Classification des amis Facebook

Je lisais un article sur les relations parents-ados et leurs amis. En fait, ces « amis » dont ils parlent souvent, mais dont les parents ne connaissent peu de choses. Les parents, soucieux des fréquentations de leur rejeton, peuvent poser quelques questions pour savoir si ce sont de « vrais » amis ou encore de la pure racaille :

– Comment s’appelle-t-il?
– Depuis quand le connais-tu?
– Que font ses parents dans la vie?
– Sport ou loisir préféré?
– Plat favori? Qu’il déteste? A-t-il des allergies?
– A-t-il un animal domestique? Son nom?
– Etc

Ce que je trouve amusant là dedans, c’est que ces questions peuvent s’appliquer à nos « amis » sur Facebook. En fait, je n’ai pas eu à faire l’exercice longtemps puisque, à l’exception des mes vrais « amis » (proches, ceux là), je me suis rendu compte que j’étais incapable de répondre à ces questions pour la grande majorité de mes « amis ».

Ce qui m’amène à faire une classification des « amis » sur Facebook :

Type « Nos vrais potes »

C’est le type d’amis avec qui on prend une bière, va au resto ou on invite à souper. Bref, le type de pote qui n’est pas gênant de qualifier de pote et de se présenter en public avec lui. Ce genre de pote requiert un contact autre que par un « poke » sur Facebook comme par exemple, un coup de téléphone ou un message MSN (de ma liste très sélecte!). L’élément clé est tout contact autre que via Facebook.

Type « Contact professionnel »

Ce type d’« ami » n’est pas un ami en soi, mais un bon contact professionnel avec qui on veut garder un lien. Pas de souper ni trop de familiarité, peu ou pas de contacts directs par Facebook et surtout pas besoin de le voir en photo saoul en bobettes lors d’un beach party chez lui. Principalement des emails et des téléphones sur les heures normales de bureau. Facebook est utile pour ça, mais je préfère LinkedIn pour le réseautage professionnel.

Type « Club des ex »

C’est le type vieux collègue, vieux camarade de classe ou vieux coéquipier de foot. « Wouah, ça fait longtemps! ». Ajoute à ses amis. Zyeute son profil. Regarde 2-3 photos. On lui écrit pour prendre de ses nouvelles? Eh? Non, je ne sais pas quoi lui dire et très peu pour moi le

– « Hey, quoi de neuf depuis 20 ans? »
– « Ha, pas grand-chose, la routine quoi! ».

Ouais, ok…

Type « Random dude »

C’est le type le plus commun. Celui qu’on a ajouté à notre liste d’amis, mais dont on n’a aucune idée pourquoi. La fameuse raison « I don’t even know this person ». Certains sont sur ma liste suite à une conversation de moins de 5 minutes. D’autres parce qu’ils lisent mon blogue. J’ai même un « ami » qui m’a accepté alors que je me suis rendu compte par la suite que je m’étais trompé de personne! Mais bon, ça fait bien paraître, on a un tas d’« amis » dans notre profil. C’est qu’on a pas envie d’être le loser qui n’a que 20 amis… Pfff, pauvre type va!

Qu’en pensez-vous? Ces types d’amis reflètent-ils la réalité? Trop généralistes? Y a-t-il d’autres types?

Partage avec tes potes!
  • http://majoke.com Eric

    On peut avoir des amis pour le “prestige”.

    – Hey regarde ca, il a “BOB” dans ses amis, comment il a fait ca !

  • http://stephguerin.com Steph

    Bon point. À l’inverse, “BOB” doit être plein de « Random dude »! 😉

  • Guigui

    99% des “amis” de 99% des utilisateurs de 99% des sites comme Facebook sont des Random Dudes.
    – Statistiques totalement subjectives par moi –

    Ce qui me conforte dans mon idée que ces sites sont complètement inutiles…

    Sinon pour ce qui est des classifications, oui elles me semblent coller à la réalité, puisque n’oublions pas que le net n’invente rien. On reste des humains, et dans la vraie vie aussi on a des vrais amis, des contacts professionnels, des connaissances de nos jeunes années, et des gens dont on se fiche royalement mais qui sont là.

  • http://www.senterre.com Éric

    Bien vu. Et moi j’évite les “Random Dudes” sur Facebook et que très rarement les “Contacts professionnels”.

