Indicateurs de performance pour Twitter

Alors mon pote, tu crois que tes 2-3 heures passées sur Twitter chaque jour te rapportent? En es-tu certain? Comment mesures-tu cette performance? Aucune idée? Voici 3 indicateurs de performance pour toi (lu ici).

L’objectif

Pour une entreprise ou un entrepreneur, le but ultime d’une présence sur Twitter est de vendre. Comme on ne peut vendre directement, disons que l’objectif est de générer des leads, c’est-à-dire accrocher un prospect pour passer à une autre étape du processus de vente.

Hého, ya quelqu’un?

C’est bien beau avoir des milliers de followers, ces gens qui nous « suivent ». Mais est-ce qu’il y a  quelqu’un dans la salle porte attention à ce que l’on dit? Ce n’est pas parce qu’on parle dans une foule que le monde entend ni même, encore moins, écoute. Comment le savoir?

Les mesures

Si les gens portent attention à ce que l’on dit, il arrivera une ou plusieurs de ces actions :

  • Bouche à oreilles (retweet)
  • Conversation (@ reply)
  • Visite du lien mentionné

Indicateur de performance du bouche à oreille (retweets)

% RPM ou taux de retweets = (retweets / nombre de followers) X 100

Exemple : RPM = (10 retweets / 2500 followers) X 100 = 0.4%

Indicateur de performance de la conversation (reply)

% @RPM = taux de @reply = (@reply / nombre de followers) X 100

Exemple : @RPM = (4 @reply / 2500 followers) X 100 = 0.16%

Indicateur de performance des clics

Taux de visite = (Visites / nombre de followers) X 100

Exemple : (125 visites / 2500) X 100 = 5%

Les résultats

Faites l’exercice et vous verrez. Attention, ce test peut dégonfler des égos. J’ai testé quelques noms connus de Twitter dont Guy Kawasaki, Michelle Blanc et Benoît Descary. Ma conclusion est que les taux sont médiocres et que peu de gens participent activement. Pour ne pas dire ne porte pas du tout attention à vos messages perdu dans tant de bruit. Du moins en repassant le message ou en engageant une conversation. Même le taux de clic sur un lien n’est pas énorme alors que c’est très passif comme action. Autour de 3%, 10% quand c’est un hit.

D’autres mesures?

Parmi les mesures qui m’intéressent, on pourrait aussi regarder combien de tweets génèrent des actions. Sur 100 tweets que j’ai pris le temps de faire, combien ont résulté d’un engagement et quelle a été sa profondeur? Et puis, sur le nombre de followers, combien de followers différents reprennent nos tweets? Autrement dit, à part des fan hardcore et la gang de chums, qui nous a porté attention au moins une fois?

Bref, Twitter c’est bien, mais il ne faut pas croire que la majorité de nos followers suivent tout ce qu’on dit. En fait, c’est plutôt une marginalité de nos tweets qui sont interceptés et causent une action. Avant que ces taux montent au-delà de 10% pour la majorité des entreprises sur twitter, on repassera. Mettre du temps oui, mais pas trop. Vraiment pas trop.

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  • http://www.olivierlabbe.com/ Olivier Labbé

    Faudrais testé @NicolasRoberge

  • http://intercommunication.blogspot.com Eric Baillargeon

    Assez d’accord, mais il faut aussi faire un comparatif des autres méthodes. Je ferai un billet bientôt sur un campagne publicitaire télé “prime time” et Twitter.
    Monitoring sur Woopra = 6 visiteurs en 10 min pour la pub télé… Fait ensuite un simple Tweet avec lien = 8 visiteurs en 2 min. et 15 en 10 min.

  • http://www.ovologic.com Nicolas Roberge

    Je suis d’accord avec ton analyse très technique de la génération de leads sur Twitter. Toutefois, les résultats ne se traduisent pas vraiment ainsi. Twitter ou un blogue contrairement à un bandeau publicitaire servent à bâtir une relation de confiance et une réputation personnelle. Ceci n’est rien de nouveau, autrefois les entrepreneurs ou gens en développement d’affaires visiter les réseaux de chambre de commerce, faisant du bénévolat ou assistait à des cocktails divers pour bâtir des liens d’amitié pour ainsi favoriser les liens d’affaires.

    Ce que j’ai constaté avec les médias sociaux c’est que les gens développent un lien de confiance quasi-affectif auprès de ceux qu’ils sont abonnés. Cette relation se développent sur plusieurs mois voire même des années. Si ce n’est pas directement ces gens là qui vont acheter tes produits ou services, ils penseront à toi lorsqu’ils auront une référence à donner.

