Sortir de la boîte
« Think outside the box », ce cliché qu’on entend souvent, en management par exemple, s’applique aussi au web. En fait, ça s’applique à toute résolution de problème et il s’agit d’aborder un défi avec une nouvelle perspective, sans s’autolimiter par des barrières psychologiques. Le problème des 9 points est un bon exemple. Essayez de relier les 9 points avec 4 lignes droites, sans jamais lever le crayon. Si vous restez dans la boite, ça ne fonctionnera pas.
Dans un contexte de web entrepreneur, mettons dans une boîte tous les sites populaires et les dernières innovations. Celui qui pense dans la boîte regardera ce qui se fait et en fera une copie conforme ou presque. Faire un Digg-like dans telle niche. Faire un Youtube qui rémunère. Faire un réseau social avec X fonctions que Facebook ou MySpace n’ont pas. Bref, prendre un sac de chips au barbecue, ajouter du paprika et du sel d’oignon et dire qu’on a innové en réinventant la croustille.
Celui qui pense en dehors de la boîte essaiera de regarder plus loin. Beaucoup plus loin. Il prendra un problème qui mérite d’y réfléchir et qui n’a pas de solution satisfaisante. Il sera attiré par les problèmes du genre impossible à résoudre ou ceux qui n’intéresse personne… jusqu’à présent. Il a compris que si c’est populaire aujourd’hui, c’est déjà trop tard, le bateau est passé.
Un problème aujourd’hui n’est pas les épices à ajouter sur les chips. Un problème serait plutôt de créer des chips santé, hypocalorifiques sans altérer le bon goût original et que l’on pourrait manger à volonté (ça n’existe pas, croyez moi). Un autre problème qui peut rendre riche, c’est de trouver le moyen de décrire une image pour qu’une machine en comprenne le sens où les objets. Ça prendra plus que du Ajax pour résoudre celui-ci…
J’en parle parce que je tombe souvent dans ce panneau, sans m’en rendre compte. Je cherche la niche ou le moyen de réaliser un site à la sauce web 2.0 qui pourra attirer son lot de trafic et que je ferai du pognon avec. Ce n’est pas une mauvaise façon de faire de l’argent en soi. On peut ouvrir un restaurant et bien vivre sans avoir réinventé le sandwich. Par contre, ce n’est pas la meilleure façon pour devenir un nouveau riche du web qui aura fait des millions en 12 mois.
Pourtant, je sais très bien que c’est trop tard pour la mode des réseaux sociaux ou autre. Il fallait être là il y a 3 ans. Et même 5 ans. Aujourd’hui, il faut voir ce qui sera populaire dans 5 ans. Les investisseurs américains l’ont compris en finançant un tas de projets web. La plupart sont nuls et sans avenir, mais leur but est de trouver le prochain Google, le prochain Youtube.
Le truc alors? Quand j’ai une (autre) de ces idées, je prends une grande respiration, je vais boire un verre d’eau et après l’excitation où je me suis vu riche pendant quelques secondes, je me rends bien compte que c’est une autre idée nulle qui sera oubliée dans mon carnet d’idées. Puis je retourne à mes affaires jusqu’à ce que je tombe sur une réelle opportunité avec un réel problème qui n’aura pas de réelle solution simple et efficace.
Categorie: Articles - Réflexions, Entrepreneurship 10 comments »



héhéhéh mon cahier canada est rempli de ces idées qui m’aurait fait perdre un temps fou!
Tiens, mon cahiers est à vendre au plus offrant!
Peut contenir un fragment d’une bonne idée!
Et ce n’est pas tout d’avoir l’Idée du siècle. Il faut aussi la mettre sur la map avant que quelqu’un d’autre ne le fasse…
Il y a plus que de la compétition, c’est carrément la ruée vers l’or version Web. Tout le monde la cherche l’idée et tout le monde sait que “c’est sur le Web que ça se passe”. Je compte plus les gens qui m’entourent qui ont pour ambition de trouver l’idée et d’être enfin riche.
Ça du bon! Ça tient les neurones en action et c’est un très bon exercice pour l’imagination.
