Ces dîners qui valent plus que mon MBA

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Je serai toujours surpris à quel point une rencontre d’une heure / une heure trente avec un entrepreneur qui a réussi vaut plus que mon MBA. Le contact avec ces gens inspirants donne une envie de continuer à bâtir et d’entreprendre. Et leur histoire est un condensé enrichi d’expériences ultra pertinentes.

Je pense à des gens comme Nicolas Bouchard, Martin Leclair et Martin Bouchard. Une heure à les écouter vaut tous les incubateurs-écosystèmes-accélérateurs de la province.

Notez que j’ai dit « entrepreneur », et non personne en affaires, comme un gestionnaire par exemple. Je trouve qu’il y a une nette différence entre les deux.

De un, je ne me suis jamais senti jugé par un entrepreneur, même s’il a 100x ma richesse. Les entrepreneurs qui sont partis de rien vont toujours se rappeler d’où ils viennent et du chemin qu’ils ont fait.

Ils comprennent aussi mieux que quiconque que le succès est tout sauf facile.

Quoi de plus détestable de se faire regarder de haut par une personne dont on aimerait apprendre.

De deux, les entrepreneurs sont très généreux de leur temps et de leurs conseils. Je sens une intention véritable d’aider les autres à réussir. Je sens également une grande humilité. Ils ne se prennent pas pour d’autres et ne te font pas sentir comme le dernier des épais.

Pire, pour plusieurs, vu de l’extérieur, ils ont l’air de Random Joe. On est loin de se douter qu’ils sont pleins aux As.

Pourquoi? La plupart que je rencontre ont vécu des temps difficiles et ont appris à gérer les finances rigoureusement au sous près.

Disons que c’est différent d’un gestionnaire du gouvernement qui dépense l’argent des autres.

Si l’argent vient à manquer, l’un va continuer à dormir, mais pas l’autre. Je vous laisse deviner lequel.

Perso, je trouve que ces contacts avec des entrepreneurs qui ont réussi ne sont pas assez systématisés. Il y a plein d’incubateurs-écosystèmes-catalyseurs-accélérateurs, mais bien honnêtement ça me fait penser à des partys de loosers. J’aime mieux être le faible d’un groupe fort que le fort d’un groupe faible où je n’ai que peu à apprendre et à gagner.

Beaucoup de gens qui ont réussi ne courent pas le « spotlight », ni les 5 à 7 alors c’est difficile de les rencontrer. Le meilleur truc reste de prendre une chance et de les inviter à dîner!

Je connais des gens qui sont dans l’anonymat quasi-absolus, mais qui sont d’incroyables bâtisseurs qui réussissent chaque projet qu’ils touchent et virent ça en machine à imprimer du fric. A l’opposé, il y a ceux qu’on voit dans les journaux et qui sont des vedettes de la « communauté » ou de « l’industrie », mais qui sont impressionnés par un chèque de 3 chiffres.

Avec lequel j’ai plus à apprendre lors d’un dîner?

Bref, tout ça revient au concept de mentorat. Si on parle de ROI, quelques heures d’entretien avec un entrepreneur qui a réussi valent tous les MBA du monde. Demander conseil auprès de mentors aura probablement été la meilleure chose que j’ai faite pour me garder sur terre et m’empêcher de faire un tas de bêtises.

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