Les entrepreneurs sans bullshit

Agréable dîner cette semaine avec mes potes d’Agendrix, Mathieu et Sébastien. Ce sont deux entrepreneurs allumés. On voit l’énergie et la passion qu’ils mettent dans leur compagnie. Compagnie qui a des résultats vraiment épatants d’ailleurs, une belle croissance comme il n’y en a pas énormément dans le monde SaaS au Québec.

En plus ce sont des amis d’enfance. L’amitié qui survit à la business? C’est rare. J’admire ça. Respect!

Mais le plus intéressant avec eux? C’est qu’ils sont sans bullshit.

Je me considère moi-même un entrepreneur no-BS. Je suis un vrai livre ouvert. Je peux aisément me confier sur mes décisions stupides, mes erreurs gênantes, les conflits qui me grugent, mes faiblesses… Et c’est d’autant plus l’fun quand notre interlocuteur est aussi un entrepreneur no-BS.

L’aventure de la business est difficile. Ça prend un cercle de personnes de confiance pour ventiler. Sinon on vire fou.

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Le long terme

Ma grande poulette en action!

J’aime beaucoup la citation du coach de patinage de vitesse de mes enfants: Personne ne s’est jamais rendu aux Olympiques avant 20 ans (en patin, on s’entend).

En d’autres mots, relax mon pote. Les enfants (et les adultes!!) ont tendance à se mettre de la pression franchement inutile. Ils vont toujours se comparer à un autre athlète qui sera plus performant. Mais à cet âge dans ce type de sport, il suffit parfois de grandir un peu pendant l’été, de prendre un peu plus de force pour changer les résultats la saison suivante.

Le cas typique: Le jeune qui est facilement dominant alors qu’il a 7-14 ans. Il n’a pas besoin de se forcer, il gagne tout les doigts dans le nez.

Par contre la réalité le rattrape tôt ou tard. Les autres finissent éventuellement par se développer physiquement et la marge victorieuse confortable disparaît. À ce stade, celui qui l’a eu trop facile se décourage car ça demande maintenant trop d’efforts pour gagner. Il n’est pas habitué de se forcer pour gagner.

A l’inverse, l’autre jeune qui a grandi en travaillant fort, en faisant des progrès réguliers, en persévérant, en ayant une bonne éthique de travail, il voit maintenant ses efforts récompensés.

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La folie des masques

Suffit de s’attarder un peu trop longtemps sur une pub de couvre visage sur Facebook pour ensuite être inondé de ces fichues pubs pendant des jours. Il y a des dizaines de compagnies qui vendent la même chose… c’est la folie, une (autre) ruée vers l’or!

Je suis toujours amusé par ces phénomènes éphémères où trop de monde se garoche en même temps sur une opportunité bidon… La course folle pour tenter de faire une passe de cash facile…

Rappele-toi les fidget spinners, les noeuds papillon ou les penny auctions il y a quelques années…

Et en 2020, les masques.

En bout de ligne, un masque c’est un masque. Oui, ça nous en prend un. Deux peut-être. Mais ensuite, on le lave et ça prendra un bout avant d’en racheter. Et encore, je ne suis pas tout à fait convaincu si je compare avec les masques procéduraux jetables.

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Des ventes et des abdos

Les ventes c’est comme des abdos bien sculptés sur un corps de guerrier sparte. Il y a ceux qui aimeraient en avoir et il y a ceux qui en ont.

Ça me rend perplexe tous ces wannabe entrepreneurs Internet qui ont le même discours: Comment faire des ventes pour ma startup? Où puis-je trouver un VP ventes qui va vendre à ma place? Comment accélérer la croissance?

Faire un produit c’est facile. La distribution, les ventes, c’est la vraie game.

Pour faire des ventes comme pour avoir des super abdos, il n’y a pas de recette magique: Il faut le faire. Il faut travailler fort. Hier, aujourd’hui, demain, le mois prochain, l’année prochaine.

Ne rêve pas en couleur non plus. Tu peux bien engager 20 vendeurs, ce n’est définitivement pas aussi simple. Anyway, en bout de ligne la responsabilité absolue tombe dans la cour du CEO / fondateur. La business est une bitch : Les succès sont grâce à l’équipe, les échecs sont la faute du CEO.

Donc t’as pas le choix mon pote, tes ventes comme tes abdos, tu dois t’en occuper.

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Les outils Web de prochaine génération

Te rappelles-tu les sites Web hébergés sur Geocities? C’était le bon vieux temps où il y avait autant de sites Web différents que d’individus. Aujourd’hui, le Web est très homogène, très standardisé.

