Comment on a comblé 6 postes en 3 semaines pour le prix de quelques cafés

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Et bien voilà, on a comblé tous les postes affichés. En moins de 3 semaines. Rapidement. Efficacement. Et sans dépenser une fortune.

On a pris les premiers venus? Soit pas nono mon pote! On a le luxe d’attendre et de choisir LA bonne personne pour chaque poste alors on prend notre temps.

Alors comment on a fait?

Et bien tout d’abord, on est naturellement plus attrayant qu’il y a 4-5 ans alors que l’équipe était composée d’un seul dude dans son sous-sol: moi. Maintenant, DashThis a des clients dans 42 pays, est rentable et profitable, on est une bonne gang de talents multi-disciplinaires (dev, marketing, UX, UI, ventes, etc).

Bref, on ne représente plus un risque pour un futur employé (le risque de fermer vu la fragilité d’une nouvelle startup), mais bien une opportunité pour quiconque veut travailler sur un produit SaaS avec des clients partout dans le monde.

Mine de rien, il y a plusieurs dizaines d’agences Web et de firmes TI a 3 lettres à Québec, mais des bonnes boîtes de produit SaaS qui ont les moyens de leurs ambitions? On peut les compter sur les doigts de pied d’un unijambiste.

Je dirais que le seul bémol est l’absence de bureau pour le moment. Par contre, on est maintenant dans un local temporaire le temps d’installer nos nouveaux bureaux (oui oui, on met des boîtes de carton dans les fenêtres pour couper le soleil). La conséquence est qu’on a acheté beaucoup de cafés au Starbucks pour passer les entrevues. [Lire la suite…]

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Fini le travail à distance et pourquoi on passe au mode bureau

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Et voilà. On a décidé de faire le « move » et de rapatrier tout le monde dans un bureau physique. Après 5 ans à travailler à distance, ce n’est pas quelque chose qu’on prend à la légère. (voir mon billet sur le sujet voilà 3 ans)

Tout d’abord, le contexte :

Il y avait deux raisons qui nous ont poussé à ne pas avoir de bureau dès le départ. Bien sûr, quand j’étais seul, ça allait de soi, mais la journée que nous étions 5 (3 embauches d’un coup), il fallait se fixer : Bureau ou pas?

Tout le monde a un bureau, nous aussi, non? Pas si vite mec…

La première raison est le coût associé à un bureau. Dans les endroits qu’on regardait, c’était entre 2000$ et 3000$ par mois, donc 30-35K$ par année. Pour une startup qui ne fait pas un rond et qui ne sait pas si elle va en faire, c’est un risque MAJEUR.

Un bail de 5 ans quand on ne sait pas si on va survivre un an? Attend minute toi là… Je veux tu vraiment m’engager là-dedans? Mais surtout, pourquoi on veut un bureau?

Bonne question. Et c’est la deuxième raison : Est-ce nécessaire? Le bureau a deux fonctions : travailler en équipe et rencontrer les clients. Nos clients sont en majorité hors du Québec alors ça règle ce point. Pour ce qui est de l’équipe, on peut toujours essayer le travail à distance.

Avec tous les outils collaboratifs qui existent et des mentalités comme Remote, on ne risque pas grand-chose à essayer. Et si ça ne fait pas, on pourra toujours switcher au mode bureau. [Lire la suite…]

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J’ai démissionné de mon poste de CEO et c’est une excellente chose!

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– Je, sousigné, Stéphane Guérin, démissionne de mon poste de CEO de DashThis.

Quoi? T’es malade Steph? Tu fermes DashThis? Tu vends? Tu fais faillite et la banque te fout dehors?

Relaxe mon pote, tout est cool et la shop se porte à merveille. Je démissionne effectivement de mon poste de CEO/PDG/Dieu-qui-règle-en-absolu de DashThis. Et c’est une maudite bonne affaire!

