Ventes et marketing en temps de crise

À part une poignĂ©e de “chanceux” qui profitent de la crise comme Zoom, l’industrie mĂ©dicale ou les fabricants de papier cul, la majoritĂ© des entreprises subissent un coup sur leurs revenus.

En premier, tout ce qui est cancellĂ© ou remis Ă  plus tard. Que ça soit un abonnement SaaS, une consultation d’avocat ou un projet de construction, il y a un paquet de factures qui devaient se faire qui ne se feront pas.

Si c’était juste ça. Mais non, c’est tout aussi difficile de remplir le pipeline des ventes. Les prĂ©occupations et prioritĂ©s ont changĂ© brutalement prenant Ă  peu prĂšs tout le monde de court.

La question n’est plus comment croĂźtre, mais plutĂŽt comment Ă©viter le pire. Le pire Ă©tant les mises Ă  pied permanentes ou carrĂ©ment la fermeture quand ce n’est pas une faillite.

VoilĂ  pour le discours fataliste. Maintenant, on fait quoi?

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Le bordel business du COVID-19

Y’a mĂȘme pas une semaine je me disais encore “Bah, ça ne sera pas si pire, c’est une grosse grippe”. Ma perception des choses Ă  considĂ©rablement Ă©voluĂ© en un temps record.

De un, les autoritĂ©s gouvernementales crĂ©dibles sont trĂšs sĂ©rieuses dans leur approche et y vont avec des gros moyens pour minimiser l’impact Ă  long terme ainsi que pour sauver des vies. De deux, qu’on le veuille ou non, tout le monde est impactĂ© par un effet boule de neige inattendu. Si quelqu’un vous dit qu’il a vu ça venir ou qu’il dĂ©jĂ  vĂ©cu pareille situation, il est full of shit.

Toute la base de l’économie est dans une situation exceptionnellement difficile: Les restos, le commerce au dĂ©tail, les chaĂźnes d’approvisionnement, les points de services en tout genre


Évidemment, tout ça a un effet sur le haut de la pyramide. Les mandats de service, les investissements, toutes sortes de projets sont mis sur pause. Les prioritĂ©s sont revues. Les budgets rĂ©visĂ©s. Les gens en TI, les architectes, les ouvriers, les comptables, avocats, administrateurs, tout le monde y goĂ»te!

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COVID-19
 l’occasion de revoir le tĂ©lĂ©travail

C’est un beau bordel qui commence cette semaine pour plusieurs employĂ©s et employeurs en raison de la pandĂ©mie du COVID-19. En effet, afin de respecter la consigne de distanciation sociale, le tĂ©lĂ©travail s’impose par lui mĂȘme. Ça permet d’Ă©viter les contacts et d’ĂȘtre Ă  l’abri des bibittes ou de les garder chez nous.

Pour moi, le travail remote est tout Ă  fait naturel. Travailler de la maison est aussi normal et sensĂ© que de boire un verre d’eau. Je suis organisĂ©, Ă©quipĂ© et disciplinĂ© en consĂ©quence. Et bien sĂ»r, je suis dans un domaine tout indiquĂ© pour ce mode de travail. MĂȘme avec les gamins dans les pattes.

Mais c’est loin d’ĂȘtre le cas pour tout le monde.

C’est peut-ĂȘtre l’occasion de revoir les pratiques des organisations concernant le travail Ă  distance?

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Quand les SaaS deviennent des commodités

Baisse les barriĂšres Ă  l’entrĂ©e et le marchĂ© sera inondĂ© de kossins. Classique en Ă©conomie, non? C’est ce qui se passe dans le monde du SaaS (Software as a Service) depuis un moment.

Je suis abonnĂ© Ă  plusieurs groupes Facebook et autres newsletters dans le monde des startups et ça me sidĂšre chaque jour: Il existe des milliers de produits SaaS aussi variĂ©s qu’identiques l’un de l’autre.

C’est normal. Le coĂ»t pour lancer une entreprise en ligne a tellement baissĂ© qu’on peut produire un SaaS pour moins de 5000$ de nos jours. RĂ©sultat, tout le monde s’improvise entrepreneur.

Heureusement, le marché est là pour mettre un peu de réalité dans tout ça.

Un compĂ©titeur avec une copie pratiquement identique de DashThis m’écrit sur Linkedin pour qu’on jase un peu
 « I’d love to pick your brain to understand what agencies are doing, learn from your experiences and how do you look at the overall market and see if there is an opportunity to work together. »

Bien sĂ»r mon pote, rĂȘve toujours.