Selon moi “l’idée du siècle” ne se trouve pas comme tel, une idée en devient une “du siècle” parce que ceux qui sont derrière y croient et travaillent fort pour que leur projet fonctionne.
Il ne faut pas commencer un projet avec en tête qu’on a la recette miracle pour devenir riche. Pour réussir il faut travailler.
Je pense aussi qu’on peut quand même exploiter un concept, niche ou autre qui existent déjà. Il suffit de se creuser les méninges et de pousser un peu plus loin. C’est de cette façon qu’on sort de la boîte.
On entend beaucoup d’histoire cendrillon du web, YouTube etc… Il y a aussi beaucoup d’histoire qu’on n’entend pas qui sont moins sensationaliste, il y a beaucoup d’entrepreneur-web qui se sont mis riche, pas riche à craquer, seulement riche, ils ont améliorés leur situation de beaucoup grâce au web.
En tout cas pour moi être seulement riche ça m’irait!
Tu devrais lire “Mind of the Innovator: Taming the Traps of Traditional Thinking” sur ChangeThis (j’aime bien ce site!): http://changethis.com/37.01.MindInnovator
Et pour rire au sujet du nombre de startups qui sont des “me too”, vas faire un tour sur killerstartups.com… À travers toute la merde qui sort quotidiennement, il y a quand même quelques bons concepts.
Hum je reve deja des chips l’on pourrait manger à volonté!
Excellent post Steph!
A l’époque ou youtube a été créé, je suis certain que de nombreux développeurs ont eu la même idée. Mais ça coute cher de partir ce genre de site, avec la bande passante énorme que ça consomme.
Donc l’idée ne suffit pas. Il faut avoir les moyens financiers. Et ça va devenir de plus en plus vrai car les technologies web évoluent et deviennent de plus en plus complexes. Le “développeur solitaire” va devenir une espèce en voie d’extinction.
Le problème c’est que même en pensant en dehors de la boîte on y retombe dedans fatalement, quand on voit que le projet qu’on a lancé n’est compris par personne d’autre que nous-mêmes. Du coup, pour se remotiver et masquer notre échec (et surtout nous voiler la face), on lance un autre projet qui colle aux habitudes des internautes.
Des idées hors boîte, j’en ai, mais…
Qui a 10 M$ à me prêter ?
Une idée n’a aucune valeur. Ya aucun marché pour les idées. Essayer de vendre une idéee géniale à un capital risqueur.
Essayer de vendre une idée à qui que ce soit.
Tout est dans l’exécution… Même d’une idée banale. Google n’a même pas le mérite d’avoir réinventé l’idée du moteur de recherche. Il a simplement planté le clou d’un moteur de recherche efficace et a développer une infrastructure sans pareil devenu aujourd’hui la pierre angulaire de sa puissance.
Le publicité pay per clic, vous me disez ? Encore là ils n’on t absoluement rien inventé… Simplement exécuté à la perfection une idée développé par Overture maintenant propriété de Yahoo.
Les idées n’ont aucune valeur. Exécuter à la perfection les idées de nulles de nos cahiers Canada avec conviction et passion… Voilà ce qu’il nous faut faire et cesser d’en discuter!
J’ai trouvé une idée il y a trois ans. J’avais un problème au niveau de la technologie que je ne maîtrisais pas. J’avais aussi une problématique avec la responsabilité civile impliquée dans le projet. Puis à force de trop y penser, j’ai presque tout bousillé. Prenez l’exemple d’une montagne russe. Au départ, mon idée était en bas. Puis j’ai rajouté du “gravy” tout autour pour me rendre compte, rendu en haut, que j’avais le vertige. Je me suis tout simplement remis les pieds sur terre, remaniée mon offre et simplifié les choses. Tout comme Yan l’a mentionné plus haut, il faut y croire et travailler fort. À part quelques détails près, la planification est presque complétée. J’ai deux enfants et je sais ce que c’est la naissance. Mais tout ce prépare à deux. Mais voir naître, ton entreprise, en ayant pensé à presque tout, c’est vraiment grisant. Si vous avez une idée, “faites-vous peur” avec. Puis viendra le temps de tout mettre en oeuvre.
Vive l’entrepreneuriat.