Hobby, business et profit

J’ai eu quelques bonnes discussions suite à mon billet sur les startups de la semaine dernière. Plusieurs d’entre elles sur les modèles d’affaires et les revenus. Pour faire suite à ces discussions, est sorti hier le classement des entreprises ayant la plus forte croissance au Canada (Bravo à Libéo, NVI et Adviso pour leur présence dans ce classement d’ailleurs).

Quel est le lien entre ce classement et les startups? Et bien, de un, une startup qui n’a pas de modèle d’affaire digne de ce nom n’a pas de grandes chances de faire un tel classement. Puis, ça illustre au moins une chose : Une entreprise qui ne fait pas de profit n’est pas une entreprise. C’est une OSBL ou un hobby.

Même si votre startup super cool a une croissance démesurée en termes d’utilisateurs, la règle est simple: Pas de profit, pas de business. C’est une œuvre de charité au mieux. Vous êtes chanceux de vivre de salade et d’eau du robinet.

Rien ne garantit qu’une tonne d’utilisateurs gratuits pourront être converti en dollars. On l’a bien vu au début des années 2000. Ceux qui ont acheté mes sites Web se sont levés un bon matin en nous demandant de convertir des utilisateurs gratis en utilisateurs payants. Résultat? #fail!

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Web analytique et changements d’huile pour agences Web

Je me répète, je sais. Mais ça ne me rentre pas dans la tête toutes ces agences qui laissent filer du fric. Comment? En ne faisant pas de suivi concret du trafic Web de leurs clients!

Dans le monde des concessionnaires automobiles, ce n’est pas de nous vendre une auto qui est payant. Non. C’est de nous garder comme client pendant 5, 10, 20 ou 30 ans pourquoi pas!

Et comment ces concessionnaires s’y prennent-ils? Avec du suivi bonyenne! Le mien, Ste-Foy Toyota pour notre belle fourgonnette familiale, nous appelle pour prendre les rendez-vous de changement d’huile et d’inspection.

Ta peu là chose…

Tu veux dire qu’au lieu que tu oublies ton changement d’huile ou pire, que tu ailles voir ailleurs, ils te font un rappel amical pour prendre un rendez-vous?

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Où est le pognon dans les médias sociaux?

Quand j’étais jeune, je disais « Quand je serai grand, je vais être un musicien ». Et là mon père répondait « Ok, mais tu feras quoi comme vrai boulot? ». En effet, ne devient pas une rock star qui veut. S’il y en a une poignée qui sont riches, la majorité mangent des ramen. Il y a peu d’appelés et encore moins d’élus. Ça me fait penser étrangement aux spécialistes des médias sociaux de nos jours. Pas vous?

Le web social ne paie pas le loyer

On voit toutes sortes de wannabe qui se proclament spécialistes ou stratèges en médias sociaux. Mais je me demande comment ils font pour vivre. S’ils vivent?! La réalité est que si les médias sociaux sont bons pour la communication, créer un lien de confiance ou des trucs du genre, c’est plus difficile quand vient le temps de faire sortir des bidous des poches d’une entreprise. Et si les entreprises ne désirent pas trop payer, les spécialistes vont crever de faim. Pas facile, hein?

Maslow v2.0

Si on regarde la hiérarchie des besoins du genre Maslow 2.0, le Web social vient en haut. Pourtant, les besoins de base ne sont souvent pas comblés. Difficile de débloquer du budget pour du Web social quand on n’est pas trouvable par Google. Actuellement, être spécialiste en médias sociaux s’apparente plus à un hobby qu’à un gagne-pain.

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Transformez vos idées en revenus

Si vous avez porté attention, vous avez remarqué que j’utilise la forme impérative et non la forme interrogative comme dans « Transformer vos idées en revenus? ». Pourquoi? Parce que c’est impératif bonyenne!

Une bonne idée c’est bien, une idée qui rapporte c’est mieux

Avoir une une bonne idée est la partie facile de la game. Générer des revenus à partir de cette idée est souvent la différence entre un hobby et un projet d’affaires. En fait, ça devrait être un réflexe de penser au modèle d’affaires quand on a une idée. Pas de modèle d’affaires, pas de projet d’affaires en somme.

Comment traduire une idée en revenus

On pourrait élaborer un plan d’affaires et faire des dizaines de scénarios. Je préfère l’approche du pif. Celle-ci consiste à se faire une bonne idée du potentiel en regardant le client type et le volume.
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Et si les gros se mettaient ensemble pour du contenu payant?

