L’Ă©trange chemin de l’acquisition d’une compagnie SaaS

On est rendu lĂ . À un moment donnĂ©, la croissance organique Ă  des limites. Doubler les revenus de 500$ Ă  1000$ c’est facile. De 5M$ Ă  10M$, c’est une autre game. Ça va prendre des mĂ©thodes plus musclĂ©es. Une façon classique est de faire l’acquisition d’autres compagnies.

Les plus gros achĂštent les plus petits. On a la santĂ©, les moyens et les ressources pour le faire alors pourquoi pas? On peut au moins explorer l’idĂ©e.

Toutes SaaS florissante attirant les mouches, on a eu notre lot de tire kickers. Ainsi, je sais assez bien comment ça fonctionne. D’autant plus que j’ai moi-mĂȘme passĂ© dans un processus d’acquisition il y a quelques annĂ©es.

Devenir l’acheteur plutĂŽt que l’achetĂ©. Je n’ai jamais Ă©tĂ© dans ce siĂšge. Avouons que c’est rigolo et que ça fait big shot!

Alors, comment on fait ça?

Tout d’abord, racheter une compagnie est un moyen alors ça doit partir d’un objectif. L’objectif ici est de continuer d’avoir une bonne croissance. Donc idĂ©alement une offre complĂ©mentaire Ă  notre produit. Sinon on pourrait acheter une boutique spĂ©cialisĂ©e dans les savonnettes au parfum de lavande, mais pour la synergie on repassera.

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Growth 500, Elon Musk et lifestyle business

Le Growth 500, la liste des 500 entreprises canadiennes qui ont enregistrĂ© la plus forte croissance sur 5 ans. DashThis l’a fait l’annĂ©e passĂ©e pour une premiĂšre fois. On rĂ©cidive cette annĂ©e avec une 64e place.

Entouré de gros noms comme Shopify, Unbounce ou Chocolats Favoris.

Pas pire, pas pire!

» Lire le blog post officiel de DashThis

Mais est-ce que ça aurait pu ĂȘtre mieux? Ou pire?

Dans le fond, DashThis est parti de l’idĂ©e de faire une lifestyle business, pas de rĂ©volutionner le monde. L’objectif Ă©tait le lifestyle, le moyen Ă©tait DashThis. C’était trĂšs « Basecamp / 37 signal » comme philosophie: croissance lente, auto financĂ©, profitable au jour 1, des semaines de travail raisonnables (quoique j’ai eu mon lot de semaines de 60h+), mettre les clients en avant, gĂ©rer serrĂ©. Au diable le standing, repasser des chemises, faire la une de TechCrunch et ĂȘtre un « m’as-tu vu ».

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Toujours pertinent un blogue?

Oui oui, je sais. Ça fait longtemps que je n’ai pas Ă©cris. Trop. Mais bon, mieux vaut tard que jamais.

En fait, un truc drĂŽle m’est arrivĂ© en allant visiter ma comptable la semaine derniĂšre. J’attendais patiemment en pitonnant mon tĂ©lĂ©phone quand un dude se pointe vers moi et me dit « Hey, es-tu StĂ©phane GuĂ©rin? »

« Heeee
 bah ouais ». Ma comptable est absente et il la remplace me dis-je.

« Je lis ton blogue, c’est vraiment cool ce que tu Ă©cris. J’aime vraiment ça. Continue! ».

« Heeee
 bah merci. C’est gĂȘnant, j’ai pas Ă©crit depuis un bout. »

Finalement le gars n’avait pas rapport dans mon dossier client. Il s’en allait aux toilettes, a cru reconnaĂźtre StĂ©phane GuĂ©rin et est allĂ© lui dire bonjour.

Malade hein?

(Merde, je me rappelle pas ton nom, mais salut quand mĂȘme!)

Alors bloguer ou pas?

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Est-ce que tu es trop dépendant de Google et Facebook?

La compĂ©tition dans les sports c’est l’fun.

La compétition en business, pas mal moins.

Le dernier post de m’sieur Rand va dans le mĂȘme sens de ce que je pense depuis un bon moment. On est trop dĂ©pendant de Google, Facebook, Amazon et compagnie. C’est devenu des monopoles dominants qui font les rĂšgles du jeu et maintenant on l’a dans le derriĂšre.

Quand je dis “on”, je parle de ceux qui font affaire sur Internet, peu importe le type de commerce.

En 2011 quand j’ai dĂ©marrĂ© DashThis, du contenu moyen pouvait se hisser au premier rang. J’avais Ă  peine besoin de faire de la promotion “paid” pour compenser. Et encore, le coĂ»t par clic Ă©tait bas avec peu de compĂ©tition.

Le traffic rentrait sans gros efforts et ça convertissait assez facilement en ventes. Good enough!

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DashThis classé 58e dans le Growth 500 au Canada: Le mot du fondateur!

Quoi, tu savais pas? DashThis est classé 58e sur les 500 entreprises les plus en croissance au Canada.

10e dans la catégorie techno.

9e dans la province de Québec.

Et 1er dans la ville de Québec.

1302% de croissance en 5 ans.

Zero ronde de financement. Un p’tit prĂȘt et de l’aide d’un ange au dĂ©part, mais c’est tout. Tout a Ă©tĂ© financĂ© par les ventes, la croissance organique et les clients satisfaits.

Mais bon, vous n’ĂȘtes pas lĂ  pour que je rĂ©pĂšte ce qui est dit dans le communiquĂ© de presse ou dans notre blog post officiel, right?