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L’intelligence artificielle pour la business

Mon dernier billet a suscitĂ© plusieurs rĂ©actions, Ă  mon Ă©tonnement. Ça me dit que le sujet intĂ©resse particuliĂšrement. Ça adonne bien, je m’y intĂ©resse depuis mon Ă©poque Ă  l’universitĂ© oĂč j’ai pris un cours un peu trop abstrait Ă  mon goĂ»t.

On va se le dire tout de suite: Je ne suis pas un expert en IA qui a le pedigree pour diriger un centre de recherche. Ho que non! Avec ma formation scientifique j’arrive Ă  peine Ă  comprendre en surface comment la bĂȘte fonctionne.

Mais d’un autre cĂŽtĂ©, avec mon expĂ©rience d’entrepreneur et mon orientation sciences appliquĂ©es j’arrive Ă  comprendre Ă  quoi ça sert et comment s’en servir.

Et c’est lĂ  la beautĂ© de la chose. Pas besoin de savoir comment c’est fait pour s’en servir!

Tout comme on a pas besoin de savoir comment fabriquer un micro-ondes pour le faire fonctionner et concocter des recettes.

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La dĂ©sillusion de l’intelligence artificielle

« Dis Steph, comment peut-on appliquer l’intelligence artificielle Ă  YXZ? »

Mauvaise question mon pote.

La bonne question est « Dis Steph, peux-tu m’aider Ă  bien dĂ©finir le problĂšme et rĂ©flĂ©chir Ă  des solutions? »

Ça ne me fait pas de doute. On est dans le « Peak of inflated expectations » du « Hype Cycle ». Autrement dit, on essaie d’appliquer l’IA Ă  toutes les sauces pour en tirer profit. Comme la bonne vieille ruĂ©e vers l’or.

Comme en 1999-2000 quand tout le monde faisait n’importe quoi avec le Web. Avoir un .com dans ton nom ouvrait les portes du financement facile. On connaĂźt la suite, peu ont survĂ©cu Ă  la rĂ©alitĂ©. C’est par la suite que le web utile a connu ses belles annĂ©es. Lors du « Plateau of Productivity ».

Comme aujourd’hui dire que tu fais de l’IA tu as accĂšs Ă  plein de financement, de programmes gouvernementaux, de facilitĂ©s quelconque que tu n’aurais pas autrement.

Juste parce que tu « fais » de l’IA


Parce qu’il faut encourager l’innovation


Ça, c’est faire les choses à l’envers. Trouver un problùme à une solution.

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À propos de mon nouveau projet

« Pis Steph, c’est quand tu lances ton nouveau produit? »

Cette question lĂ , on me la demande rĂ©guliĂšrement. Question amusante tout de mĂȘme. J’aime toujours raconter des histoires autour de ça. AprĂšs tout, je suis le fondateur low profile, introverti pas trĂšs bavard. Sous-entendu, kossĂ© tu fais Steph?

La rĂ©ponse de haut niveau est simple: Je rĂ©flĂ©chis aux choses qu’on a pas le temps de rĂ©flĂ©chir quand on est dans le day-to-day.

TsĂ©, quand on a trop la face collĂ©e sur l’arbre, on ne voit pas la forĂȘt.

ConcrĂštement, ça veut dire lire beaucoup, penser au long terme, discuter avec les gens du milieu, poser des questions, Ă©couter, identifier des problĂšmes, imaginer des solutions
 et essayer de voir clair lĂ  oĂč d’autres voient de la brume.

La plupart des idĂ©es sont Ă  chier et ne vont pas bien bien loin. Quelques unes sont bonnes et ont peut-ĂȘtre un potentiel. Une est excitante et reprĂ©sente, Ă  mon avis, le futur, mais revient Ă  foutre le feu dans la cabane. J’y reviens.

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Et puis, 2019?

Un peu d’ordi avec un cafĂ© en ce lundi matin 30 dĂ©cembre venteux prĂ©-tempĂȘte. Je rĂ©alise que c’est le moment des revues de fin d’annĂ©es. Plusieurs compagnies et individus jouent le jeu.

Et moi de me dire “Hmmm
 2019
 qu’est-ce qu’il y a eu dont?”

Mon cerveau est peut-ĂȘtre engourdi, mais rien de spĂ©cial me vient en tĂȘte.

Ordinaire serait le bon mot.

Une annĂ©e ordinaire oĂč tout a Ă©tĂ© comme ça devait ĂȘtre.

Ce n’est ni bien, ni mal, ni spectaculaire, ni moche. C’est dans les attentes. Pas en dessous, ni au dessus. PrĂ©visible. Stable.

Ordinaire.

Comme du gazon qui pousse. Ou du vin qui goûte le vin. Ou une paire de souliers avec des lacets. Ou du papier collant qui colle. Tu vois le genre.

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