Ces amis Facebook qui traînent dans le pipeline

À l’instar des instructions qui attendent dans le pipeline du microprocesseur d’être traitées, j’ai un pipeline d’amis sur Facebook. En effet, lorsque je reçois des demandes d’amitié (friend request) d’inconnus, je ne les ignore pas automatiquement. Je les laisse mûrir un peu. Des fois que j’aurais une bonne raison de les accepter.

Accepter ou ne pas accepter?

Si certains acceptent ouvertement tout ce qui bouge comme « amis », moi je préfère accepter ceux avec qui j’ai un lien, si mince soit-il. J’ai un malaise à ouvrir des trucs persos à n’importe qui. C’est comme avoir un inconnu dans le divan de mon salon qui met ses pieds sur moi. Et ce n’est pas faute de chercher car je prends généralement 1 ou 2 minutes à me demander qui est cette personne qui veut m’avoir dans ses amis.

Je viens de faire un tour dans ce pipeline et pour la majorité de ceux que je n’ai pas accepté (ni ignoré… pour le moment) sont toujours de parfaits inconnus. À quoi bon les accepter et embourber mon fil de statuts, déjà difficile à suivre, d’inepties de gens que je ne connais pas? Twitter est là pour ça.

La bonne demande au bon endroit

Peut-être que tout ceci n’est qu’un mauvais choix d’outils. Après tout, s’ils m’avaient demandé d’être en contact sur LinkedIn, j’aurais probablement accepté. Du moins, si c’est dans un contexte professionnel. Parce que Facebook, ça prend au moins un iota d’amitié. Pas d’amitié, c’est LinkedIn. Pas d’amitié ni de lien professionnel alors là, c’est aussi bon qu’un mariage arrangé entre un inuit et un homard.

Bref, je fais mon ménage du printemps en cliquant joyeusement sur « ignorer ». Le plus drôle, c’est que je ne me sens même pas mal vu que ce sont de parfaits inconnus. En terminant, un bon truc pour remplir son Facebook est d’aller à des soirées comme les SWAFF, Tweetup ou Yulbiz. Après s’être présenté et avoir échangé une poignée de main (ou de coude en période de pandémie), c’est plus naturel d’être connecté via Facebook, non?

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  • http://www.duproprio.com Jérôme

    Allo Steph,

    J’étais entièrement d’accord avec toi jusqu’à temps que je prenne le temps de me créer des «listes d’amis» à qui j’accorde des privilèges bien particuliers (accès aux infos, photos, etc.).

    LinkedIn c’est bien, mais le nombre d’utilisateurs est de loin inférieur à Facebook. Alors pourquoi ne pas utiliser Facebook à son plein potentiel en faisant des réglages plus fins ?

    Mes amis ont accès à tout ce que je partage alors que mes contacts ont accès à … mes coordonnées (et moi aux leurs)!

    Jérôme

  • http://stephguerin.com Steph

    @Jérôme Ouin, c’est pas con comme idée. Je sais que ça existe, mais je suis trop paresseux pour le faire. Faudrait bien que je m’y mette.

    Mais même dans ce cas, tu acceptes n’importe qui qui en fait la demande?

  • http://www.ovologic.com Nicolas Roberge

    Je partage pas mal ta vision vis-à-vis ça.

    LinkedIn pour les contacts professionnels. Ce sont des gens auxquels j’ai serré la pince ou que j’ai échangés quelques fois sur Twitter.

    Facebook pour des contacts que j’ai serré la pince et avec qui j’ai développé une familiarité amicale avec. Exemple, ceux qu’on se permet de taquiner. C’est pour ça que j’ai la moitié moins d’amis Facebook que de contacts LinkedIn.

    Twitter sert à la découverte. Le follow n’est pas mutuel nécessairement. C’est pour ça que j’ai plus de followers et following. Quand les échangent sont plus fréquents, on peut passer à LinkedIn. Quand j’ai échangé en personne avec eux, j’accepte une amitié sur Facebook. Je crois que Facebook c’est pour les entretenir des contacts amicaux et familiers avec les gens.

    Mais, les gens peuvent utiliser ces outils comme ils le veulent. Tu fais bien d’expliquer ton mode d’emploi à tes contacts, ça évite de froisser des gens qui n’en font pas la même utilisation.

  • http://www.lagestiondeprojet.com Mathieu Laferrière

    Bonjour Stéphane et Jérôme,

    je suis d’accord avec vous 2 🙂 En fait, je partage le point de vue de Stéphane, car c’est ce que je fais depuis le début:

    Facebook : des amis et connaissances
    LinkedIn: professionnel
    Twitter: n’importe qui à quelques exceptions près

    Sauf que, comme dit Jérôme, le nombre (et les outils) font que je me pose des questions. La majorité des gens sont plus sur Facebook. Certains outils sont mieux sur Facebook. Etc.

