Comment déterminer des prix?

Alors mon pote, tu vas vendre ça combien ta patente? Trop cher et tu n’auras pas de client. Pas assez cher et tu ne feras pas d’argent.  Pour certains, un tel prix sera abordable, pour d’autres, exorbitant. Les prix sont définitivement une plaie pour un entrepreneur.

A moins d’être dans une industrie traditionnelle. Ton yogourt vendu 50% plus cher que le concurrent aura besoin de nous transformer en Superman. A l’inverse, s’il est 50% moins cher, il donnera l’impression d’être « cheap ».

Mais pour un service professionnel, une application mobile ou un truc SaaS? Comment déterminer la valeur d’un bien souvent flou ou intangible? Perso, voici quelques idées qui me guident.

Connaître ses coûts

C’est con, mais ce n’est pas parce qu’on est entrepreneur qu’on sait compter. Si ça te coûte 1M$ opérer et que tu vends tes joujous 10$, il faudra que tu en vendes 100 000 seulement pour être kif-kif. Facile si tu as conclu un partenariat avec Walmart. Plus dur si ta stratégie est le porte à porte.

Ne pas surévaluer sa capacité de distribution

Dans le service virtuel ou réel, ce n’est pas parce que tu ouvres un site Web que ça va cogner à ta porte. Au contraire. Quand on part de zéro, c’est difficile de prévoir les ventes de la prochaine année.

Avant de penser avoir 1000 ventes, commençons par en avoir une. En divisant notre coût d’opération par les efforts pour obtenir une seule vente, ça donnera une idée de ce qui nous attend pour être rentable.

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Converti ou crève

Non, non, je ne suis pas rendu un fanatique religieux qui veut imposer ma vision. Mais dans le merveilleux monde des entreprises SaaS (Software as a Service), le taux de conversion est un incontournable. Sans conversion, point de salut comme disait Chose Binne.

Conversion, de kossé?

Bien, c’est assez simple. Dans le monde du SaaS, tout est une question de chiffres. 100 personnes viennent sur le site. Dix essaient le produit. Une achète. Ça fait un taux de conversion de 1%.

Jouez un peu avec les règles de trois et hop vous avez grosso-modo vos prévisions financières.

La beauté du SaaS est que c’est totalement pure play. Tout est numérique et le marché est mondial. L’envers de la médaille est qu’il n’y a pas, ou moins, de contact humain. Pas de « vente » directe comme telle.

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Web business 101 = business 101

Il y a de quoi qui me gosse avec la business sur le Web. Depuis longtemps d’ailleurs. Pourquoi les affaires sur Internet sont-elles si différentes des affaires traditionnelles? Par différentes, j’entends que la majorité des startups semblent peu se soucier d’un besoin réel. Au contraire, plusieurs placent le produit avant le besoin en ayant l’impression de combler un besoin.

Je dis n’importe quoi? Regardez les startups ici et puis dans toutes les startups camps de ce monde. Puis faisons la démonstration par l’absurde : Qu’elle est la différence entre la startup au goût du jour et ces 30 inventions stupides?

Notez que je n’ai rien contre les entrepreneurs. Au contraire, j’encourage ça. Mais les très faibles barrières à l’entrée inondent le marché de produits et services totalement inutiles.

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A propos des réseaux sociaux dans la vraie vie

Je viens d’écouter l’entrevue de Sylvain Carle par Benoît Descary pour le nouveau projet de Praized Media : Needium. Qu’est-ce que Needium? De un, le nom est la contraction de need et medium donc le medium des besoins. De deux, il permet d’écouter les conversations dans les réseaux sociaux pour dénicher les besoins.

Si l’idée est intéressante à la première vue, j’ai un doute sur son succès comme entreprise. En fait, pas seulement Needium, mais toutes les startups du Web social comme Click Contact, Shwowp, Namesake ou OneTrueFan.

Le problème, c’est que nous, techno-geekeux-Web-2.0-savvy-chose, pensons que tout le monde est sur Internet avec un mobile en main. La réalité, c’est que nous sommes une petite gang sur une petite île dans un gros océan de gens qui n’en ont rien à cirer. Si nous voyons un potentiel énorme pour faciliter les contacts entre commerçants et consommateurs, nous sommes malheureusement bien seuls.

La réalité est que les commerçants sont déjà très occupés par le day to day de leur entreprise. Nombreux sont ceux à qui nous parlons se montrent intéressé par l’idée d’amener de la nouvelle business chez eux. Cependant, rare sont ceux qui sont prêts à mettre les efforts nécessaires pour y arriver. Le changement est trop important et pas assez naturel pour que ça se fasse de façon fluide.

Prenez une rue commerciale et faites le tour des commerces. La majorité a de la misère à s’occuper d’un site Web statique. C’est inconcevable qu’ils s’occupent du mobile, de Twitter ou de Facebook. Ho bien sûr, il y en a 2-3 de branchés dans la gang qui sont bien au fait de tout ça. Mais 2-3 commerces sur 100, ce n’est pas un marché. D’autant plus que les efforts sont revus à la baisse quand ils analysent l’impact réel du Web social sur leur chiffre d’affaires.

Je dis n’importe quoi? On a eu une tonne d’idées Web-deux-point-zéro-social-à-fond-la-caisse. Mais en parlant à des commerçants, ceux-là même qui devraient être flabbergastés par les possibilités des réseaux sociaux, on se rend compte qu’ils ne sont pas là du tout. Ici, en France, aux USA, partout.

