  13. Stephane Gauvin says:
    11 Dec 2007 at 10:54 am

    ai jeté un oeil sur le wiki alliance Internet. Pourquoi pas. Mais il me semble que le “véritable outil” doit prévoir des mécanismes de dialogues multiples.

    Le problème des wikis est qu’ils supportent mal des conversations.

    ma suggestion serait plutôt de créer un réseau de blogs spécifiques, reliés par un truc comme disqs. Mais ça ne va pas atteindre la masse critique.

    Je pense que si quelque’un comme Steph (Guérin) alimente le débat par des billets, ses abonnés vont réagir (comme maintenant) et éventuellemenet structurer leurs arguments. Dans leur propre blog? dans un espace adjacent?

    À titre d’info: http://fr.wikipedia.org/wiki/Expertise
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Expert

    nul

  14. arnaud philippe says:
    11 Dec 2007 at 1:02 pm

    Salut à tous,
    je suis avec intérêt ton blog depuis quelques mois Steph depuis l’Ardèche en France, contrée paumée s’il en est (pas de train et pas d’autoroute, mais de beaux châtaigners et sapins!). Ce sujet de l’expertise m’intéresse, car je suis en reconversion professionnelle. Je viens de la finance/controlling et marketing, j’ai créé et développé une boîte de robotique avec des ingénieurs et j’ai dû arrêter car nous avons brûlé tout le cash avant de pouvoir industrialiser la bête après 4 ans d’une belle aventure…Une des seules options qui s’ouvrent à moi dans ma nouvelle région est de me lancer dans le développement web justement, ca me permettra de sortir de mes frontières géographiques.
    Alors, comme je déteste précisément les pseudo-experts et que je suis prêt à travailler dur, je voudrais savoir quel genre de formation il faut faire pour, non seulement devenir crédible pour les clients et acteurs du secteur, mais aussi et avant tout, devenir bon? Vaut-il mieux passer par une école reconnue (en existe-t-il en e-learning?) ou y-a-t’il des forums sur le net qui permettent de s’auto-former et de bâtir ses propres références?
    Enfin, je voudrais ajouter une remarque qui me vient de 2 copains développeurs qui m’ont dit la chose suivante : un problème fréquent sur le marché est qu’il y a plein de très bons développeurs, techniquement parlant, qui ne savent pas “écouter” les besoins de leurs clients, qui pondent de belles usines à gaz sans avoir communiqué correctement en amont auprès des futurs utilisateurs. Or, il manque de pros ayant cette fibre commerciale et capables de vraiment adapter leur produit aux besoins de leurs clients. Etes-vous d’accord avec cette analyse? Merci, désolé d’être si long et encore bravo pour ton blog.

    Arnaud

  15. Stephane Gauvin says:
    11 Dec 2007 at 2:06 pm

    Arnaud — il est certainemenet possible d’acquérir l’expertise en autodidacte. Le problème est que l’auto-apprentissage n’est pas vérifiable par l’acheteur. C’est là que les programmes officiels sont utiles (comme le MBA eBusiness que l’Université Laval offre).

    Un programme académique reconnu est une bonne garantie contre l’escroquerie. Mais attention! Des tas d’excellents experts sans diplômes. Les meilleurs possiblement.

    En France il y a les MIAGE. Je pense que l’université de Picardie offre un programme enLigne. Mais pas 100% certain. (et je pense avoir compris qu’ils sont en “mouvements sociaux” présentement.

  16. Jean-Sébastien Legault says:
    12 Dec 2007 at 10:03 am

    Un expert, si on réfléfit bien, c’est quelqu’un qui connaît presque tout sur presque rien…

  17. Martin says:
    12 Dec 2007 at 7:04 pm

    En matière d’experts web, je crois que deux spécialités ont la cote : l’expert en référencement et l’expert en développement web. Dans un cas comme dans l’autre, la compétence est inexistante et les tarifs sans rapport avec la réalité.

    Parfois, je m’amuse à lire les présentations de certaines petites structures spécialisées dans le développement web et qui s’improvisent alors tout et n’importe quoi, notamment en matière de référencement. Déjà, en développement web, experts, souvent dans des technologies open source, ils maîtrisent tout. C’est fou ! La liste des technologies “maîtrisées” est aussi longue que mon bras ! Si je ne lisais qu’un seul bouquin par technologie, j’y passerais l’année, alors que certaines de ces technologies n’ont pas un an, justement.

    Le pire est sans doute tous ces experts qui s’improvisent experts en référencement. Ils ont leur petite mafia de sites amis qui prétendent accepter des liens gratuits mais qui visent en réalité à créer des liens retours. Dans le cas d’un annuaire “réputé” en France, j’étais invité à placer sur mon site, en contrepartie du référencement de la page d’accueil de mon site sur une sombre page perdue de l’annuaire, pas moins de trois liens vers l’annuaire, et un lien vers un site tiers du même réseau. La fiche de mon propre site présente sur l’annuaire était construite de sorte à détourner le trafic depuis les moteurs de recherche vers mon site sur le site de l’annuaire, à savoir à maximiser le contenu de l’annuaire (fiche de présentation, flux RSS, liste de mots-clés, etc.) au détriment de mon site, tout à fait spolié de son contenu original. Evidemment, les newsletters, d’une quantité affolante, émanant de cet “expert” ne sont qu’une suite infinie de publicités de ses propres services, des logiciels affiliés et de sites partenaires.

    Bref, entre l’incompétence et la malhonnêteté de ces “experts” auto-proclamés, on ne peut qu’espérer que ce milieu va se structurer et permettre à la fois aux clients qu’aux prestataires de qualité de se trouver aisément à l’avenir…


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