Disons-le, j’étais gestionnaire par défaut, faute de mieux. En lançant une boîte seul, pas trop le choix d’occuper toutes les fonctions. Dont celle de directeur général. Et plus la boîte grandit, plus cette fonction me collait à la peau.

Logiquement et naturellement car je suis le fondateur actionnaire majoritaire.

Sérieusement, est-ce que j’ai l’air d’un gestionnaire? No way. Mon talent est dans la vision, les idées, lancer des projets, tester, penser différemment, concevoir et exécuter des stratégies. Le mot « gérer » m’allume autant qu’une allumette mouillée.

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Et ta vision, ça va? Ou plutôt, ton équipe sait-elle où tu t’en vas?

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Je mets des lunettes pour travailler depuis quelques années, mais je n’ai jamais vraiment eu de problème de vision, businessement parlant. Généralement, ma vision, savoir où je m’en vais, est assez claire.

Comme pour conduire une auto ou piloter un avion, c’est essentiel une vision claire. On peut ensuite déterminer le chemin pour réaliser ladite vision. Sinon tu es comme grand papa qui ne fait pas la distinction entre un stop et l’entrée d’autoroute pour se rendre là où il ne veut pas aller.

Pour une première fois, je dirige un bateau sans le conduire. En effet, je ne fais plus de technos ni même de support. Mon équipe s’en occupe.

Mon équipe conduit le bateau et va où je leur dis d’aller.

Leur dit où aller? Oups. Ce n’est pas si simple.

Quand ta femme conduit l’auto et que tu lui dis d’aller à Montréal, elle va s’organiser pour se rendre. Mais si tu lui dis « Chérie, j’aimerais aller quelque part, là où il fait bon de vivre préférablement », c’est moins clair.

C’est un peu ce que je constate : J’ai une vision, mais je ne la communique pas bien. Certains sont bien au courant, d’autres pensent que oui, d’autres ne sauraient pas quoi répondre si je leur posais la question.

Rajoute à ça le travail à distance où il n’y a pas toutes les discussions informelles, par exemple en dînant ensemble ou à côté de la machine à café, et ça donne un problème organisationnel qui coûte une tonne de fric en temps perdu et travail repris.

Alors tu fais quoi Steph?

Et bien je ressorts mes vieux livres d’écoles et je vais écrire un énoncé de vision et de mission.

Je n’ai jamais fait ça.

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Petites lectures d’affaires qui inspirent grandement

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« Rich people have big libraries. Poor People only have Big TVs. »

Pas trop certain de qui vient cette citation, mais ça fait vraiment du sens. Je lis beaucoup et je peux dire avec certitude que ça influence là où j’en suis aujourd’hui.

Il y a de ces livres qui nous transforment significativement à mesure qu’on les lit. Ce sont des livres marquants dont on va se rappeler plusieurs passages pendant longtemps.

J’ai lu des dizaines de livre, mais quelques-uns ont véritablement changé quelque chose chez moi. En voici la liste :

How to Win Friends and Influence People

Un classique. Pour un gars gêné et qui manque de confiance comme moi, c’est un must. Tu aimerais être plus comme ces gens charismatiques ou ceux qui ont un leadership positif fort? C’est le livre pour ça.

The Art of the Start 2.0: The Time-Tested, Battle-Hardened Guide for Anyone Starting Anything

Tu veux faire une startup? Ç’a été une véritable inspiration ce livre-là. Travailler fort, travailler intelligemment. [Lire la suite…]

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Les conflits d’actionnaires: Petit guide de survie

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Avoir un ou des associés en affaires, c’est comme un mariage : C’est un chemin pavé de compromis. Et comme dans un mariage, des fois ça ne marche juste pas. Oui oui, des fois on a le goût de visser l’autre dans l’mur.

De mon côté, j’ai été relativement chanceux au niveau conflits. En 20 ans, c’est sûr que j’en ai eu quelques uns. Des petits et des plus gros.

