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Salut! Moi c'est Steph, un gars professionnellement libre. Plongé dans les interwebs depuis 1991, j'aime bien mettre une dose de business dans mon bol de projets Web. » En savoir plus.

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Tester la pertinence d’un indicateur de performance clé

A force d’écouter les gens me parlent de Web analytique, le constat est toujours le même : Ils n’ont peu ou pas d’idée de comment en tirer profit. Pour le savoir, c’est facile. Il ne suffit que d’engager une courte conversation :

  • Pis, comment va ton site Web?
  • Bien, on a eu 564 visites hier
  • Ouin pis?
  • Ben, c’est 10% de plus qu’avant-hier
  • Ouin pis?
  • ehhh…

Tous les KPI ne sont pas nés égaux

Un indicateur de performance clé (Key performance indicator ou KPI pour les intimes) doit quantifier le rendement d’un objectif d’affaires. En termes moins péteux, ça montre si ça marche ou pas. Pour ça, il faut avoir des indicateurs de performance pertinents. Et tous ne se valent pas. Comment le savoir?

Le test du « ouin pis? »

Emprunté du pote Kaushnik et son So What, le test du « ouin pis? » consiste à appliquer la question « ouin pis? » après une affirmation. Un exemple d’un indicateur qui ne fait pas de sens :

  • Ça ne va pas bien, on a un taux de rebond de 89%
  • Ouin pis?
  • Ben, ça veut dire que les visiteurs quittent après avoir vu une seule page.
  • Ouin pis?
  • J’en comprends qu’ils ne sont pas intéressés au contenu.
  • Ouin pis?
  • Ben je ne sais pas trop là…

Et un exemple qui fait plus de sens :

  • Ça ne va pas bien, on a un taux de rebond de 89%
  • Ouin pis?
  • Ben, comme c’est une landing page où 75% de ces rebonds proviennent d’un mot clé ciblé et que les gens doivent remplir un formulaire, il me semble qu’il y ait un problème.
  • Ouin pis?
  • On va retravailler le formulaire et même en faire un deuxième pour faire un test A/B.
  • Ha! Good boy. Reviens-moi avec les résultats.

La nuance?

L’action! On se sert d’une métrique pour prendre action. Le contexte est tout aussi important.

Le contexte : Une page de destination où les gens doivent remplir un formulaire.

La performance : 89% des gens ne remplissent pas le formulaire et quitte immédiatement. De plus, pour appuyer ce taux, on sait que 75% de ces rebonds proviennent de mots clés ciblés. Il y a effectivement un problème.

L’action : On va refaire le formulaire et en faire un deuxième pour faire des tests A/B afin de comparer différentes tactiques.

Et voilà. C’est si simple du Web analytique. On agit, on mesure, on ajuste et on agit encore, mais de manière plus optimale.

Bref, la prochaine fois que votre analyste Web vous radote des chiffres, des statistiques et des affirmations vagues, faites-lui le test du « ouin pis? » et vous verrez ce qu’il vaut vraiment. Un indicateur de performance clé n’est pas là que pour faire joli ou pour draguer une nana au bar, mais pour appuyer des objectifs d’affaires afin de faire performer l’entreprise.

**
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Categorie: kpi / indicateurs de performance clés, Web analytique 4 comments »



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4 commentaires to “Tester la pertinence d’un indicateur de performance clé”

  1. Louis_Dea says:
    22 Apr 2010 at 8:38 am

    Le ouin pis… , excellente méthode! Je vais m’en souvenir.

    Je dois t’avouer que dans la compagnie dans laquelle je travaille, on a souvent tendance à implanter un Google Analytic simplement pour montrer au client ses statistiques. Le 1ier problème est que de notre côté, nous n’avons pas de spécialiste pour les interpréter. Le 2ième problème est que le client s’y connait 30 fois moin que nous…

    Bref, tout ça pour te dire que tu fais du bon boulot côté enseignement pour des personnes comme moi, qui s’initient à ses nouvelles pratiques et qui veulent en apprendre davantage sur le sujet. :)

  2. Steph says:
    22 Apr 2010 at 10:50 am

    @Louis Merci, c’est gentil! Tant mieux si mon blogue est utile un peu ;) Comme je dis souvent, pas de lecteurs, pas de blogueur! :D

  3. thefrechmacker says:
    22 Apr 2010 at 5:27 pm

    c’est une méthode japonaise qui s’appelle les 5 why ?
    à l’origine pour identifier la cause racine du problème, on se pose 5 fois pourquoi comme question !
    il existe d’autres méthodes japonaises très intéressante pour ceux qui aiment : pareto, kaizen, ishigawa…

    j’aime beaucoup la mise en forme du dialogue que tu as fait Steph ! On voit bien pourquoi c’est utile !

  4. Dorianne Deshaies says:
    5 May 2010 at 8:46 pm

    J’avais jadis écrit sur comment rater sa landing page…si jamais ça peut servir… :)
    agentsolo.com/ca/fr/membr...usee/capsules/1393762.jsp


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