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La guerre des collants

La guerre des collants débute aux États-Unis. Ça finira pas nous rattraper tôt ou tard. En effet, Avec les Foursquare et autre Facebook, les collants à mettre dans les vitrines seront de plus en plus nombreux. Google est de la partie aussi.

Le but de tout ça? Attirer les gens pour qu’ils « check in », que tout leur réseau le sache et leur donner un rabais en retour. Ça semble une idée de génie, non?

Bien peut-être pas.

Moi, je n’utilise pas Foursquare ou autre kossin du genre. Je comprends le jeu, mais je n’y vois que peu de valeur. Par contre, je magasine comme à peu près tout le monde. Savoir que le type à côté de moi a eu un rabais parce qu’il a checkiné me chicotterait. Chicotter assez pour que je demande un tel rabais moi aussi.

Tu ne me donnes pas de rabais? J’me pousse ailleurs mofo!

Sérieux, l’autre type a droit à un rabais parce qu’il a checkiné, chose qui sera vue par une poignée d’amis alors que moi je n’aurai rien? Je ne me gênerai pas pour raconter ma déplaisante aventure également à une poignée d’amis.

De deux choses l’une : Je n’ai pas mon rabais, je n’achète pas. J’ai mon rabais, j’achète. Dans les deux cas, je n’ai pas besoin d’avoir checkiné. Seulement besoin de réclamer un rabais. Se plaindre… négocier… Business 101 quoi! Pas besoin de Foursquare pour ça.

Et d’un point de vue commerçant, c’est pas un peu lourd à gérer tout ça? Ils ont déjà de la misère à répondre à leurs courriels que maintenant ils devront gérer les promotions sur des checkins?

Mais ok, si l’autre mec a un coupon et que j’en ai pas. Je paie full price. C’est ça la game. Peut-être que c’est pareil pour les checkins. Reste que ça m’apparaît vraiment comme une mode passagère tout ça. Un coupon, ok. Mais un checkin? Vivement les commerçants qui iront à contre-courant et qui donneront un rabais à ceux qui ne checkin pas.

Exemple d’un excellent billet de blogue d’entreprise

Je lis beaucoup de bons blogues d’affaires et de temps a autre je tombe sur des perles. Comme le billet de MailChimp « Going Freemium: One Year Later ». C’est, à mon avis, l’exemple parfait de ce que doit être un blogue d’entreprise.

La transparence

Le billet explique leur décision d’aller de l’avant avec le modèle freemium. Ils parlent d’essais et d’erreurs et pourquoi ils n’ont pas fait ce move avant. Ça donne au lecteur l’impression de faire affaires avec une boîte composée d’humains et non un système fermé où les seules communications sont filtrées par le gars de PR.

La communication

Il y a dire qu’on communique et le faire. Ce billet communique réellement de l’information au lecteur. Il y a de la viande sur l’os. On ne fait pas semblant de communiquer en dévoilant l’info au compte goutte.

Des chiffres stratégiques

Les chiffres, c’est toujours un sujet délicat. On ne sait pas ce que la compétition pourrait tirer de ces informations. Mais quand on y pense, ça change quoi? Ça donne du poids et de la crédibilité plutôt. Comme Ben Chestnut le dit « Yeah, I know you’re just here for the numbers. So here ya go ». En dévoilant les chiffres, il les contrôle.

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Un concours original pour Québec Scope

Québec Scope, un magazine événementiel bien connu à Québec, a lancé la semaine dernière son tout nouveau site Web. Nofolo a bien sûr été invité a manger des kébabs et boire des cocktails parmi une foule jet set parce qu’on est derrière la stratégie du site web susmentionné. Un résultat dont nous sommes bien fiers!

Si le site transmet bien la personnalité du magazine papier, c’est le concours « Je fais la Une de Québec Scope » qui retient l’attention. En effet, avec l’aide de Mag Cover, une compagnie de Québec, nous avons mis en place un concours dont le public est la vedette. Littéralement.

Pour participer, il faut soumettre une photo pour illustrer la page couverture du magazine. Comme celle de la bande de Nofolo illustrant ce billet. Le concours se voulant deuxpointzéroien, gagnant sera celui qui récoltera le plus de vote via Facebook. Et le prix remporté sera de voir sa pastèque sur la page couverture du mois d’avril prochain. Et oui, votre belle tronche imprimée 50 000 fois sera vue par environ 200 000 paires d’yeux.

Bon, on dira que j’ai un parti pris et c’est vrai. Mais contrairement à bon nombre de concours sans saveur que je reçois, celui-ci sort de l’ordinaire. C’est une belle utilisation des réseaux sociaux (vous savez le truc dont tout le monde est expert), mais aussi une belle réussite d’interaction entre un branding et sa clientèle. Et les chiffres sont là pour le démontrer avec une augmentation des visites de 1500% en moins d’un mois, passant de 4000 visites à 65 000. Quand même!

Bref, un autre projet qui tient ses promesses signé Nofolo!

Le grand portrait du marketing Internet

Vous voulez comprendre le marketing Internet en une seule image? La voici! J’ai trouvé ce beau portrait sur le site de White Hat Crew. Portait que je trouve bien fait et complet. Ça n’invente rien, mais ça fait un bon aide-mémoire utile pour n’importe quel projet Web.

Idéalement, un projet Web devrait s’écouler naturellement dans ce genre de schéma. Du moins en partant des gros blocs vers les plus petits. Si, comme on dit en bon français, ça jamme dans une grosse ou moyenne boîte, il y a peut-être un problème. Par exemple, s’il n’y a pas de source de revenus, ça va mal.