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Salut! Moi c'est Steph, un gars professionnellement libre. Plongé dans les interwebs depuis 1991, j'aime bien mettre une dose de business dans mon bol de projets Web. » En savoir plus.

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Hébergement et serveurs dédiés

Régime de restriction calorique pour entreprise

Plusieurs entreprises Web font des coupures ces temps-ci (pour le décompte, c’est par ici). Surtout dans la Silicon Valley. Ralentissement économique oblige. Les VC ferme les robinets ce qui fait très mal aux boîtes qui ne sont pas rentables. Encore plus à celles qui ne génèrent pas de liquidités.

D’autres le font pour prévenir les bobos et pouvoir traverser la crise et s’en sortir vivant. Et c’est là que j’ai de la misère à comprendre : Ne devrait-on pas toujours gérer en radin? Surtout dans une startup? Principalement quand le cash-flow est couçi-couça et que les entrées liquides sont irrégulières?

Je me demande pourquoi une entreprise coupe 10%, 20% ou même 50% de son staff pour réduire les dépenses et assurer sa survie. Ça devrait être ça depuis le début, non? Si ces employés ne sont plus nécessaires aujourd’hui, pourquoi l’étaient-ils hier?

A moins d’avoir une encaisse à la Microsoft de plusieurs milliards, je crois que les startups devraient suivre un régime de restriction calorique pour entreprise. Ce régime est simple. Il ne faut seulement pas trop manger (de cash). Plus on mange (de cash), plus on est gras et moins on vit longtemps. Et à l’inverse, moins on mange (de cash) plus on vit vieux et en santé. La modération à bien meilleur goût!

Gros bon sens vous me direz? Plus facile à dire qu’à faire. C’est facile de tomber dans les marges de crédit et les dépenses inutiles. Qui veut d’un bureau meublé du vieux stock que le gouvernement a acheté en 1970? On veut le top et le plus beau. Mais ça vient avec un coût. Même chose avec tous les bénéfices marginaux, La cafétéria de luxe, le gym pour tous, la masseuse, la garderie, etc. Que dire des kossins inutiles comme des tasses à café avec la photo du boss dessus?

Bref, ce n’est pas en dépensant qu’on devient riche. Trop manger (de cash) est mauvais pour la santé.

**
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Categorie: N'importe quoi 8 comments »



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8 commentaires to “Régime de restriction calorique pour entreprise”

  1. JF says:
    17 Nov 2008 at 3:49 pm

    ouin je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi aujourd’hui frèrot

    D’abord comme tu le dis, à moins d’avoir l’encaisse de microsoft, ben la pme doit avoir des revenus pour survivre et payer ses employés… j’imagine que présentement, il est plus difficile de justifier des achats en TI à GM quand elle menace de faire faillite… donc pas d’acheteur des produits ou services de pme, pas de revenus.

    Et même du côté publicitaire… il y aura des baisses sur les tarifs parce que l’offre sera plus grande que la demande d’espace publicitaire en général et sur le web, en particulier.

    Voilà pour la partie revenu

    D’autre part, quand les affaires vont bien, il est légitime pour une pme de réinvestir une partie de ses revenus pour faire de la R&D ou pour se moderniser; tout ça pour développer de nouveaux crénaux ou pour ne pas se faire damer le pion par la concurrence… Pour faire tout ça, ça prend du monde. Tu l’as souvent dit, l’entrepreneur ne pas tout faire seul. Donc la pme engage du monde pour réaliser ses projets… Et là les revenus baissent… alors l’entrepreneur va couper dans les dépenses pour maintenir les bénéfices, sinon assurer la survie…

    Voilà pour les coupes d’emploi.

    Tous ça pour dire que ce n’est peut-être pas que la mauvaise gestion qui explique les chiffres que tu montres.

    C’est mon opionion ;o)

  2. Etienne Denis says:
    17 Nov 2008 at 5:39 pm

    Il ne faut pas oublier l’autre partie de l’histoire: les entreprises sont en concurrence pour attirer les meilleur(e)s candidat(e)s. Et même après avoir signé, le nouvel employé ne cesse pas de recevoir d’autres offres.

    D’où la tentation d’offrir des extras. Si les revenus tombent, on doit couper les extras. On doit aussi, des fois, laisser partir les employés.

    Autre explication : croissance rapide. Si tu maintiens une croissance de 30 à 60% par an, arrive un point où tu te rends compte qu’en réorganisant, tu peux faire le même travail avec moins d’employés. C’est plate, mais c’est ça.

  3. smartel says:
    17 Nov 2008 at 6:04 pm

    J’adore la philosophie de 37Signals, qui va pas mal en ce sens …. Prenez le temps de lire Getting real! pour ceux qui ne l’ont pas fait.

    Par contre, les emplois perdus en temps de crise ne sont pas “nécessairement” des emplois inutiles en temps normal.

    Et oui, il est normal d’être radin quand ça va mal mais de l’être moins quand ça va bien.

  4. Steph says:
    17 Nov 2008 at 7:21 pm

    Évidemment, il y a radin et radin! Sylvain se rappellera les bonnes vielles années 2000 où on pouvait engager un tas de monde alors que les entreprises généraient des pinottes en revenus.