    Je dois donc être classé dans “loser” avec un peu plus de 50 amis seulement. Mais c’est comme ça que j’aime mon Facebook, épuré.

    Et je dois avouer que je ne comprends pas trop l’idée d’avoir des “Random Dude”, je dois avoir des problèmes avec mes habiletés sociales. J’ai bien reçu quelques invitations ici et là, mais que j’ai refusé.

  • http://www.publi-web.net Eve

    Oui, bien d’accord avec cette classification, quoique je me contente d’avoir mes vrais potes ainsi que le club des ex dans mes amis…
    Les random dude, bof, très peu pour moi et les contacts professionnels, ben, je trouve que facebook est trop “personnel” pour cela… Ça ne me tente pas qu’un contact professionnel puisse voir mon w-e au camping avec ma famille, mais pour mes amis, c’est correct..
    En tout cas, toujours est-il que chacun de tes articles sur Facebook me fait réfléchir (douter) à la pertinence de cet outil.. M’enfin…

  • http://www.oliviermermet.com/blog Olivier

    Je propose une catégorie :

    “La fille dans ta classe que tu connais à peine mais que tu veux cruiser et Facebook est un premier pas qui n’engage à rien”.

    Et j’en ai bien de trop des comme ça 😀

  • http://www.michelleblanc.com Michelle Blanc

    Cher Stéphane

    Je suis très souvent d’accord avec toi mais là tu confonds le mot ami (très mal choisie dans Facebook) avec celui de “connaissance” qui serait plus approprié. Je suis dans linkedIn, dans FB et dans bien d’autres réseaux. LinkedIn est réellement plus “affaire” et je l’utilise pour aller chercher des références de clients satisfaits. Les 3 lignes qu’ils y écrivent leur évitent d’en faire une page (dans la vie réelle) et de m’envoyer du papier inutilement. Il permet aussi de savoir le profil académique et une version plus dynamique du CV des gens avec qui je fais affaire. Par contre dans Facebook, je peux recueillir des infos plus personnelles sur ces mêmes contacts d’affaires. Ainsi, un lieu que de ne parler que de cash et de Web, je peux les aborder sur leur amour de la pêche, de la littérature, de leurs deux espiègles gamins ou de tout autres infos qu’ils veulent bien partager. Ça fait des relations d’affaires plus intime, plus personnelle, plus passionnante et plus forte. Ça m’a grandement aidée dans mes contacts d’affaires et ça me permet d’aborder mes « connaissances », sur des sujets qui leur tiennent évidemment plus à cœur. Ça fait une méchante différence entre un client dont on ne connaît que le CV et les recommandations et un client qui au fil du temps et du partage d’une certaine « intimité » devienne bien plus que ça et qu’on peu finalement réellement appelé « ami ».

  • http://stephguerin.com Steph

    @olivier héhéhé ouais, je l’aime bien celle là!

    @Michelle D’accord, il y a une zone grise entre ami et connaissance. C’est vrai qu’avec certains clients on aime bien développer une relation plus que professionnelle. Mais ce sont des exceptions plus que la règle. Du moins, pour moi.

    Et puis si les deux premières catégories sont plus “border line”, le type « random dude » est très commun. Je dirais même exponentiel en fonction du nombre d’amis!

    Disons 10 amis. 20 connaissances. 30 ex et tout le reste, c’est majoritairement des random dudes dont le seul lien avec nous restera sur Facebook. Tu n’as aucun random dude dans tes « amis »? 😉

  • http://www.michelleblanc.com Michelle Blanc

    Curieusement, pour moi c’est devenu plus la règle que l’exception. J’ai certainement plus de “random dude” dans mon FB et je les considère comme des “groupies” de mon blogue. D’ailleurs, lorsque j’ai une demande de mise en contact FB de qu8elqu’un que je ne connais pas, je demande pourquoi ils veulent être «ami” avec moi et plus souvent qu’autrement, ce sont des lecteurs. Je me dois aussi de soigner mon lectorat  … Curieusement, c’est parfois la première étape avant qu’ils deviennent mes clients. Lors du débat Facebook auquel j’ai participé à l’UQAM, Pat Lagacé proposait de faire des catégories de niveau d’amitiés dans Facebook. Moi je ne voudrais pas savoir que je ne suis que la connaissance de quelqu’un de qui je crois être l’amie. J’aime donc ce melting pot de tous dans le même panier et mes vrais amis se connaissent, on prend un scotch ensemble ou on va au resto et les autres n’en sont pas frustré… Et avec la transition que je vis, j’ai reçu des témoignages de support extraordinaire dans FB et j’ai découvert que des gens que je ne connaissais que peu, sont finalement drôlement gentils et soucieux de mon bien être. Grâce à mon blogue et FB, je suis même devenue ami avec un voisin de mon ancienne résidence (après que je sois déménagé) qui a appris à me connaître via ces outils. La vie est drôle…

