Communauté, écosystème, événements start-up. Bof.

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Pourquoi tu ne vas pas aux différents événements de start-up Steph?
Parce que je mets mon temps là où ça rapporte.

Dans le temps j’allais quand même régulièrement à des activités de networking. J’en organisais même (les swaff à l’époque). J’ai connu plein de gens intéressants.

Mais une fois que tu connais pas mal tout le monde ou que tu connais le monde qui connait le monde, à quoi bon?

Ha oui, bien sûr, c’est plaisant de prendre une bière dans un 5 à 7 de temps en temps.

Le bout clé ici est « de temps en temps ».

On me demande régulièrement comment j’ai fait pour réussir mon projet DashThis.

Ho, ce n’est pas un succès planétaire à la Facebook ni rien pour faire la Une du journal les Affaires. Mais nous avons quand même une boîte rentable, des clients dans 24 pays et 10 personnes qui y travaillent.

C’est déjà mieux que beaucoup de wannabe entrepreneurs.

Alors comment j’ai fait?

Simple.

J’ai consacré 100% de mon énergie au développement de mon entreprise.

Pas la moitié. 100%. Pas 90%. 100%.

Est-ce qu’un 5 à 7 avec des wannabe entrepreneurs me sert à développer? Non? Alors je n’y vais pas.

Est-ce qu’un dîner avec tel entrepreneur qui fait 5M$ de revenus et qui a 25 employés me sert à développer? Oui? Alors j’y vais.

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Fuyez ces théoriciens de l’entreprenariat

Il faut en rencontrer un pour comprendre qu’on perd habituellement notre temps. De quissé? De ces théoriciens de l’entreprenariat bien sûr. Ils sont faciles à reconnaitre. Ce sont habituellement ceux qui vous font la morale, mais qui n’ont jamais rien entrepris.

Ces personnes sont fréquentes dans les organismes publics et para-publics de développement. Certains peuvent être utiles pour nous guider dans la maison de fous gouvernementale afin de se retrouver parmi la trop nombreuse liste de programmes, crédits et autres subventions.

Par contre, d’autres sont d’une nuisance extrême. Ce sont ceux qui prennent la peine d’afficher B.A.A. sur leur carte d’affaire. Ou pire, MBA sans jamais avoir occupé un poste de gestion. Ces personnes sont assis de l’autre côté de la table, là où on décide si votre projet d’affaires tient la route ou non. Et par conséquent, si on vous refilera du fric ou non.

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Le bon client au mauvais moment

Est-ce qu’on peut dire non à un client d’envergure au risque de le perdre tout en minimisant les impacts sur notre entreprise? Ça peut paraître étrange, mais oui c’est possible. Même essentiel des fois.

Ça m’est déjà arrivé. D’entrée de jeu, c’est le genre de client que tout le monde rêve. Celui avec les poches pleines qui paie avec son p’tit change les tarifs qu’on croit astronomiques. Le genre de client dont on aime afficher son logo dans notre portfolio et qu’on répète à tout le monde que c’est notre client.

Qui refuserait un client comme McDo, Google, Microsoft, Bombardier, Le Cirque du Soleil, Nike ou Pepsi?

Un client de renommée rapporte plus que seulement du fric. Il rapporte de la notoriété et de la crédibilité. Si ce gros fait affaire avec nous, les autres vont suivre.

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Définir sa stratégie de prix

J’ai beaucoup aimé mes cours de marketing. Surtout les sections où l’on parlait de prix. Car c’est bien beau avoir trois des quatre P (Place, Produit, Promotion), mais le grand frère de ceux-ci est le Prix. En effet, la partie Prix finira par être déterminante à savoir si c’est le kraft diner à vie ou si on peut rajouter une étage à sa maison qui en compte déjà 4.

L’argent sur la table

Décider du prix c’est de s’assurer qu’on ne laisse pas d’argent sur la table comme le disent les big shot. Charger 50$ de l’heure quand le client en paierait 100$, c’est malheureux. Très malheureux. Charger 15$ par mois pour son produit quand l’utilisateur paierait 10$ de plus est aussi malheureux.

En bout de ligne, ce pognon laissé sur la table c’est du profit net dans nos poches. Le 50$ de l’heure de plus que le client est prêt à payer c’est comme trouver un 50$ par terre pour chaque heure travaillée. C’est l’investissement dans notre croissance future. C’est le coussin pour les temps durs. Ça vaut la peine d’y penser.

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Skeɪləbəl

Scalable, prononcé [skeɪləbəl] en anglais. J’aime ce mot autant dans un contexte informatique que d’affaires. Il sonne mieux en anglais que sa traduction française évolutif ou extensible.

skeɪləbəl de kossé?

En informatique, tout le monde sait ce qu’est un système extensible. C’est un système qui pourra s’ajuster facilement à une charge grandissante, voire exponentielle. En affaires, c’est le même principe. On remplace seulement système par business et charge par profit. Donc la capacité pour une entreprise de générer ses profits de façon grandissante, voire exponentielle.

Le taux horaire

Le taux horaire est un bon exemple de modèle qui n’est pas extensible. En effet, pour faire plus de profit, il faut travailler plus d’heures car chaque heure travaillée nous rapporte un profit direct. C’est une relation 1 pour 1. Même en ajoutant des employés pour accroître le nombre d’heures travaillées, les coûts augmentent et empêchent la multiplication de la marge bénéficiaire. Autrement dit, chaque dollar de revenu supplémentaire coûte grosso-modo toujours la même chose.

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Emploi moche et sideline

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Comment ne pas sourire en voyant ce Dilbert! Je vois deux choses particulièrement marrantes. De un, ça me fait penser à plein de gens qui sont dans un job cul-de-sac qu’ils n’aiment pas. De deux, ça me fait à d’autres qui essaient de trouver le truc qui les rendra riches.

Dans le premier cas, on ne peut rien pour ces gens qui s’emmerdent à leur job. C’est une décision personnelle que d’endurer ça. Puis comme ces emplois sont souvent de belles cages dorées, même si la porte est ouverte, ils restent dedans. C’est pas si pire après tout : mon âme pourrie tranquillement, mais la paye est bonne et il ne me reste que 9125 jours avant la retraite. Et demain, il en restera 9124. Puis 9123 et ensuite 9122.

Dans le deuxième cas, l’attitude est bonne, mais il manque un peu de réalisme. En effet, avec des barrières à l’entrée si faibles, n’importe qui essaie n’importe quoi n’importe comment. Ça devient difficile de se démarquer. Et plus souvent qu’autrement, l’idée est déjà réalisée par d’autres entreprises ailleurs sur la planète.

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Web2.0washing

J’aime vraiment le cartoon de Dilbert de ce matin : Il caricature très bien ce qui se passe dans de nombreuses organisations question Web 2.0. Tout le monde veut être cool et être 2.0, mais peu savent comment et/ou sont prêtes aux changements de culture que ça implique.

C’est dans la même lignée que d’être « green ». Les organisations se paient de belles pubs qui vantent leur côté écolo, mais dans les faits, rien ne change. Ou si peu. De la belle bullshit en bon français. D’où le terme greenwashing.

On se vante d’être green ou d’être 2.0 parce que ça fait du beau marketing, mais quand ce n’est pas accompagné d’un changement de valeurs corporatives venant de la direction elle-même, c’est n’importe quoi.

Pour les intéressés wannabe 2.0, le collègue Thierry donne une excellente formation sur les médias sociaux. Un must avant de vous autoproclamer 2.0.

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