    Pour le reste, bien sûr qu’un gym sert à attirer les meilleurs talents et ensuite vendre de meilleurs produits ou services. C’est de l’investissement en soi.

    Mais je ramene toujours ça dans le cas qui m’intéresse: les startups. Est-ce la priorité d’avoir un gym et la cafétéria dans notre première année? Quand la startup est rentable et profitable, d’accord pour le « gravy », mais pour ma part, je préfère miser sur l’environnement startup (qui coûte pas grand chose et c’est un plus pour des employés) plutôt que de dépenser en gogosses inutiles. Non?

    Je pense qu’une startup devrait se concentrer sur son produit initial et bien le vendre plutôt que de se lancer dans la R&D, investissements et autres dépenses à tous vents! ;)

  5. GuillaumeNC says:
    17 Nov 2008 at 10:18 pm

    Idem, je n’ai jamais compris où passent les millions des startups.
    Quand je voit qu’en France je peux me dégotter un serveur dédié puissant pour une poignée d’euro. Je veux bien croire que la bande passante coûte cher et tout le tralala, mais toutes les boites de 15/20 personnes n’ont pas des frais de fonctionnement de 3 millions de dollar par mois.

    Sauf qu’entre le patron qui veut rouler en mercedes, les bureaux qui doivent être bien situés, avec de grandes baie vitrées, une cafet’, et j’en passe, on ne favorise qu’une chose : la culture du gaspillage.

    Non, franchement, donnez moi 300.000 dollars et je monte une startup qui fonctionne. C’est sûr qu’avec des millions ça le ferait plus, mais c’est totalement inutile.

    Avant de montrer qu’on sait dépenser de l’argent, il faut montrer qu’on sait en gagner…

  6. Thierry Poitras says:
    18 Nov 2008 at 8:25 am

    Je pense qu’il n’y a rien comme une crise pour réveiller les gens et non les gestionnaires ne sont pas toujours vigilants. Penser le contraire est idéaliste, du moins si je me fis à mon expérience en TPME.

    Voici une vérité de Lapalice que trop souvent on oublie dans ce genre d’analyse: les gens ne sont pas que rationnel lorsqu’il gère leur businness. Un peu de pensée magique par ici, un brin de paresse par là, un soupçon d’attachement et d’émotion et on se retrouve avec plein de compagnies avec trop de personnel ou du personnel pas nécessairement adapté au besoin de l’entreprise.

  7. Stephane Gauvin says:
    26 Nov 2008 at 4:12 pm

    J’aurais 2 questions (puis une remarque)

    1) qq’un a remarqué un relâchement du marché de l’emploi en TI au Québec? Moi mes contacts semblent croire que c’est encore un marché tendu où on s’arrache les ressources.

    2) j’aimerais contacter des spécialistes TI d’expérience. On aura besoin de leurs opinions sur ce genre de questions — qq’un a des suggestions sur des moyens de se construire un échantillon représentatif? (on a des idées évidemment, mais bon :)

    –

    et le commentaire:

    Amusant que tu pointes sur Techcrunch. J’y vais relativement souvent pour essayer de voir comment les choses se passent. J’ai le souvenir de l’implosion de 2000-2001.

    Premier truc: les mises à pied ne sont pas le résultat de la réduction des activités d’aujourd’hui, mais des gestes posés pour demain. C’est l’équivalent de remettre la rénovation de la cuisine à l’an prochain, au niveau corporatif. Dans un climat d’incertitude tel qu’on le connait aujourd’hui, il est probablement sage de ne pas trop charger les chantiers. (en compact, l’opérationnel n’est pas touché, c’est le développement qui est reporté).

    Deuxième truc: vraiment bizarre comme situation. D’une part je ne vois pas comment ni pourquoi le secteur des TIs serait touché de plein fouet par ce qui semblait, au départ, être une crise strictement technique. Mais pour une foules de raisons, on anticipe maintenant un ralentissement important de l’activité économique. Ce qui me rappelle qu’en mars 2000, j’ai dit à un cadre que je m’attendais que le NASDAQ, qui était à 5000 point, ne puisse pas se replier sous les 3000. Ben c’est effectivement ce qui s’est produit, l’indice ayant rebondi du plancher de 3000 jusqu’a 4000+, au printemps 2000. (http://tinyurl.com/8gna9) Puis l’horreur s’est installée, le cours est tombé à 1500; hécatombe dans les entreprises techno. On est sous les 1800 aujourd’hui, 8 ans plus tard.

    Je ne serais pas surpris qu’on entre dans une phase de restructuration majeure dans l’industrie.

  8. Steph says:
    27 Nov 2008 at 7:43 am

    @Stéphane 1) J’ai eu vent que des projets ont été mis sur la glace chez les ministères et les assureurs qui sont de gros employeurs. Mais les ressources se font tout de même rares.

    2) Essaie Carl Frédéric chez iXMédia. Je ne serais pas surpris qu’il ait de quoi à dire!

    3) En effet, pour plusieurs, ce sont des coupes préventives. Mais pour d’autres, c’est la réalité qui frappe. Les VC coupent l’eau et les revenus sont nuls ou insuffisants.


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