J’ai eu une brève discussion avec le collègue Thierry sur les contenus payants. Il était question d’un groupe au Royaume Uni et de Libération qui allaient rendre tout leur contenu payant. Je me suis dis « hé ben, c’est peut-être ça le truc ».

En effet, si un gros comme le Wall Street Journal rend l’accès à son contenu payant, il doit miser sur sa notoriété pour gagner le pari. Surtout face à la concurrence gratuite. Mais si une majorité des gros médias se regroupent pour passer du modèle gratuit au modèle payant alors là, c’est plus simple, non?

Pourquoi payer pour du contenu?

En fait, la question devrait être « pourquoi ne paie-t-on plus pour le contenu? » puisqu’on a toujours payé pour le contenu écrit. Ou presque. Internet a rendu le gratuit omniprésent. Si c’est une bonne chose pour certaine affaires, ça l’est moins pour d’autre. Comme pour le contenu de qualité qui demande temps et ressources. Une enquête journalistique par exemple. Le contenu de qualité a une valeur. Est-ce que ça vaut plus qu’une campagne de pub vendu au CPM? Sans aucun doute.

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Perdre 470 M$? Bah, et puis après?

J’aimerais bien avoir les reins assez solide pour supporter un projet qui subit une perte de centaines de M$ comme Google le fait avec YouTube. En effet, les analystes de Crédit Suisse prévoient une perte de 470 M$ en 2009. Du p’tit change de fond d’poche quoi.

Où s’en va le pognon?

La bande passante représente 51% des coûts avec la jolie somme de 1 M$ par jour. C’est 360 M$ par année. Tcheching!! Un autre 36% s’en va dans les droits et licences pour le contenu. Le 13% restant? Les employés et la papeterie sans doute.

D’où vient le pognon?

A l’autre bout du système, là où il y a la fente du petit cochon qu’on appelle « entrées d’argent » ou « revenus », il devrait entrer 240 M$. Avec du contenu professionnel, des nouveaux formats de publicité et des ententes de distribution entre autre. C’est beaucoup, mais insuffisant.

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Radins + Web = Radinternautes?

C’est l’histoire du gars qui produisait du contenu pour son blogue, Youtube et autres plateformes Web. Le type était passionné et voulait en vivre. Malheureusement, ses chèques AdSense de 205$ par mois ne suffisaient pas alors il s’est trouvé un job au Mcdo qui est nettement plus payant que de produire du contenu pour le Web.

Il y a aussi l’histoire du fournisseur Internet qui envoie une lettre à tous ses abonnés comme il le fait à tous les 6 mois. Cette lettre annonce une augmentation du tarif pour continuer d’assurer un excellent service. L’abonné n’ayant pas le choix, ouvre grand les fesses pour que le sapin passe bien et paie la hausse de tarif sans chigner.

N’y a-t-il pas une pointe d’ironie dans ces histoires?

Quand on y pense, c’est normal de payer pour son accès Internet, mais ça ne l’est pas pour le contenu. C’est même normal de payer pour du contenu sur un CD, un DVD, une revue, un journal, mais ça ne l’est toujours pas pour le contenu sur le Web.

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Pas envie de vendre? Faites du Web!

En lisant cet excellent billet, ça m’a fait réaliser que le Web permet à un entrepreneur de réussir sans vendre. Autrefois, la vente faisait parti du boulot d’entrepreneur. Même si on compare un site Web à un média papier, il fallait vendre pour distribuer ce dernier et vendre pour générer des revenus de pub.

Aujourd’hui, la distribution se fait toute seule avec notre ami Google. Les revenus aussi du moment qu’on place AdSense sur notre site. Et hop, des revenus publicitaires sans vendre. C’est le rêve de tout créateur : Créer sans avoir à vendre. C’est facile et c’est l’fun.

Facile? Vraiment?

Malheureusement, c’est facile. Et comme l’argent facile n’existe pas, ceci vient avec un inconvénient : N’importe qui peut être notre compétiteur. Et tous ces gens se battent pour une seule chose : Notre attention. Pensez-y, l’attention est une ressource rare. Si la croissance de nos revenus fait augmenter notre pouvoir d’achat, il est difficile d’augmenter son attention disponible.

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