En effet, les sites Web sont pas mal tous interchangeables… un fond blanc ou pâle, une grosse image, quelques mots en gros qui servent de slogan, un logo, un vidéo qui suit le même script que tous les autres vidéos… C’est la même chose pour les outils Web, SaaS, marketplaces et autres, que ce soit B2B ou B2C. Tout est semblable. Tout goûte la même chose.

Avec l’explosion de l’offre, l’utilisateur a l’embarras du choix. Trop même. Ça prend maintenant des G2 et Capterra pour aider les clients à choisir.

J’aime comparer la situation à mes sites de rencontre de l’époque. Le premier en 1998, devenu 3e dans la francophonie en moins d’un an avec 90 000 utilisateurs. Zéro marketing. Ou plutôt le produit était son propre marketing. Mon deuxième site de rencontre, en 2002, 35 000 utilisateurs… en TROIS ans. Pas trop mal, mais c’était plus difficile.

J’ai pensé en refaire un, mais il y avait alors des sites spécialisés pour les chrétiens pratiquants, les propriétaires de chien, les amateurs de café, de heavy metal, les gênés, les geeks, les fans de star wars, les carriéristes qui n’ont pas le temps de rencontrer des gens… et des centaines d’autres.

Les sites de rencontre c’était comme avoir un outil SaaS aujourd’hui. Tout le monde en a un.

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Et puis, ta gestion de crise de la COVID-19?

Visiblement, Elmo est un catastrophiste

Malheureusement pour les catastrophistes et heureusement pour les autres, il semble que le pire de la crise soit passé. Les prophéties d’apocalypse n’auront pas lieu et encore une fois, les esprits calmes et modérés auront eu raison de ne pas paniquer.

En relisant mes 2 billets sur la COVID-19, ici et là, je me dis que mon approche zen sans panique aura été mieux que de céder à l’hystérie.

Faut être réaliste: Le virus est encore là pour un bon moment. On doit apprendre à vivre avec et plein de trucs ne seront pas comme avant tant qu’il n’y aura pas de vaccin. Le lavage des mains, la distanciation physique et limiter les contacts, c’est important pour garder la pandémie à un niveau faible et surtout pour ne pas inonder la capacité des hôpitaux.

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Ma compagnie du futur?

Mon dernier billet a donné lieu à quelques bons échanges avec des lecteurs. La question de qu’est-ce que ma prochaine compagnie pourrait avoir l’air revenait à chaque fois.

J’ai déjà une compagnie à gérer alors il n’est pas question de nouvelle compagnie dans un avenir prévisible. Cependant, il y a des éléments fondamentaux qui influencent ma vision comme entrepreneur depuis longtemps. En vrac:

Le pourquoi
Depuis que je suis tout petit je suis motivé par la liberté et l’autonomie. Faire mes trucs à ma façon, à mon rythme. Je déteste me battre contre des structures et des imbéciles, avoir à convaincre quelqu’un de mes idées. Je préfère agir, me salir les mains à essayer plutôt que de parler. C’est ma manière d’être utile.

Le comment
Techno. Internet. Mondial. En 1996 j’ai eu un premier client en Belgique pour la conception d’un logo (funny, eh?). Tout s’est fait virtuellement par email. C’est ma révélation depuis ce temps. J’ai eu accès à un ordinateur dès 1982, à Internet dès 1993, travaillé pour un fournisseur Internet pendant 3 ans, vécu la folie Internet de 1999-2000 puis créé une panoplie de projets en ligne. Disons que je comprends bien la game!

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Déjà 9 ans pour DashThis

J’écrivais à la fin de 2019 que l’année avait été ordinaire. Dans le sens tout va normalement, tout est prévisible. Ordinaire comme c’est ça qui est ça. No more no less.

Puis ce matin en souhaitant un joyeux 10e anniversaire à mon garçon, je réalise que DashThis a 9 ans. Sans tambour ni trompette. Un peu comme quand on a 43 ans, on a moins tendance à souligner un anniversaire qu’à 1-2-3-4-5 ans. Ou comme un mariage, on souligne 1-2-3-5, puis à coups de 5 ans ensuite: 10, 15, 20, 25…

Pour preuve, j’avais écrit des billets pour les premières années (ici, ici, là, là et là), mais pas vraiment grand chose depuis. Un peu plus et j’attendais le 10 ans l’année prochaine, mais bon, I feel like it t’sé!

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