    Je suis surpris que tu écrives un billet du genre, puisque tu m’avais bel et bien avoué ce que ton blogue t’avais apporté. Les deux médiums sont similaires et produisent les mêmes résultats à long terme. Il faut arroser des plantes pour qu’elles poussent.

  • http://redactionseo.blogspot.com Christian

    J’aime bien les métriques que tu exposes, ça donne une façon de mesurer ce qui se passe dans la twittersphère. Mais en même temps, je suis d’accord avec Nicolas: l’objectif premier de Twitter n’est pas de vendre, mais bien de bâtir une relation de confiance, laquelle peut sûrement se mesurer mais pas avec les métriques que tu proposes. AMHA bien entendu 🙂

  • http://www.olivierlabbe.com/ Olivier Labbé

    Nicolas a raison, j’essai de faire la même chose avec Youtube..
    d’ailleure, sur youtube je me demande ce qui est le plus important entre followers/vues/commentaires/amis!
    doit bien y avoir des metrics pour ça

  • http://www.antoineleclair.ca/ Antoine Leclair

    C’est un bon point de départ.

    Par contre, je vois mal d’où vient le “par millier”. “Mille” n’est pas vraiment présent dans ces calculs.

  • http://stephguerin.com Steph

    @Nicolas En effet, mon blogue m’a rapporté indirectement. Beaucoup à part ça.

    Twitter, je suis moins convaincu de l’aspect « écoute ». J’ai l’impression que beaucoup de tweets se perdent en chemin et n’atteignent pas mon public. C’est du push. Le blogue, c’est mes lecteurs qui viennent chercher l’info, c’est du pull. Ils veulent consommer mon contenu.

    Avec Twitter, ils doivent être là au bon moment et regarder à la bonne place pour attraper mon info. Est-ce qu’il y a des gens qui se tapent tous les tweets qui ont été dit dans une journée? Avec des listes ça aide. Perso, je me demande si je pogne 5% de tout ce qui se dit.

    Je suis d’accord que l’aspect relation est difficile à mesurer et que ça prend du temps. Mais d’un point de vue strictement business, je me questionne sur la pertinence de ce moyen versus d’autres (blogue, pub trad, 5 @ 7, etc).

    En gros, est-ce que Twitter est ton train pour le développement d’affaires ou c’est le wagon de queue? Sans les Tweetups, aurais-tu d’aussi bonnes relations? Tu es là a cause de Twitter ou parce que c’est un levier qui t’a permis de faire autre chose?

    Bref, plein de bon contenu pour alimenter des discussions lors d’un Swaff ou d’un tweetup! 😉

  • http://stephguerin.com Steph

    @antoine Tu as raison, je me suis trompé avec « taux ». Tu as l’oeil! J’ai corrigé. Mais le « par millier » est aussi intéressant. Il faut faire par exemple: 10 RT / (2500 / 1000) = 4 RT par millier de followers ce qui donne un autre point de vue.

  • http://www.orenoque.com Louis Durocher

    Bon, je vois que la discussion est bien commencée. Entièrement d’accord avec Nicolas Roberge. L’article est évident intéressant au point de vue analytique. Comment calculer le ROI d’une présence Twitter. À ce niveau il aurait été intéressant d’analyser d’autres compagnies: Dell, Zappos, etc.

    En dehors de l’approche strictement «mécanistique»: mes tweets m’ont rapportés tant de RT, tant de liens, etc. il faut regarder le «big picture».

    Deux exemples.

    N01
    -Pour un consultant comme moi les retombées de Twitter sont multiples: construire son «brand» et éventuellement sa «réputation».
    -J’ai personnellement trouvé au moins trois contrats directement par Twitter
    -J’ai fait des contacts professionnels très intéressant qui ce sont concrétisés dans le monde réel avec des partenaires potentiels.
    Etc.

    N02

    Au strict point de vue du référencement, Twitter est intéressant.
    -Les algorithmes des moteurs commencent à ajouter le social graph à leur traditionnel link graph. Ce qui veut dire que l’écho de ta marque dans Twitter et les autres est perçu, analysé et jaugé par les moteurs.
    -Twitter est intéressant pour obtenir des visites sur ton site, comme outil de linkbaiting, pour déelopper une communauté autour de ton blogue. Tu vois que je suis là. Je commente, je vais peut-être faire un lien vers ton article, je passe 10 minute sur ton site: Google observe et sais tout ça. Il va le prendre en compte dans son analyse de ton site et son positionnement, que ce soit dans la recherche personnalisée (une sur cinq maintenant), dans la recherche sociale, etc.

    Maintenant c’est sûr que si tu vends des boutons à quatre trous, Twitter n’est peut-être pas l’endroit idéal où mettre tes efforts ; )

  • http://stephguerin.com Steph

    @Louis Je suis d’accord pour le brand et réputation. Mais tout ça prend du temps à construire (comme pour mon blogue qui a 4 ans!). Bien des entreprises s’en vont sur les réseaux avec la mauvaise attitude, i.e. en pensant obtenir des résultats à court terme.

