Du snobisme à la Twitter

J’ai été confronté à une expression relativement nouvelle dernièrement : Twitter snob. De kossé? Oui, Twitter snob. Ça, un Twitter snob, c’est une personne, snob on s’en doute, qui ne suit pas une autre personne qui la suit. En d’autres mots, le snob ne retourne pas la politesse en ne suivant pas ceux qui le suivent.

Revenons au pourquoi de la chose

Perso, je ne suis pas tout le monde qui me suit. J’utilise Twitter à des fins professionnelles uniquement. Je me fous bien que vous venez de sortir du resto, que vous êtes tannés de la pluie où que vous souhaitez bon matin aux gens. Si le contenu correspond à mes intérêts, je suis, sinon, je passe un tour. C’est simple comme ça. C’est déjà dur de suivre 400 personnes au contenu pertinent, je vais me perdre si je rajoute le contenu insignifiant.

Ok, un peu de contenu perso donne une couleur aux gens qui les rend sympathiques. Mais trop c’est comme pas assez.

Politesse?

Michelle Blanc résume bien l’argument pro-suivre-tout-le-monde : Si quelqu’un te laisse sa carte d’affaires, est-ce que tu la refuses? C’est la même chose sur Twitter, Facebook et autres réseaux social. D’accord, c’est plutôt arrogant et hautain de cracher sur une carte d’affaires qui vous est présentée. Mais dans la réalité, que fait-on avec une carte d’affaires qui nous est d’aucun intérêt? Direct aux poubelles, non? Changer du snobisme pour de l’hypocrisie quoi…

C’est n’importe quoi

Où est-ce que c’est indiqué que l’on doit suivre tout le monde qui nous suit? Est-ce qu’il y a une twitiquette qui décrit la bonne conduite sur Twitter? Pour ma part, les outils sociaux sont là pour être utilisés à notre goût bien personnel, pas au goût des autres. Et puis si quelqu’un pratique le solomédia, c’est-à-dire qu’il parle tout seul sans jamais participer aux autres conversations, il finira bien seul et c’est son problème. Comme dans la vraie vie.

Bref, j’ai bien de la misère à tisser des liens avec des gens avec qui je ne partage aucun point commun. Même chose si on a des points communs, mais que le compte twitter est bourré d’infos personnelles dont on se fout totalement. Ça n’empêche pas de se saluer à une SWAFF, mais on ne s’invitera pas pour le souper d’amis du samedi soir. Ça, c’est moi. C’est comme ça que je suis sur les réseaux sociaux et dans la vraie vie.

Qu’en pensez-vous, ne pas suivre tout le monde qui nous suit, snob ou pas?

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  • http://philgo20.com PhilGo20

    Bon post Stéphane même si j’ai fait une croix sur mes chances d’être suivi par toi sur Twitter 😉

    Pour ceux qui ont de la difficulté à voir comment suivre un nombre grandissant de personnes sur Twitter sans manquer les tweets importants et passer sa journée là dessus, mon truc c’est bien sûr les groupes dans TweetDeck.

    Je viens de publier un petit billet là-dessus en réponse au post de Steph 😉

    philgo20.com/2009/07/comm...twitter-sans-se-fatiguer/

  • http://stephguerin.com Steph

    @Phil Je viens de t’ajouter à ma liste de following. Je ne t’avais pas vu sur Twitter (ni cherché!) 😉

  • http://www.twitter.com/chrislogiste Chris

    Tout à fait d’accord avec toi Stéphane,
    j’ai 1100+ followers et je n’en followe pas le 1/10.

    La raison est simple : le temps à disposition. Chaque personne que je surveille l’est vraiment, c’est à dire que je lis vraiment TOUS les tweets de chacun. Suivre 1.000 personnes pour ne lire que ce qui me tombe sous les yeux au moment T est assez limité je trouve, c’est un peu partir à la pêche au canard et espérer tomber sur un tweet intéressant par hasard. Il y a assez de gens à suivre que pour ne sélectionner que ceux qui nous intéressent vraiment 😉

    La seule exception sont quelques compte twitter que je followe juste pour ne plus avoir le flux dans mon GGreader inutilement (principalement des blogs publiant assez peu souvent).

    Ce n’est pas une question de snobisme envers les gens qui me suivent, juste une questin de temps. Si j’étais payé à tweeter je followerai tout le monde certainement 🙂

  • http://www,latitude3.ca Lyne

    Bien d’accord avec vous pour dire que ce n’est pas une marque de snobisme que d’aller ce vers quoi on a des intérêts. Nous avons des outils à notre disposition pour nous aider, non pas pour nous entraver et nous ralentir!
    Cela étant dit, même si ce qui m’a attiré ici au départ est d’ordre purement professionnel, c’est avec grand intérêt que je suis maintenant la saga du paysagement:-)

  • http://www.geeksaresexy.net Geeks are Sexy

    Pas snob du tout… spéciallement quand une bonne partie des “suiveux” sont en fait des spammer… et plus tu as de followers, plus tu vas attirer les indésirables.

    Je suis envrons 300 personnes, ce qui est déjà trop à mon avis, et plus du double me suivent.

  • Marie

    Mais bon sang si certain de vos followeurs ne vous intéressent pas pourquoi les garder ? Pour faire du chiffre ? C’est là une définition du twitter snob.
    Un twitter intelligent et pas snob a des followeurs qui l’intéressent et deviennent des following, quitte à n’avoir qu’une centaine de personne ! c’est quand même pas dur à comprendre !

  • http://billetsverts.com Marie Cordiez

    Je me demandais quelle est la fréquence de Tweets qui vous semble appropriée (si on part du postulat que c’est de l’info relevante) ? Par exemple, je suis EcoloInfoBlog, qui poste environ 50 Tweets par jour, je trouve ça un peu beaucoup, et pourtant son contenu m’intéresse, mais j’hésite à ne plus le suivre parce que ça fait beaucoup à lire.
    Pour ma part, comme je débute sur Twitter, je n’ai que très peu de followers, dont la plupart sont simplement des spammeurs qui ne me suivront plus dès que je les aurai suivi en retour “par politesse”.
    Il est vrai que je ne poste pas encore très souvent, parce que je ne veux pas raconter des choses sans intérêt et que je ne suis pas encore suffisamment “à la pointe” de l’info que pour avoir des scoops à faire passer.
    Je suppose que les gens qui ne font que des RT ne sont pas intéressants non plus ?
    Puis twitter, c’est comme bloguer, je suppose qu’il faut le temps de trouver sa “ligne rédactionnelle”.