Alors donc
 Être dans ce classement. Ouin pis?

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C’est quoi ton avantage injuste?

The Honest Company, une shop de produits de consommation fait 250M$ de revenus et est Ă©valuĂ© Ă  1 milliard. Pour une boĂźte fondĂ©e en 2008 qui Ă©volue dans un marchĂ© aussi compĂ©titif, dominĂ© par des gĂ©ants, c’est pas pire hein?

Plus prÚs de nous au Québec, Poka, un genre de réseau social pour usines, a levé 17M$ en financement et a le vent dans les voiles. Encore là, ils sont dans un domaine vraiment pas évident. Et pourtant.

Ou encore, Chocolat Favoris dont la croissance explose et qui ont fait fermer tous les comptoirs à crÚme glacé dans le coin.

Comment font-ils?

Et bien, ils font chier car ils ont un avantage compétitif vraiment injuste.

The Honest Company a Ă©tĂ© fondĂ©e par l’actrice Jessica Alba. Essaie de copier sa notoriĂ©tĂ© pour voir.

Poka a Ă©tĂ© fondĂ©e par un fils de la famille Leclerc. TsĂ© les biscuits Leclerc avec des usines partout? Ben c’est ça. Essaie de te trouver un pĂšre, riche patron qui te donnera accĂšs Ă  ses usines pour voir.

Chocolat Favoris, micro shop artisanale, a Ă©tĂ© rachetĂ©e par Dominique Brown, un entrepreneur hors norme aux ambitions dĂ©biles. Essaie de te trouver un associĂ© de mĂȘme pour voir!

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Le marketing Internet est brisé

« When there’s a gold rush sell picks and shovels »

Quiconque fait du marketing Internet le sait: Les niches inoccupĂ©es, les occasions de trafic de qualitĂ© Ă  peu de frais, faire du contenu viral, du CPC Ă  0.25$, etc, sont choses du passĂ©. La machine est vieille et brisĂ©e. Ça ne marche plus comme dans l’temps.

Mon email est rempli Ă  chaque semaine de vendeurs dĂ©sespĂ©rĂ©s qui veulent me vendre leur solution. Gageons que si le SEO ou le PPC Ă©tait si facile ils ne feraient pas autant de cold email…

On peut envier Google et Facebook qui vendent Ă  prix de fou ce que tout marketeux recherche: l’attention. Pour le commun des mortels, ça va juste aller en Ă©tant plus cher et plus compliquĂ©.

C’est de mĂȘme avec tous les mĂ©diums: avec le temps l’opportunitĂ© s’effrite jusqu’à ĂȘtre saturĂ©e.

J’aime comparer 2018 Ă  2003 pour un site de rencontres. Pourquoi 2003? Parce que c’est Ă  cette Ă©poque que j’ai lancĂ© mon 2e site de rencontres.

Isssh.

En 1998, j’avais le 3e plus important site de rencontres dans la francophonie. En 6-7 mois j’avais rĂ©coltĂ© 90 000 utilisateurs. Tout ça avec 0$ en marketing. En fait, mon pote et moi on faisait seulement s’occuper d’avoir un bon produit. Un envoi email par çi, par lĂ , mais sans plus.

Pas de PPC. Pas de Facebook. Pas de SEO. Pas de content marketing.

Juste du monde content qui recommande à d’autre monde. Du bon vieux bouche à oreille.

Mais comment on a fait pour ĂȘtre 3e dans la francophonie?

Et bien c’est simple: Il n’y avait que 3 sites de rencontres dignes de ce nom.

Il y avait plus de demande que d’offre.

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Valeur d’une entreprise
 P’tits trucs pour Ă©valuer si ta boĂźte vaut un magot ou un gros zĂ©ro

Rare sont les entrepreneurs qui ne se sont pas déjà posé la question au moins une fois: Combien vaut mon entreprise?

Ça arrive que du monde s’en foute (ici et lĂ , I’m a big fan tsĂ©). Mais gĂ©nĂ©ralement on finit toujours par se poser la question.

Pourquoi?

Parce qu’on est pas con. Si on dĂ©marre une entreprise souvent pour des raisons autres que l’argent, on a tous des comptes Ă  payer, une famille Ă  faire vivre. Une entreprise c’est le fond de pension de l’entrepreneur alors mĂȘme si on fait ça pour le fun et la libertĂ©, l’enjeu final reste sĂ©rieux.

TĂŽt ou tard l’aventure va finir et l’entrepreneur devra soit vendre, soit fermer faute de relĂšve ou d’intĂ©rĂȘt.

Perso, depuis que je suis en affaires il m’est arrivĂ© quelques fois de me faire approcher par des inconnus qui ont de l’intĂ©rĂȘt. Des fois ça marche, d’autres non.

En fait, que ça cogne Ă  la porte est un bon indicateur de santĂ© et du potentiel de valorisation. Mes projets “poches” ne font pas sonner le tĂ©lĂ©phone. Les bons, oui.

Alors donc, combien vaut une entreprise?

Comme je ne savais pas trop, j’ai dĂ» faire mes devoirs.

Et mĂȘme si tu ne veux pas vendre, c’est bon de se poser la question. Tu pourrais vouloir associer un employĂ©, engager un nouveau dirigeant, racheter / vendre un co-actionnaire ou bien chercher de l’investissement en Ă©change d’équitĂ©.

Donc, ça vaut combien?

La rĂ©ponse courte, et probablement la meilleure: Ça vaut ce que quelqu’un est prĂȘt Ă  payer.

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