    Pourtant, comme je le dis souvent, c’est comme le jogging. Il faut être en forme pour courir le marathon plutôt que de courir le marathon pour être en forme. C’est une question d’attitude, de culture et de vision à long terme.

    Pourtant, il est pas mal utopique de penser obtenir des résultats concrets et tangibles pour une PME avant 6 mois. Et même là. Puis avant tout, ils doivent changer leur manière de penser pour être en mode dialogue, partgage et transparence. Pas évident!

  • http://www.thomadaneau.com Thoma Daneau

    J’aime l’analyse, mais ça c’est en ayant en tête que la personne s’en va sur Twitter pout échanger activement. J’y vais un peu de l’extreme, mais si on prends un compte comme @shitmydadsays.. disons que le score devrait être pas loin de 0, car cette personne n’échange jamais, pourtant 1+ million followers.

    Par contre, avoir du temps libre, je ferais le test.. ça semble très bien comme petit test.. mais bon !..

  • http://www.michelleblanc.com Michelle Blanc

    1- Il me semble que lorsqu’on cite un nom dans son blogue, il est aussi de coutume de le garnir d’un hyperlien?
    2- Lorsque tu fais des tests, pourquoi ne pas les faire avec ton propre compte Twitter ou les propriétés de tes clients?
    3- Tu parles d’un taux de clic de 3 à 10% ce qui est drôlement comparable à la pub CPC pour laquelle on paie
    4- Je me demande comment tu fais pour mesurer le taux de clic de mes Twitt? Je pense en fait que tu n’en as aucune idée.
    5- Tu t’amuses à faire des stats et à développer des analyses sans comprendre encore le fonctionnement de l’outil et ses retombées concrètes comme plusieurs le mentionnent ici. Twitter ne s’adresse pas à la masse, car moins de 2% de la population du Québec y est. Il s’adresse aux super influenceurs, aux super blogueurs et aux journalistes. Le taux de clics à la limite moi je m’en fou. Mais qu’un super blogueur fasse ujn papier à partir d’un clic et que lui me fasse un hyperlien ou qu’un journaliste me cite dans son article dont le point de départ était twitter, ce sont des retombées qui valent largement mes efforts.
    6- tu m’as déjà demandé pourquoi je ne voulais pas être dans ton TouleMondeEnBlogue et c’est justement pour ne pas avoir à paraître dans ce genre de billet et de donner à tous dont à toi) des infos stratégiques concernant ma présence Web. Voil
    7- By the way, tout à fait d’accord avec Nicolas et Louis…

  • http://stephguerin.com Steph

    @Michelle Un brin susceptible on dirait? Pourtant…

    1- Compte le nombre de fois où je ne mets pas d’hyperlien sur les noms et je suis sûr que tu me pardonneras. Dans le cas présent, je me demandais si je pointais vers les blogues, les comptes Twitter ou encore vers des stats publiques pour illustrer mon propos. Ex.: http://tweetstats.com/status/michelleblanc

    2- Ho, j’ai testé mon compte et plusieurs autres. Mais si je démontre ma pensée avec des comptes à plusieurs milliers de followers, je suppose que ça s’applique aussi pour les compte d’une centaine de followers.

    3- En effet, sauf que de la pub c’est passif. Twitter, je vois ça comme 97% qui n’a pas porté attention à ce qu’on a pris la peine de dire. Aussi bien faire de la pub, on parlera pas dans le vide! Mais bon, je sais, la pub ça n’apporte pas de relation, réputation, etc.

    4- Bien sûr que j’en ai aucune idée. Je n’ai pas dis que j’avais testé ton compte pour les clics. Ce sont les miens, ce qui nous ramène au point 2. J’aurais dû le préciser. Ce n’est pas un échantillon représentatif, mais je gagerais que rare sont ceux qui ont un taux de clic supérieur à 5%.

    5- Je ne nie pas les retours indirects! J’y crois même. Je dis seulement qu’ils ne sont pas énormes et que ça demande beaucoup de travail. Voyons ça autrement. Tu as un lien sur un article de journal à chaque combien de tweets? 100? 500? 1000? 5000? Et tu es une personnalité médiatique. 99.9% des utilisateurs n’auront probablement jamais de lien dans un article de journal ni même auront une portée qui ira plus loin que Twitter. Tu n’es pas d’accord?