En fait, je dis chanceux, mais ce n’est pas de la chance, c’est plutôt mon attitude dans un conflit qui fait que ça se passe généralement bien. Mon attitude? Je veux régler rapidement et passer à autre chose tout aussi rapidement.

En effet, un conflit entre humains est une chose mauditement nocive pour soi-même, pour les autres, pour notre entourage. Ça affecte plein de choses comme l’humeur, la motivation, la confiance. C’est tout simplement impossible de fonctionner quand un conflit important n’est pas réglé.

Pire quand il traîne en longueur. Comme un caillou dans ton soulier depuis ton enfance.

Alors, as-tu un petit guide de survie mon Steph?

Ben kin mon pote!

#1 Signer une convention d’actionnaires

Ça, c’est la règle numéro un avec des associés. Quand c’est tout nouveau tout beau, on ne pense pas à ça, mais quand c’est la guerre, ça aide beaucoup. Les règles du jeu sont au moins établies. Sinon, c’est tout simplement le chaos.

Perso, ça ne m’a vraiment servi qu’une fois, mais heureusement que je l’avais. Au même titre que ta maison ne passera peut-être pas au feu, mais si c’est le cas, tu ne regretteras pas ton assurance.

T’as pas de convention d’actionnaires? Arrête de lire maintenant et fais ça tout suite. GO, ça presse.

#2 Take the money and run.

S’il y a une question d’argent, garde en tête qu’un tien vaut mieux que deux tu l’auras. Tu ne peux pas te tromper. Soit tu prends le deal moindre, mais plus facile qui te permet de continuer ton chemin, soit tu t’embourbes dans un conflit qui peut être long. Moi je préfère l’option A.

Aimes tu mieux avoir 100 000$ sûr maintenant ou bien peut-être 500 000$ dans 18 mois sans garantie, avec le stress que ça implique, le temps, les discussions et avec le risque de ne rien avoir?

DashThis est né de cette façon. On dirait que je m’en sors pas trop mal! A l’inverse, j’en connais qui ont perdu gros en étirant l’élastique en espérant avoir plus. [Lire la suite…]

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L’obsession du service à la clientèle

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Tu peux avoir un produit broche à foin, mais tout de même réussir avec un service à la clientèle top notch. A l’inverse, avoir un excellent produit avec un service merdique, ça va mal finir.

Je dis souvent que je suis ultra focus sur les ventes depuis le début de DashThis. Mais en réalité, je suis ultra focus sur le service à la clientèle. J’en suis même obsédé.

Les ventes passent par le service à la clientèle. Point.

Même si nous avons des clients qui payent sans jamais nous avoir parlé, la majorité se frotte à notre service client à un moment ou un autre. Avant la vente ou après la vente.

Avant la vente : Fait sentir au gars qui entre dans ton resto qu’il te dérange et qu’il n’est pas le bienvenue pour voir… A l’inverse, je me rappelle encore de cet hôtel où j’ai été accueilli avec un biscuit au chocolat chaud et fondant! Miam!

Après la vente : Gageons que lorsque tu demandes de l’aide et que t’as l’impression d’être la tête d’affiche dans un dîner de cons, t’auras pas trop envie de revenir. A l’inverse, on aime entendre « Pas de soucis, on s’en occupe immédiatement. ».

On n’a pas eu nos premières ventes parce qu’on a un produit incroyable. Non. On a eu nos premières ventes parce que je donnais un service bien au-delà des attentes.

Les commentaires qu’on recevait dès le départ, ce n’était pas « wow, votre produit botte des culs », mais plutôt « wow, quel service incroyable! ».

Chaque personne qui nous contacte est traitée avec courtoisie, diligence, professionnalisme et ce, rapidement.

T’as un problème? On t’a entendu. On s’en occupe pronto. Avec un sourire sincère.

Mais Steph, est-ce compliqué offrir un service client hors norme?

Non. Pas du tout.

Faut juste traiter les autres comme on aime se faire traiter.

Et si t’aimes les gens qui te traitent en idiot, ta place n’est peut-être pas au service à la clientèle.

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