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Swammer : De l’innovation bien québécoise

Ou française? Swammer a été créé au Québec, mais le fondateur et un de ses potes sont français. Alors on parle d’innovation franco-québécoise?  Le meilleur des deux continents?

Mais bon, que ce soit français, québécois ou les deux, un fait demeure : Je suis resté très impressionné par Swammer. J’ai rencontré ces sympathiques personnages lors d’une rencontre du Web Analytics Wednesday.

Qu’est-ce que c’est au juste? En cette période d’élections françaises et québécoises, tout le monde entend parler des sondages. Un sondage est l’interview d’un échantillon de personnes sur lequel on se base pour établir un portrait de la réalité. Ainsi, si l’on sonde 1000 personnes d’un échantillon aléatoire, on a de bonnes chances de penser que la réalité n’est pas trop loin.

Swammer quand a lui, n’est pas un truc de sondage. C’est un outil de veille stratégique qui surveille l’image et la notoriété d’une organisation ou d’un sujet à un instant donné. Les masses d’information sur le web sont analysées et traitées pour en faire ressortir des tendances et des connaissances.

So what?

En analysant ce qui se dit sur le web, Swammer dresse un portrait des intentions de votes des québécois :

Ce résultat, comparé à un sondage classique (Sondage Léger Marketing) :

Ainsi, on obtient des résultats très fiables seulement en regardant ce qui se dit sur le web. Plus rapide et moins coûteux qu’un sondage. Cette comparaison est inévitable pour bien comprendre ce que c’est et pour valider la fiabilité.

Mais Swammer m’impressionne beaucoup plus que ça. Avez-vous idée de l’algorithme derrière ça pour collecter, analyser et synthétiser autant d’informations? Sans parler que tout ça se fait en quelques secondes!

Imaginons toutes les possibilités d’un tel outil pour une compagnie mondiale qui veut surveiller quelle image elle a à travers les différentes régions du monde. Par exemple, que feriez vous sachant que vous êtes associés aux termes fraude et médiocrité?

Une autre utilité d’un tel produit? Par de l’analyse prédictive, Swammer nous donne une image du futur. Par exemple, si l’on analyse le secteur boursier, ne serait-ce pas amusant de savoir quelles actions se vendront à fort prix ou lesquelles perdront de la valeur dans les prochains jours?

Quand je parle innovation, c’est de ça que je parle: Créer un truc qui semble dur à croire, le réaliser puis donner des résultats à nous faire tomber par terre.

**
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Categorie: Entrepreneurship 8 comments »



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8 commentaires to “Swammer : De l’innovation bien québécoise”

  1. Aiglestates says:
    7 Mar 2007 at 11:29 am

    Ses québécois

  2. Thierry Bélanger Clermont says:
    7 Mar 2007 at 2:37 pm

    Je me demande si cela analyse bien le contenu d’une page web. Je peux parler du PLQ en bien sans avoir l’intention de voter pour eux. Je serais curieux de voir comment l’algorithme fonctionne. :)

  3. Steph says:
    7 Mar 2007 at 2:42 pm

    Si tu parles du PLQ dans une phrase du genre « Les maudites @#&* du PLQ qui sont malhonnêtes et dictateurs » ils vont problablement penser que tu ne voteras pas pour eux! ;)

    Le fondateur qui a conçu le système à un doctorat puis sont truc mélange technologies de l’information et sciences sociales. Bref, c’est pas une patente à la portée de tous!

  4. alex says:
    8 Mar 2007 at 2:15 am

    J’avais plutot l’impression que ça se contentait de mesurer l’activité autour d’un mot ou d’un terme…

    Mais s’il prnes en compte les contextes en plus de la fréquence des mots c’est clair que c pas pareil..

    En passant, un doctorat c bon, mnais tu sais en quoi??

    A+
    Alex

  5. Steph says:
    8 Mar 2007 at 7:50 am

    Oui, en sciences sociales. Un Ph.D, ça donne beaucoup de crédibilité dans ce genre de projet…

  6. Alex says:
    9 Mar 2007 at 6:17 am

    Ah en sciences sociales, cool!

  7. smartel says:
    9 Mar 2007 at 10:19 pm

    La simple popularité d’un sujet ou d’une entreprise ne suffit en rien à tirer quelle conclusion que ce soit. Et je n’ai aucun doute à l’effet que l’analyse de Swammer va bien plus en profondeur qu’une seule mesure de popularité.

    Ceci dit, là où je me questionne, c’est sur le fait que Swammer, contrairement à une entreprise de sondage, ne divulgue pas sa méthode d’analyse. Je comprend que c’est là ce qui les rend unique, mais en même temps, comment convaincer une masse critique quand tu sors des chiffres que tu ne peux (ou ne veut pas) appuyer sur une méthodologie?

    Swammer est l’image même de l’entreprise qui peut être vouée à un succès retentissant, et je leur souhaite sincèrement.

    Mais dans la situation actuelle, avec les millions de blogues et autres moyens de communications que le web met à notre disposition, je doute qu’ils soient en mesure d’analyser en profondeur et surtout dans un délai appréciable tout ce qui se dit sur un sujet donné. Je suis un éternel sceptique … Probablement trop …

  8. kwa says:
    12 Mar 2007 at 2:09 am

    Notons que les sondages ne sont pas juste le résultat brut des réponses des personnes interrogées, par ailleurs triées par catégorie socio-professionnelle et d’autres paramètres afin de s’assurer de leur représentativité. En effet, il est fréquent, sur des questions politiques, que les sondés ne répondent pas honnêtement ce qu’ils pensent. Aussi, les sondages sont toujours pondérés par les résultats des précédentes élections afin d’en améliorer la fiabilité.

    C’est d’ailleurs toute la difficulté d’estimer des résultats précis, car on ne répond pas la même chose en répondant par téléphone (de nombreux sondages semblent réalisés par ce biais) lorsqu’on est identifié par son numéro que lorsqu’on est dans l’isoloir en train de voter de manière tout à fait anonyme…


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