    6- Là Michelle tu dis vraiment n’importe quoi. Si tu penses qu’un marqueur javascript peut permettre de récolter des infos stratégiques sur ta présence Web, c’est comme penser qu’un Cookie peut prendre ton numéro de carte de crédit et ton NIP direct dans ton portefeuille. Savoir que tu as 5000 visites, 10 000 pages vues et que ton billet le plus lu est XYZ n’a aucune valeur stratégique pour un compétiteur. Si tu veux, je pourrai t’expliquer comment fonctionne un marqueur javascript et quelles sont les infos qu’on peut récolter.

    7- Moi aussi. Mais j’aime mettre mon chapeau d’analyste et essaie de mettre du concret dans du flou. Remettre en question, ne rien prendre pour acquis, ne pas croire qu’on détient la vérité, mesurer les efforts, l’atteinte des objectifs et la stratégie, c’est un élément essentiel en business, non?

    Et par dessus tout, ça fait d’excellentes discussions! 😉

  • http://www.google.com/profiles/climenole Claude LaFrenière

    J’aime bien les ratios comme indicateurs de performances.

    Bien content de constater qu’il y a au moins une personne qui sache compter: c’est plus rare qu’on pense. Tenir compte des chiffres et les mettre en relation devrait être une habitude mais c’est rarement le cas et pas seulement sur la “Toile”. { Je soutiens que tout citoyen de + de 18 ans pris par la police sans calculatrice dans sa poche mérite un coup de poing sur la gueule. Cette opinion dépend justement de mon “équation personnelle”. À prendre avec un grain de sel alors… 😉 }

    Un mot au sujet de M. Guy Kawasaki: je ne suis pas surpris des résultats.

    Tout d’abord ce n’est pas lui qui poste mais un robot. Par exemple, pendant que M. Kawasaki donne une conférence, le timeline de ses followers se rempli continuellement… et même “HÉNAURMÉMENT”!

    Ensuite le contenu est à peu près n’importe quoi: on dirait qu’il tweete tout ce qui lui passe “par la main” ou via un autre “bot” qui fait la job pour lui.

    De plus les liens tweetés renvoient non à l’article original mais à son mashup Alltop ce qui me laisse penser qu’il tweet pour son ego et non pour mettre en valeur l’auteur de l’article auquel il renvoi indirectement. Pierre Fraser parlerait d’«Egocasting» mais dans son cas (et celui de Robert Scoble, ce très piopulaire No Life), je crois que le mot approprié serait «egorrhée» : du vide existentiel éclaboussant le Web au complet!

    Finalement, je ne peux déduire de ses méthode qu’il NE lit PAS les articles tweetés et de ce fait qu’il ne s’occupe pas de la qualité du contenu et de la forme (un site “dégueu” mérite rarement d’être mis en valeur à moins que l’article soit particulièrement excellent, ce qui est rare).

    Est-ce que je suis trop sévère en disant qu’il se fout complètement de ses followers (j’hésite à dire “lecteurs”)?

    Personnellement, je préfère suivre moins de gens sur Twitter et prendre la peine de lire ce qu’ils tweetent ainsi que les articles auxquels ils renvoient (comme celui-ci via @RenartLeveille). D’ailleurs j’espère que mes followers [les ‘happy few”] sont – réellement – intéressés par mes tweets sinon ils n’ont pas de motif pour me follower… Bien sûr cette façon de voir et de faire rend moins populaire en terme de quantité et franchement je m’en fous comme de ma première paire de culottes.

    Bonne journée. 🙂

  • http://www.gabrielrodrigue.com/ Gabriel

    Est-ce qu’on doit en déduire que les seules retombées envisageables sont celles qu’on peut mesurer en “poussant” de l’information? C’est pas un peu réducteur de traiter le Web 2.0 comme un média traditionnel? Je crois pas que l’impact se mesure seulement à la portée du message qu’on diffuse, mais aussi à la pertinence de ce qu’on retire des “2 ou 3 heures par jour”. Et même la portée peut difficilement être mesurée: un reply bien placé vaut mieux que deux mille retweets.

    L’approche avec les métriques fonctionne certainement très bien avec un bot qui pousse les billets d’un blogue, mais pas vraiment avec un “vrai” usager “actif”.

  • http://stephguerin.com Steph

    « Un reply bien placé vaut mieux que deux mille retweets. » J’aime ça! 😉

  • http://philgo20.com PhilGo20

    Si tu as 800 followers et que seulement 100 t’écoute vraiment, tu parles dans le vide ?

    Pas sûr de suivre ta logique Steph. Tu peux te foutre totalement que la majorité ne te lise pas, en autant que tu sais qu’une gang te lit et apprécie ça suffit, non ?

    Qualité vs Quantity. Aurais tu moins l’impression de parler dans le vide si seulement c’est 100 personnes te suivaient ? C’est du pareil au même pourtant.