  • NADAL

    Salut,

    moi je me demande un peu qu’elle est l’interet de facebook

    je trouve cela personnellement vraiment sans interet

  • http://www.dessinsdrummond.com Jessica

    Ton billet m’a fait bien rire! Et non, tout comme toi, je n’ai pas envie de voir la photo du gars ou de la fille à son dernier party en bobette…
    Que dire de la personne qui justement écrit “quoi de neuf? après 10 ans” À ceux-là je réponds “do you have a couple of months???” C’est rendu trop facile de dire “Pis, quoi de neuf?” La plupart des gens n’en ont rien à cirer! En plus, par voies virtuelles c’est encore plus facile, on a pas la personne devant nous, on n’a pas à gérer tout l’aspect du “body language”, les malaises ou pire, les silences!!
    Je crois qu’il en vaut la peine de porter plus attention aux moments (virtuellement ou pas) où l’on demande “ça va” ou “quoi de neuf”. Posons nous la question suivante; “suis-je réellement intéressée de savoir?” C’est surprenant le nombre de fois ou la réponse est non…. Et c’est ainsi!

  • Jackson

    c’est clair

    alors comment ca va ?

    en fait on demande cela juste histoire de ce dire qu’on a quelque chose a ce dire.

  • http://sophielabelle.blogspot.com/ Sophie

    Facebook pour moi c’est un mélange d’amis, de connaissances et de liens professionnels. Je trouve ça bien de pouvoir suivre “l’évolution” de plusieurs contacts seulement par leur statut. Il me donne des idées de sujets à traiter lors d’une prochaine rencontre improvisée ou planifiée. “Hey pis ton voyage en Australie !?”. Étant présidente d’une association, ça me permet aussi de façon professionnelle d’être un peu plus intimiste avec certains membres. Celles-si se sentent importantes… et moi je suis aussi réellement intéressées par ce qu’elles vivent. Parce que je suis une fille sensible ? Parce que j’aime le monde tout simplement !

    Au fait, l’article qui t’a inspiré ton billet ne viendrait-il pas du dernier Coup de pouce ou Châtelaine ? :o)

  • JHONNY

    Curieusement, pour moi c’est devenu plus la règle que l’exception. J’ai certainement plus de “random dude” dans mon FB et je les considère comme des “groupies” de mon blogue. D’ailleurs, lorsque j’ai une demande de mise en contact FB de qu8elqu’un que je ne connais pas, je demande pourquoi ils veulent être «ami” avec moi et plus souvent qu’autrement, ce sont des lecteurs. Je me dois aussi de soigner mon lectorat  … Curieusement, c’est parfois la première étape avant qu’ils deviennent mes clients. Lors du débat Facebook auquel j’ai participé à l’UQAM, Pat Lagacé proposait de faire des catégories de niveau d’amitiés dans Facebook. Moi je ne voudrais pas savoir que je ne suis que la connaissance de quelqu’un de qui je crois être l’amie. J’aime donc ce melting pot de tous dans le même panier et mes vrais amis se connaissent, on prend un scotch ensemble ou on va au resto et les autres n’en sont pas frustré… Et avec la transition que je vis, j’ai reçu des témoignages de support extraordinaire dans FB et j’ai découvert que des gens que je ne connaissais que peu, sont finalement drôlement gentils et soucieux de mon bien être. Grâce à mon blogue et FB, je suis même devenue ami avec un voisin de mon ancienne résidence (après que je sois déménagé) qui a appris à me connaître via ces outils. La vie est drôle…

  • Bernard Langevin

    Bonjour ,je me demande qui sont mes vrais amis es et mes connaissances et les profiteurs j’ai tellement de mal a démélé tout ça que je me fait jouer des tours souvent car je suis tellement généreux et bon que le monde en profite .J’attends de vos nouvelles merci Bernard