    J’ai donc commencé à ouvrir mes portes légèrement, mais je dois admettre que je dois avoir un lien quelconque avec la personne, ne serait-ce que via des gens de mon réseau.

    Je crois qu’il revient à chacun d’expérimenter et de dresser ses propres limites, tout en sachant les risques que ça comportent.

    By the way, je vais t’ajouter à mon Facebook 🙂 On va voir si je vais rester dans le pipeline longtemps.

  • http://www.etiennechabot.com Etienne Chabot

    Stéphane,

    Il n’y a pas si longtemps, je pensais exactement comme toi par rapport à Facebook vs Linked In. C’est paradoxal car c’est toi qui m’a fait changé d’idée face à ce concept de “proximité amicale” dans Facebook!

    Depuis 2005, je suis un “power user” de Linked In. Je l’utilisais uniquement dans un but de réseautage professionnel. Le printemps dernier, je t’ai rencontré pour la première fois lors d’une SWAFF à Québec et pif pouf paf! je recois une demande d’amitié Facebook de Stéphane Guérin le lendemain…

    Je t’avoue que j’étais un peu surpris et je ne savais pas trop quoi faire avec cela. 😉 L’idée de te faire dormir quelques jours (ou mois) dans le pipeline ne m’est pas venue à l’esprit. Je devais décider right now si je confirmais ou j’ignorais. Même si je t’avais trouvé bien sympathique, comme j’étais un nouvel utilisateur Facebook, mon premier réflexe à cette époque était d’accepter seulement mes “vrais amis”, des gens avec qui j’avais fait plus que prendre un verre une fois dans une soirée d’affaires.

    Je me serais plutôt attendu à une invitation à se connecter via Linked In suite à cette première rencontre. Comme toi, je ne suis pas fervent de partager ma vie perso, les photos de mes kids avec de parfaits ou de relatifs inconnus.

    Après coup, je me suis dit que j’étais peut être en retard et que je comprenais mal l’utilité de Facebook en contexte professionnel. Tout le discours à propos du fait qu’il est souvent intéressant de connaitre les passions, les goûts ou certains éléments de la vie sociale de collègues ou partenaires d’affaires dans le but d’avoir de meilleures relations professionnelles a fait son chemin dans mon esprit.

    Alors, j’ai accepté Stéphane Guérin comme ami Facebook. Tu as été le premier “non-proche” dans mes amis Facebook. En tant que blogueur, je recois de plus de demandes d’amitié Facebook de parfaits inconnus. Il fallait que trouve une processus décisionel logique afin de savoir quoi faire avec ces gens qui me démontrent de l’intérêt dans Facebook.

    Grâce à toi, j’ai amorcé la segmentation de mes amis Facebook afin que je puisse accepter tout le monde sans pour autant dévoiler ma vie personnelle à de parfaits inconnus.

    Mes amis Facebook sont désormais segmentés en une dizaine de listes allant de “famille proche” en passant par “retrouvailles lointaines”, “ex-collègues” sans oublier “business lointaine”. Chaque liste a des accès plus ou moins limités sur ce que je publie dans Facebook. La segmentation est un concept de base en marketing et comme Facebook est un outil pour le “marketing” de soi, je l’ai utilisé comme tel.

    C’est ma façon d’utiliser Facebook. Je ne ferme pas la porte d’entrée de la maison aux inconnus mais ils n’ont pas nécessairement accès à toutes les pièces.

    J’ai abouti à cette façon de faire suite à ta demande d’amitié ainsi qu’en observant le comportement des jeunes de moins de 30 ans sur Facebook qui sont beaucoup plus ouverts que ma génération!

    Finalement, en ce qui a trait à Linked In, je suis bcp plus sélectif. Je n’accepte pas d’inconnus. Je n’accepte que les gens avec qui j’ai déjà travaillé ou au minimum que j’ai déjà rencontré sur une base d’affaires. Quand je regarde le profil Linked In de quelqu’un et sa liste de connection je m’attend à ce que cet individu puisse me parler un peu d’une de ses connections sur une base professionnelle. Genre, me recommanderais-tu telle personne pour ce genre de job? Oui ou non et pourquoi? Sinon, à quoi sert Linked In?

  • http://www.duproprio.com Jérôme

    @Stéph : Moi aussi j’étais paresseux, mais tu verras que l’outil est assez bien fait pour permettre de créer ses listes rapidement.

    Pour répondre à ta question : je me permet maintenant d’accepter n’importe qui. J’ai une liste baptisée «Accès limité» où se retrouvent les “inconnus” et les gens avec qui je ne partage rien. Ils n’ont pratiquement accès qu’aux infos de mon profil (des renseignements déjà disponibles dans les outils de recherche).

    Jérôme

  • http://stephguerin.com Steph

    @Étienne En effet, je m’en rappelle que tu avais un malaise. Après les Swaff, je fais le tour de ceux à qui j’ai parlé (et avec qui j’ai eu du fun à jaser) et leur lance une invitation. Et pour te relancer la balle, c’est aussi après notre discussion que j’ai changé d’idée sur Twitter 😉

    @jérôme Coudonc, est-ce que je suis moron? Je vois où faire des listes, mais je ne trouve pas où donner les permissions? Je dois être collé sur l’arbre et je ne vois pas la forêt…

  • http://www.duproprio.com Jérôme

    @Steph : Tu vas dans «Paramètres» puis «Confidentialité». De là, tu peux aller sur «Profil» puis choisir les infos que tu veux protéger. Tu cliques sur la barre de défilement pour choisir «Personnaliser» et donner/refuser l’accès à certains amis/listes.

  • http://stephguerin.com Steph

    @jérôme Ha ok! J’avais fouillé là, mais ne l’avait pas vu. J’imagine pas ma mère se faire des listes 😉

  • http://www.tontrip.com gosselin07

    @steph et @nicolasroberge je dois sûrement faire partie ou avoir fait partie de vos pipelines 😉 J’ai longtemps hésité avant de d’accepter des “inconnus” à feuilleter ma vie privée. En général, lorsqu’on se connecte avec un nouveau profil on s’empresse d’aller voir directement les photos du “nouvel ami”, c’est comme si on pouvait faire un survol de son passé rapidement.

    Il est certain qu’avec notre entourage proche et nos amis, nous pouvons faire les bouffons, être heureux ou frustré. C’est là, à mon avis, que ça pose un problème. De mon côté, sur Twitter, j’essaie de demeurer “professionnel”, mais sur facebook les conversations et les photos peuvent prendre des tournures sucrés ou salés.

    À l’inverse, si j’essaie d’avoir l’air professionnelle sur Facebook en publiant des liens ou des commentaires à propos de mes passions professionnelles, je risque fort d’en perdre quelque un qui me sont cher.

    Voilà, j’aime bien la métaphore du divan et que c’est pas n’importe quelle personne qui peut prendre place dans notre salon.

  • http://www.yanickdery.com Yanick

    J’ai eu une drôle de réaction l’autre fois en demandant à la personne qui voulait connecter sur Facebook le pourquoi de cette demande et si je pouvais faire quelque chose pour l’aider… Vous auriez dû voir à quel point la personne était offusqué. Étrange non comme réaction. Bref, j’aime bien savoir pourquoi les gens veulent faire parti de mes «amis» Facebook. Effectivement que les catégories sont utiles pour classer les gens que l’on ne connait pas vraiment.

  • Yves Bertrand

    Bonjour Bienvenue dans le monde des débiles et incrédules et des gens qui n’ont rien à faire de leur vie. Je me suis enregistré auprès de Facebook avec de fausses informations, il n’était pas question que je donne mes coordonnées à n’importe qui. J’ai reçu une bonne centaine d’invitation auxquels je n’ai pas répondu. J’ai cependant, examiné qui voulait me contacter. La grande majorité étaient des flos qui se pensent en contrôle de leur vie en échangeant des niaiseries sur internet qui n’ont rien en commun avec moi, absolument rien. Perte de temps et de ressources. Ces sites ne perdureront pas très longtemps car il n’y a pas assez de médiation sur ce site qui ne passe pas les messages au peigne fin pour s’assurer que leurs contenus n’enfreint pas la loi, notamment la protection de la vie privée et la libelle diffamatoire pour ne nommer que celles-ci. Après une ou deux poursuites en diffamation, nous verrons bien ce qu’adviendra les site du type Facebook.

  • http://volley.tel Guillaume

    Pour ce qui est de l’utilisation des réseaux sociaux comme “annuaire”, il y a un truc aprfaitement adapté: son nom de domaine en .tel, avec utilisation du réseau social telfriends.

    En plus, c’ets parfaitement modulable….

  • http://www.etiennechabot.com Etienne Chabot

    @Yves Bertrand
    Vous croyez que Facebook est le lieu de rassemblement des “débiles et incrédules et des gens qui n’ont rien à faire de leur vie” ou des “flos qui se pensent en contrôle de leur vie en échangeant des niaiseries sur internet” et finalement que “Ces sites ne perdureront pas très longtemps”.

    Je pense que vous faîtes erreur. Bien sûr qu’il y a une part de vérité dans ce que vous dîtes mais votre condescendance face aux membres Facebook cible au delà de 300 millions d’individus… En généralisant de la sorte ainsi qu’en prédisant la mort de “ces sites”, vous démontrez votre grande incompréhension de l’outil Facebook ainsi que de la nature humaine et de son besoin de communiquer et d’échanger. Ce besoin a toujours été présent. Facebook permet juste de l’exprimer de façon exponentielle.

  • http://www.aquaplante.fr Anubias

    J’espère qu moins que tu ne portes pas ce t-shirt^^

  • http://www.clairebingo.fr Claire Bingo

    “I Facebooked your Mom” ahah énorme ce tee-shirt, est-ce que quelqu’un sait si on peut le trouver à la vente sur un site fr ?